Les campings premiers gagnants de la reprise estivale de 2022

Les hébergements collectifs touristiques ont enregistré 322 millions de nuitées sur la période d’avril à septembre 2022, dite saison estivale pour l’Insee, soit 2,4 % de plus qu’au cours de la même période de 2019. Ce rétablissement provient avant tout de la progression de 7,5 % des nuitées des campings, premier hébergeur collectif de France, avec 135,7 millions de nuitées. Les hôtels et les autres hébergement collectifs restent légèrement en-deça de leur niveau d’avant-crise (-0,8 % et -1,6 %) mais l’ont déjà dépassé dans la majorité des régions, à l’exception de l’Ile-de-France.

Les hébergements collectifs touristiques ont enregistré 322 millions de nuitées sur la période d'avril à septembre 2022, dite saison estivale pour l'Insee, soit 2,4 % de plus qu'au cours de la même période de 2019. Ce rétablissement provient avant tout de la progression de 7,5 % des nuitées des campings, premier hébergeur collectif de France, avec 135,7 millions de nuitées. Les hôtels et les autres hébergement collectifs restent légèrement en-deça de leur niveau d'avant-crise (-0,8 % et -1,6 %) mais l'ont déjà dépassé dans la majorité des régions, à l'exception de l'Ile-de-France.

Les classés 4 et 5 étoiles superforment le marché du camping avec une progression de + 15 % par rapport à 2019. Ici, une vue du camping 4* Les Oyats à Seissonnes, dans les Landes, implanté dans une pinède de 17 hectares, à 1,1 km de la plage des Casernes.

Dans l’hôtellerie de plein air, le marché est reparti sur les chapeaux de roue. Mais il ne progresse que faiblement chez leurs confrères hôteliers, par insuffisance de clients non-résidents. Le marché reste également un peu atone dans les résidences de tourisme et les villages vacances. A leur 58,5 millions de nuitées, il aurait fallu près d’1 million de nuitées supplémentaires pour égaler leur niveau de 2019.

A l’été 2022, qui dure six mois pour l’Insee… (d’avril à septembre), il manquait encore, aux quelque 17 000 hôtels en France, près d’1 million de nuitées pour égaler leur plafond de 128,9 millions de nuitées cumulées d’avril à septembre 2019. Encore s’agit-il d’une photographie cadrée sur six mois.

En resserrant le cadre sur les mois strictement estivaux, juillet-août-septembre, la balance penche cette fois en faveur de 2022, avec un global de 70,613 millions de nuitées, contre 69,700 millions en 2019. Et cela en dépit d’un mois de septembre 2022 décevant, en recul de près d’1 million de nuitées par rapport au même mois d’avant-crise.

Le haut de gamme fait les affaires des hôtels et plus encore des campings 

Mais que que soit le périmètre retenu, le fait est indiscutable. Les campings ont repris, avec dynamisme, leur marche en avant. Avec un atout-maître, plébiscité par sa clientèle strictement de loisirs : un rapport qualité-prix-expérience sans équivalent. Car le prix ne fait pas tout. Si tel était le cas, l’hôtellerie économique pourrait rivaliser.

Or, les non classés ainsi que les classés 1 et 2 étoiles ont perdu du terrain cet été. Leurs équipements et leurs services n’étaient pas en mesure de conquérir cette clientèle familiale estivante. Et par ailleurs, ils n’ont pas retrouvé l’intégralité de leur volume d’affaires auprès des professionnels, leur clientèle naturelle.

Mais au sein des hôtels tout comme au sein des campings, le haut de gamme a eu le vent en poupe cet été.  En 2021 déjà, la fréquentation des hôtels 4 et 5 étoiles avait dépassé le niveau de 2019. En 2022, la progression de leurs nuitées s’élève à 5,5 %. Les séjours des touristes résidents les ont particulièrement alimentées.

La progression a été encore plus forte pour les campings classés 4 et 5 étoiles. Ce qui était déjà le cas avant la pandémie. Les 4 et 5 étoiles ne représentent que 4 emplacements sur 10. Mais ils pesaient près de 6 nuitées sur 10 passées au camping. Durant l’été 2022, leur nombre de nuitées a ainsi gonflé de 15 %. C’est deux fois plus que l’ensemble du marché des campings.

Des évolutions  très contrastées selons les espaces touristiques et les hébergements

  • DOM : département d’outre-mer ; nd : non disponible.
  • 1. Autres hébergements collectifs de tourisme.
  • 2. Hors DOM, Île-de-France et hors zones littorales ou massifs montagneux (une zone urbaine sur le littoral est classée en littoral et non dans l’espace urbain).
  • Note : les campings et les AHCT des DOM ne sont pas couverts par l’enquête.
  • Lecture : durant l’été 2022, par rapport à la même saison en 2019, les nuitées ont augmenté de 5,0 % sur le littoral, soit 6,1 millions de nuitées supplémentaires.
  • Champ : France. Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux et départementaux du tourisme.

Les Européens de retour, mais pas les Américains ni les Asiatiques

  • ns : non significatif (moins de 500 nuitées par mois) ; nd : données non disponibles pour les campings sur la saison 2019.
  • Lecture : durant l’été 2022, les touristes en provenance d’Allemagne ont effectué 15,3 millions de nuitées dans les hôtels et campings de France métropolitaine, soit 1,5 million de plus qu’en 2019 sur la même période.
  • Champ : France métropolitaine. Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux et départementaux du tourisme.

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