Fairbooking va relancer sa plateforme de réservation directe avec des soutiens institutionnels

Lancée en 2013 par le Club Hôtelier de Nantes, avec l’objectif d’impulser les réservations directes face aux OTA’S, cette plateforme n’a pas réussi à percer sur le marché. L’association qui gère Fairbooking tente une nouvelle relance en s’appuyant sur les ressources des CCI. Une campagne sur les réseaux sociaux vient d’être lancée. En attendant une indispensable refonte intégrale de son site internet.

Lancée en 2013 par le Club Hôtelier de Nantes, avec l'objectif d'impulser les réservations directes face aux OTA'S, cette plateforme n'a pas réussi à percer sur le marché. L'association qui gère Fairbooking tente une nouvelle relance en s'appuyant sur les ressources des CCI. Une campagne sur les réseaux sociaux vient d'être lancée. En attendant une indispensable refonte intégrale de son site internet.

Une campagne digitale lancée vers le grand public fin juin. Ici, l'un des quatre visuels, en principe visible sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram. Campagne bien discrète faute de budget suffisant.

La plateforme ne faisait plus guère parler d’elle depuis quelques années déjà. Impossible d’ailleurs pour les médias d’obtenir des chiffres sur son audience réelle.  Au point de se demander si Fairbooking avait encore un avenir, sept ans à peine après sa création par un groupe d’hôteliers nantais conduit par Gilles Cibert, propriétaire à l’époque de l’hôtel La Pérouse.

HR-infos avait suivi avec intérêt ce projet qui ambitionnait de servir de levier aux hébergements touristiques pour booster leurs réservations directes. On était alors en pleine déferlante d’OTA’s. Leurs conditions et leur niveau de commissions commençaient déjà à susciter la grogne chez les hôteliers.

Un projet ambitieux certes, mais sans moyens financiers pour acquérir du trafic. Et surtout très volontariste. Fairbooking supposait que les hôteliers évangélisent leurs clients aux vertus de la réservation directe. En leur accordant des avantages que les OTA’s ne pouvaient leur consentir. Petit-déjeuner gratuit, surclassement, et même, depuis la loi Macron, réductions tarifaires. Or ce volontarisme n’a pas vraiment fonctionné. Les 130 000 « fairbookers » revendiqués par la plateforme sont restés pour la plupart occasionnels ou dormants…

L’espoir de  pouvoir s’appuyer sur le réseau national des CCI

Et voilà que Fairbooking annonce en juillet l’arrivée de deux partenaires de poids.  « Les soutiens de la CCI Nantes St-Nazaire et du Département de Loire-Atlantique arrivent à un moment crucial de Fairbooking, déclare Hervé Lasbouygues, membre fondateur et vice-Président Fairbooking. Nous avions la volonté de donner un nouvel élan à l’association, cela est désormais possible grâce aux moyens qui nous sont donnés et au réseau d’influence mis à disposition. Nous souhaitons clairement passer à une nouvelle étape de notre histoire. »

La CCI et le département, via son via son agence de développement Loire-Atlantique Développement, ont rejoint la gouvernance de l’association.  Ils intègrent son nouveau collège « Institutionnels », aux côtés des collèges « Structures Professionnelles » et « Professionnels du Tourisme ». A moyen terme, d’autres acteurs, institutionnels et économiques pourraient venir renforcer la structure. On ne sait pas en revanche, pour l’instant, quelles ressources humaines et financières les deux institutions alloueront à Fairbooking.

La nouvelle gouvernance a prévu en tout cas une campagne d’adhésion gratuite pour les hébergeurs qui rejoindront Fairbooking d’ici fin 2020. L’objectif est de proposer une offre plus étoffée aux fairbookers. L’offre stagne autour de 4 000 établissements depuis plusieurs années, dont à peine 3 000 hôtels, 240 résidences et 70 campings. Ce qui est notoirement insuffisant. La France compte, en effet, environ 30 000 hébergements touristiques collectifs, dont près de 18 000 hôtels.

Etoffer l’offre, reconstruire le site de réservation et se faire connaître enfin du grand public

Suivra ensuite, en 2021, une refonte complète de Fairbooking.com. Une visite rapide sur le site actuel en montre effectivement la nécessité. Le contenu éditorial est limité. Le parcours client complexe. Fairbooking n’assure les réservations que pour un part seulement de l’offre. Et il renvoie au téléphone ou au site internet de l’autre part. En revanche, chaque adresse mentionne explicitement « l’avantage Fairbooking » qu’elle accorde aux clients. Reviennent le plus souvent : petit-déjeuner offert, surclassement, remise de 5 %, 7 %, 8 %, 10 %…. Et «Tarif en direct le plus bas garanti.»

L’association va lancer à la rentrée un appel d’offres à prestataires pour la conception du nouveau site. L’objectif est de proposer aux usagers, voyageurs d’affaires et voyageurs de loisirs, une plateforme simple à utiliser et une réservation en direct aux meilleures conditions pour les professionnels. Via une commission autour de 5% sur les réservations générées par la plateforme, de manière à couvrir ses frais de fonctionnement.

Le 24 juin, Fairbooking a également lancé une campagne sur les réseaux sociaux à destination du grand public. L’objectif est de pousser à réserver son hébergement estival directement auprès des hébergeurs afin de bénéficier d’avantages. Quatre visuels différents déclinent ces avantages.

Un autre visuel de la campagne sur les réseaux sociaux

Yann Trichard, Président CCI Nantes St-Nazaire et Fairbooking

« En intégrant Fairbooking, la CCI Nantes St-Nazaire entend créer une nouvelle dynamique qui part de nos territoires pour les professionnels de l’hébergement. Cette impulsion a bien une vocation au niveau national. Elle pourra passer par la mobilisation de l’ensemble des acteurs du tourisme et du réseau des CCI. Fairbooking, c’est une idée géniale, porteuse de valeurs, pour laquelle nous voulons donner une nouvelle ampleur, au service des professionnels qui souhaitent reprendre en main leurs réservations ».

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