Les Suisses trustent toujours la tête du classement mondial des écoles hôtelières

L’Ecole hôtelière de Lausanne sur la plus haute marche du podium pour la troisième année consécutive. Glions, Les Roches, SMSH, Hotel Institut Montreux… Sept autres écoles suisses figurent dans le Top 10 du classement annuel établi par Quacquarelli Symonds (QS) World University. L’image et l’attractivité des écoles helvètes auprès des élèves, des enseignants et des employeurs ne se démentent pas.

L'Ecole hôtelière de Lausanne sur la plus haute marche du podium pour la troisième année consécutive. Glions, Les Roches, SMSH, Hotel Institut Montreux... Sept autres écoles suisses figurent dans le Top 10 du classement annuel établi par Quacquarelli Symonds (QS) World University. L'image et l'attractivité des écoles helvètes auprès des élèves, des enseignants et des employeurs ne se démentent pas.

Inamovible à la 1ère place du classement QS. Tout campus confondu, l'école compte plus de 3 700 élèves, dont 58 % de femmes, issus de 123 nationalités. Lausanne est-elle uniquement une école hôtelière ? Aujourd'hui moins qu'hier. 54 % de ses anciens élèves travaillent dans une profession de l'accueil. Les autres se répartissent dans le secteur du Luxe, de la Finance, de l'Alimentation... Près d'1 ancien élève sur 2 de Lausanne occupe un poste de dirigeant ou de cadre supérieur. Le coût total des 4 années de formation pour décrocher un Bachelor s'élève à environ 148 000 euros pour un étudiant international.

Une clientèle fortunée et des familles plutôt aisées s’y pressent du monde entier pour ses banques et pour son enseignement supérieur… La Suisse réussit avec son système d’enseignement supérieur ce qu’elle a déjà acquis depuis des décennies avec son système financier. Et l’un et l’autre sont sans commune mesure avec les besoins de son seul marché intérieur.

Ce pays de 8,6 millions d’habitants occupe une place mondiale de premier plan (le 3ème, derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne) dans l’enseignement supérieur privé, tout secteur académique confondu. Il a même acquis depuis quelques années le leadership dans l’enseignement du management hôtelier, devant les Etats-Unis.

C’est ainsi que la Suisse, classée au 31 ème rang mondial pour le nombre de visiteurs internationaux et au 24 ème rang pour les recettes qu’ils génèrent, réussit à placer huit écoles parmi les dix premières du classement 2021 du QS World University Ranking, publié le 3 mars. Ce sont trois écoles de plus que dans le palmarès 2020. Cinq de plus que dans le 2019. Le QS (Quacquarelli Symonds) est l’un des trois classements universitaires les plus réputés au monde, avec ceux de Shanghaï et du Times Higher Education.

Les grandes destinations touristiques européennes sous représentées

En tête du classement, indétrônable, l’Ecole hôtelière de Lausanne, avec une note de 99,4 sur 100. Suivie à la troisième place de Glions (83,8) et des Roches (83,6). La Suisse est de très loin, le pays le plus représenté dans le Top 10 mondial. Elle réussit encore à placer 15 écoles dans le Top 50, juste derrière les Etats-Unis (16 écoles).

Les grandes destinations touristiques européennes font figure de parents pauvres. A commencer par la France (1ère destination mondiale, 3 ème pour les recettes), qui ne place que deux écoles dans le Top 50 QS : l’Institut Vatel (au 19 ème rang) et l’Essec Business School (51 ème). Aucun des autres fleurons français, comme l’institut Paul Bocuse ou l’Ecole Savignac, ne figure dans le QS, faute d’une notoriété internationale encore suffisante sur le marché.

Même constat pour l’Espagne, autre géant du tourisme (à la 2ème place mondial pour les visiteurs et les recettes). La péninsule ibérique ne compte que trois écoles, placées à la 24 ème place (EUHT St Pol), 49 ème (Universitat Ramon Llull) et 51 ème (University of Alicante).Et que dire de l’Italie (65 millions de visiteurs), avec seulement deux écoles classées : Free University of Bozen-Bolzano et Ca Foscari University of Venice.

Quatre critères-clefs cumulés pour le classement

Il faut raison garder avec ce classement QS. Ses critères sont essentiellement quantitatifs. QS n’évalue pas directement la qualité des formations ni le niveau des élèves diplômés. Un diplômé de Lausanne n’est pas nécessairement mieux formé et plus performant qu’un diplômé de Bocuse. Mais aux yeux des employeurs, des grandes entreprises en premier lieu, Lausanne leur apparait d’avantage en mesure de leur fournir les candidats qu’ils recherchent, pour des postes de cadres majoritairement.

QS bâtit son évaluation sur quatre facteurs-clefs, pondérés selon les 51 secteurs d’enseignement étudiés. Les enseignants universitaires jugent la réputation académique des cursus des écoles. Les entreprises employeurs sélectionnent celles qui jugent « excellentes » pour leur recrutement de collaborateurs diplômés.  QS évalue également la productivité des chercheurs et la fréquence de citation de leurs travaux.

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