Elior France devient entreprise à mission en se fixant quatre objectifs d’intérêt général

Ce leader de la restauration collective en France, servant plus d’1 million de convives par jour, vient d’inscrire officiellement dans ses statuts sa raison d’être et quatre missions d’intérêt général, traduisant sa volonté de contribuer à une alimentation durable, à une économie responsable et au développement humain. Selon le site internet officiel de la Communauté des entreprises à mission, ce statut compterait aujourd’hui 37 sociétés de restauration collective ou commerciale et 19 établissements ou groupes d’hébergement touristique.

Ce leader de la restauration collective en France, servant plus d'1 million de convives par jour, vient d'inscrire officiellement dans ses statuts sa raison d'être et quatre missions d'intérêt général, traduisant sa volonté de contribuer à une alimentation durable, à une économie responsable et au développement humain. Selon le site internet officiel de la Communauté des entreprises à mission, ce statut compterait aujourd'hui 37 sociétés de restauration collective ou commerciale et 19 établissements ou groupes d'hébergement touristique.

Dans ses quatre objectifs d'intérêt général, l'un porte sur les ressources humaines : « Cultiver les talents et les différences : accompagner chaque collaborateur et valoriser la diversité comme force collective. » Photo : Elior France

En adoptant le statut d’entreprise à mission créé en 2019 par la loi PACTE,  Elior France déclare franchir une étape formelle dans l’affirmation de ses engagements.

La « raison d’être » de sa mission s’articule autour de quatre objectifs d’intérêt général inscrits au cœur de sa stratégie et de sa gouvernance.

Cette démarche vise une ambition plus large, déclare le groupe : anticiper et accompagner les transitions écologiques, économiques et sociales qui reconfigurent durablement le secteur de la restauration collective, tout en maintenant une attention constante au lien social et au bien-être des convives.

Les quatre objectifs d’intérêt général de la « mission » d’Elior France 

« Nourrir et servir durablement : concilier qualité, plaisir et responsabilité environnementale dans chaque assiette ;

Préserver les ressources : réduire l’empreinte environnementale à chaque étape de la chaîne de valeur ;

Soutenir une économie responsable : favoriser les filières françaises et les partenariats vertueux ;

Cultiver les talents et les différences : accompagner chaque collaborateur et valoriser la diversité comme force collective. »

Ces engagements sont accompagnés d’objectifs mesurables, d’indicateurs de suivi et d’un reporting transparent auprès de toutes les parties prenantes – clients, fournisseurs, collaborateurs et partenaires – conformément aux exigences du statut.

Un organisme tiers indépendant réalisera en 2028 un premier audit de la mise en oeuvre de ses engagements.

 Mickaël Girard, directeur général d’Elior France

« Devenir entreprise à mission, c’est inscrire dans nos statuts ce qui guide déjà notre action au quotidien et affirmer qu’il est possible et même souhaitable de concilier performance économique et intérêt général.

Nous exerçons un métier utile et nous voulons continuer à le développer de manière responsable. C’est grâce à l’engagement de chacune et chacun, au quotidien, partout dans l’entreprise, que nous donnons ses lettres de noblesse à la restauration collective, au service de toutes et tous. »

Les entreprises à mission, combien de divisions ?

Encore peu.  Mais la dynamique est en route avec 500 nouvelles sociétés à mission par an en moyenne depuis 4 ans (un peu moins en 2025, autour de 360), selon le dernier rapport de l‘Observatoire des sociétés à mission.

Six ans après la création du statut, l’Observatoire dénombrait, tout secteur confondu, 2 596 entreprises ayant adopté la qualité de société à mission. Parmi elles, 2 411 étaient actives fin 2025, employant alors 1,1 million de salariés, dont plus de 900 000 en France. Parmi elles, quelques majors dont le promoteur du statut,Danone, mais aussi Doctolib, Enedis, Harmonie mutuelle, MAIF ou La Poste.

L’Hébergement Restauration, avec 52 sociétés à mission recensées fin 2025, dont 10 nouvelles l’an dernier (sur les 246 000 que compte ce secteur d’activité), ne représentait que 2,2 % de l’ensemble des sociétés à mission.

L’entrée d’Elior France dans ce cénacle vertueux d’entreprises qui concilient performances économiques et contribution à l’intérêt général, pourrait marquer un nouveau tournant. Dans le secteur de l’HR du moins. C’est la deuxième entreprise de cette taille à dépasser (avec API Restauration) le milliard d’euros de chiffre d’affaires réalisé en France.

Dans le secteur de la restauration collective concédée, la première SRC à mission est l’ETI angevine Restoria (lire notre article), admise en décembre 2021. Parmis les 37 sociétés de restauration à mission, on trouve une poignée d’autres SRC, dont API Restauration, Foodless et… Ansamble, filiale d’Elior depuis son rachat en 2012, devenue société à mission en 2022.

Côté restauration commerciale, on dénombre une poignée d’entreprises locales de restauration rapide mais aucun réseau. Et quelques maisons de restauration traditionnelle. Dont le célèbre restaurant gastronomique Paul Bocuse (2 étoiles Michelin).

Dans le secteur de L’hébergement touristique, les 19 récipiendaires actuels se répartissent entre gîtes, campings et de rares hôtels. Comme le Babel Hotel Belleville (notre article), le premier reconnu en décembre 2021. Et le groupe OKKO Hotel (15 adresses aujourd’hui), première marque hôtelière à mission depuis juillet 2023 (notre article consacré à son premier rapport d’entreprise à mission).

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