Quatre candidats pour Courtepaille, dont Buffalo Grill qui préserverait 85 % des 3 600 emplois

Le propriétaire de la chaîne, le fonds ICG, avait obtenu le 29 juillet son placement en redressement judiciaire. Ceci pour accélérer sa revente. Quatre candidats briguent Courtepaille. Naxicap (actionnaire de La Boucherie et Sushi Shop), Walter Butler (ex actionnaire de Flo, au capital de Partouche), groupe Bertrand (Hippo et Burger King) et Buffalo Grill (TDR Capital). Décision attendue vers la mi septembre.

Le propriétaire de la chaîne, le fonds ICG, avait obtenu le 29 juillet son placement en redressement judiciaire. Ceci pour accélérer sa revente. Quatre candidats briguent Courtepaille. Naxicap (actionnaire de La Boucherie et Sushi Shop), Walter Butler (ex actionnaire de Flo, au capital de Partouche), groupe Bertrand (Hippo et Burger King) et Buffalo Grill (TDR Capital). Décision attendue vers la mi septembre.

La crise du Covid-19 a fait chuter de 40 % le chiffre d'affaires de l'enseigne. Précédemment, elle avait également pâti du mouvement des gilets jaunes et de la réforme des retraites. Coup de grâce, le refus de lui accorder un prêt garanti par l'Etat (PGE). En photo, le restaurant Courtepaille de Narbonne Est. L'un des 160 établissements rouverts sur les 278 du réseau.

Buffalo Grill (360 restaurants pour 600 millions de chiffre d’affaires) a choisi de dévoiler ses cartes très tôt dans un entretien au quotidien Le Parisien . Jocelyn Olive, son directeur général, promet de préserver 85 % des emplois. Ce qui représenterait un peu plus de 3 100 salariés sur un total de 3 600, en comptant les franchisés. En parallèle, la chaîne proposerait un reclassement dans son propre réseau (170 postes à pourvoir) aux salariés non repris.

La chaîne prévoit de reprendre 92 contrats de franchise et 145 restaurants sur 191 opérés en succursale. Pour moderniser l’enseigne, elle veut investir  plus de 80 millions d’euros sur une période de cinq ans. Auxquels elle ajouterait 20 millions en dépenses marketing et médias.

Les autres candidats n’ont pas pour l’instant dévoilé leurs propositions.

Décision attendue  à partir du 14 septembre

Le tribunal de Commerce d’Evry-Courcouronnes (Essonne) examinera en principe leurs propositions le 14 septembre. Il pourra prendra sa décision le jour même ou dans les sept jours qui suivront.

Selon Thierry Boukarabila, délégué central FO, cité par Libération, la chaîne aurait pâti d’un «manque d’investissement de l’actionnaire depuis plusieurs années». Même constat pour Laurent Plantier (cité également par Libé), créateur et dirigeant du fonds spécialisé FrenchFood capital. «Courtepaille n’a pas évolué et ne s’est pas remis en question, ce qui a entraîné un effritement de la clientèle. Son principal concurrent, Buffalo Grill, a remonté la pente avec succès et compte aujourd’hui 500 restaurants.»

De son côté, le directeur général de Courtepaille, Erwan Jalinier, affirme le contraire à Libération. «Nous avions un plan de rénovation de 40 restaurants par an à partir de 2020. Et, au mois de février, juste avant le confinement le chiffre d’affaires était en hausse de 7 %» déclare-t-il.

Les résultats de Serare, la société d’exploitation de Courtepaille, révèlent pourtant une érosion continue de l’activité depuis cinq ans.  De 227 millions d’euros en 2014 (pour 9 millions de résultat net positif), il est descendu à 190 millions en 2018, pour un résultat net négatif de 6 millions d’euros.

Courtepaille, qui compte près de 300 restaurants dont 189 succursales,  fêtera ses 60 ans en 2021. La société britannique d’investissement ICG contrôle son capital depuis 2015.

Extrait du communiqué de la direction de Courtepaille

La direction indique qu’elle a recherché «des solutions de financement et de nouveaux partenaires avec l’assistance de la banque d’affaires Lazard» dès le mois de mai «pour éviter toute impasse». «Comme tous les acteurs de la restauration, le groupe a subi pendant la crise sanitaire l’arrête net de son activité et la perte du chiffre d’affaires correspondant (40% de chiffre d’affaires perdu sur l’année)», explique la chaîne qui doit fêter ses 60 ans en 2021.

À cela s’ajoute le refus du prêt garanti par l’État que l’entreprise avait sollicité. « Privé de cette aide indispensable, le groupe ne peut assumer seul le financement de la reprise de son activité sur le long terme et le remboursement de ses créances », ajoute l’entreprise.

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