Marc Veyrat renonce à faire appel contre le Michelin mais poursuit ses critiques

Dans un communiqué publié le 19 février sur son compte Facebook, Marc Veyrat a annoncé qu’il renonçait à faire appel de la décision du tribunal de Nanterre de le débouter de ses plaintes contre le guide Michelin qui lui avait retiré sa troisième étoile. Fin décembre 2019, le chef affirmait l’inverse, déclarant qu’il était « un guerrier » et qu’il « ne renoncerait pas ».

Dans un communiqué publié le 19 février sur son compte Facebook, Marc Veyrat a annoncé qu'il renonçait à faire appel de la décision du tribunal de Nanterre de le débouter de ses plaintes contre le guide Michelin qui lui avait retiré sa troisième étoile. Fin décembre 2019, le chef affirmait l'inverse, déclarant qu'il était "un guerrier" et qu'il "ne renoncerait pas".

Marc Veyrat est le premier chef à attaquer le Guide Michelin à la suite de la perte de sa troisième étoile. Et il fut aussi le premier à la perdre 1 an seulement après l'avoir obtenue. Ici le chef savoyard lors de son passage sur le plateau de l'émission les Grandes Gueules en juillet 2019.

S’il a demandé à son conseil d’abandonner la procédure d’appel, c’est qu’elle « se révèle obsolète », justifie-t-il, depuis le retrait de la troisième étoile à l’Auberge de Collonges créée par Paul Bocuse. Un « élément majeur » selon lui, qui confirme ses griefs « quant à l’intégrité et à l’objectivité du guide Michelin ». Le chef savoyard confirme donc ses remises en cause du guide culinaire déjà exprimées à plusieurs reprises en 2019 dans les médias depuis la perte de sa troisième étoile.

« Les faits sont désormais évidents, poursuit Marc Veyrat dans son communiqué, le guide Michelin n’appuie pas sa cotation et ses décisions sur des critères purement professionnels liés à la qualité de la table et au contenu des assiettes, mais sur ses besoins accrus de notoriété », dénonçant ainsi une « stratégie de communication qui consiste à s’en prendre aux grandes maisons et aux cuisiniers les plus célèbres, comme ce fut déjà le cas avec Marc Haeberlin, à Illhauesern, ou Alain Dutournier, à Paris ». Et de conclure que « cette réalité se suffit à elle seule pour conclure que le guide Michelin se livre à un ménage, médiatique et politique, visant à rafraichir une image en déclin. C’est son droit. »

Reste à savoir maintenant si le guide Michelin donnera une suite à ces nouvelles déclarations très incisives de Marc Veyrat.

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