Louvre Hotels Group conclue le premier accord d’activité partielle de longue durée dans les HCR

En signant avec ses cinq syndicats internes un accord APLD pour ses 195 établissements filiales et leurs 3 000 collaborateurs, le groupe hôtelier va sécuriser leurs emplois jusqu’à la réouverture complète des sites, développer les compétences et la polyvalence des équipes et maintenir les rémunérations. Ainsi, sur les métiers de la restauration, 70 % des employés suivront d’ici fin 2021 une formation au sein de Chaud Devant !, l’Université culinaire du groupe basée sur le MIN de Rungis.

En signant avec ses cinq syndicats internes un accord APLD pour ses 195 établissements filiales et leurs 3 000 collaborateurs, le groupe hôtelier va sécuriser leurs emplois jusqu'à la réouverture complète des sites, développer les compétences et la polyvalence des équipes et maintenir les rémunérations. Ainsi, sur les métiers de la restauration, 70 % des employés suivront d'ici fin 2021 une formation au sein de Chaud Devant !, l'Université culinaire du groupe basée sur le MIN de Rungis.

Elisabeth Borne, en compagnie de Christophe Macedo, directeur de la restauration de Louvre Hotels Group. La ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion s'est rendue le 11 mars sur le site de Chaud Devant, la nouvelle Université culinaire de l'entreprise, qui forme ses équipes de restauration.

L’Etat ne s’y est sans doute pas trompé. En faisant, le 11 mars, le déplacement à Rungis sur le site de « Chaud Devant ! », Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, a voulu signifier toute l’importance et l’exemplarité que revêt cet accord d’Activité Partielle de Longue Durée (APLD) conclu entre Louvre Hotels Group et ses représentants de salariés.

C’est d’abord, en effet, le premier signé (fin décembre 2020) au sein d’une entreprise de la branche Hébergement Restauration. Le secteur le plus fragilisé par la crise. Il compte encore plus de 700 000 salariés placés en chômage partiel. Un accord signé, de surcroît, par les cinq syndicats de salariés représentés dans le groupe. De quoi montrer la voie aux partenaires sociaux de la branche HCR, qui n’ont toujours pas trouvé un compromis, faute d’un consensus chez les syndicats.

Mais cet accord chez Louvre Hotels est aussi un accord de grande amplitude. Et chacun de ses volets a été mûrement négocié avec les organisations syndicales. « Grâce à un dialogue social permanent depuis le début de la crise », assure la direction.

Gel des licenciements, maintien du salaire net, formations métiers de bouche et hospitalité

En premier lieu, cet accord, c’est la raison d’être de tout APLD, garantit le gel des licenciements économiques pendant sa durée d’application. Il faut d’ailleurs parler de deux accords. L’un concerne le réseau des filiales, qui sera applicable jusqu’à fin septembre, et au-delà et en cas de renouvellement. L’autre s’applique au siège et court jusqu’à fin juin.

Par ailleurs, le dispositif garantit le maintien du pouvoir d’achat. Les employés en activité partielle ne subiront pas de perte de salaire net (maintenu à 100 % !). En contrepartie, ils cèderont une partie de leurs jours de congés payés.

Enfin, last but not least, cet APLD made in Louvre Hotels prévoit un gros volume de formations. Celles-ci doivent permettre un perfectionnement et un développement les compétences, dans l’optique de la reprise de l’activité.

L’objectif sous-jacent du groupe à cet enrichissement des savoir faire est bien de développer la polyvalence. De manière à faciliter ensuite les rotations au sein des équipes en activité partielle. Et plus largement, à générer plus de souplesse et de flexibilité en fonction des volumes d’activité.

Les formations ont débuté en janvier 2021. 300 salariés auront bénéficié d’une formation d’ici la fin du premier trimestre 2021. Et au total 800 d’ici la fin de l’année.

Parmi les personnalités présentes lors de la venue de la ministre du Travail le 11 mars


Elisabeth Borne et Matthieu Saunier, chef formateur Louvre Hotels Group et chef du Golden Tulip Aix-en-Provence

 


De gauche à droite : Sophie Thibaud préfète du Val-de-Marne, Stéphanie Daumin maire de Chevilly-la-Rue, Elisabeth Borne ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité, Bruno Marcillaud maire de Rungis, Dominique Batani directeur général adjoint du Marché de Rungis et Pierre Frédéric Roulot CEO de Louvre Hotels Group.

Ce qu’il faut savoir sur le dispositif « Activité partielle longue durée (APLD) »

 

Questions-réponses sur le site du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité

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