Les Villages Clubs du Soleil s’appuient sur l’Iso 50001 pour réduire leur facture énergétique

Trois nouveaux sites de l’opérateur de villages vacances décrochent la certification ISO 50001 de management de l’énergie. Cette démarche formalisée les conduit à effectuer le comptage de tous leurs usages énergétiques en électricité, gaz, fuel et carburant, de façon à cibler des actions correctrices sur les postes les plus énergivores. Les Villages Club du Soleil visent une réduction de 15 % de leurs consommations d’ici 2023. En ayant déjà allégé de 7 % leurs factures en année 1.

Trois nouveaux sites de l'opérateur de villages vacances décrochent la certification ISO 50001 de management de l'énergie. Cette démarche formalisée les conduit à effectuer le comptage de tous leurs usages en électricité, gaz, fuel et carburant, de façon à cibler des actions correctrices sur les postes les plus énergivores. Les Villages Clubs du Soleil visent une réduction de 15 % de leurs consommations d'ici 2023. En ayant déjà allégé de 7 % leurs factures en année 1.

Le village d'Orcières Merlette 1850, dans les massif des Ecrins (Hautes Alpes). est l'un des trois plus récents Villages du Soleil à avoir obtenu la labellisation Iso 50 001. Photo : DR.

C’est un action d’ampleur engagée dès 2018 par l’opérateur. Mais qui s’appuie sur une méthode managériale qu’il appliquait déjà au début des années 2000. Son réseau compte désormais six sites certifiés à la norme Iso 50001 : le siège social à Marseille et cinq villages vacances. Les trois plus récents à l’avoir décrochée sont, outre le siège, le club d’Orcières Merlette 1850 dans les Hautes Alpes et de Ronce-les-Bains en Charente-Maritime. Ils rejoignent les trois titularisés en 2019 : les villages clubs de La Baule (Loire-Atlantique), d’Arc 1800 et de Valmorel en Savoie. L’entreprise se fixe pour objectif de certifier trois sites par an. Pour atteindre un total de 14 ou 15 sites d’ici 2023.

En France, à notre connaissance, Les Villages Clubs du Soleil demeurent les seuls villages vacances certifiés à la norme iso 5001. Dans le secteur hôtelier, celle-ci ne compte qu’un établissement dans l’hexagone, l’hôtel Saint-James Paris.  A l’international, en revanche, le groupe Hilton numéro 4 mondial des chaînes hôtelières, s’investit fortement dans cette démarche depuis 2008.

Une compétence management de la Qualité intégrée en interne

Pour conduire une telle action, mieux vaut disposer en interne d’une compétence spécialisée. Mission confiée à Wilfried Fournier, directeur Qualité du groupe. Et d’une expérience acquise. En matière d’assurance qualité normée, l’opérateur en dispose assurément. 

En 2000, il devenait ainsi la première entreprise européenne de villages de vacances à obtenir la certification Iso 9001. Même approche rigoureuse en matière de responsabilité sociétale. En janvier 2020, elle décrochait pour la quatrième fois depuis 2017, le niveau de maturité 4, dit « Exemplarité », de l’évaluation AFAQ Iso 26 000. Ce qui atteste de la profondeur de son engagement dans sa démarche de responsabilité sociétale. C’est au nom de sa politique RSE, par exemple, qu’elle avait, en mai dernier, hébergé et nourri 120 sans-abri dans son village club de Marseille.

C’est en 2018 que la direction donne le feu vert à la visée 50001. On sait les entreprises employant plus de 250 salariés soumises à un audit énergétique tous les quatre ans. Pourquoi ne pas saisir l’occasion pour s’engager dans une démarche volontariste de réduction des énergies !  Avec un objectif initial de 10 % d’économie à atteindre, à périmètre équivalent et d’ici 2023. Les 10 % étant calculés sur la base du ratio kWh/journée vacances. Objectif qui pourrait finalement être rehaussé à 15 %. Au vue des premiers résultats encourageants.

Ainsi, en année 1 (2019), le réseau aurait déjà réalisé une économie d’environ 157 000 euros par rapport à 2018, sur une facture globale de 2 millions d’euros. Dans le réseau, les énergies constituent le troisième poste de coûts, derrière le personnel et les achats alimentaires et non alimentaires.

La ventilation des consommations varie d’un site à l’autre, d’où un ciblage nécessaire des actions

Cet audit inventaire a constitué une première étape indispensable. Savoir qui dépense quoi, comment et combien. Site par site, l’opérateur a pu identifier avec précision les usages et les consommations, en posant des compteurs chaque fois que nécessaire. Avec le constat de grandes variations d’un site à l’autre des usages dominants. Dans les stations de montagne, par exemple, le chauffage pèse 60 % de la facture énergétique. Alors qu’au siège, les carburants des véhicules en absorbent 65 %, loin devant l’informatique. En revanche, dans les villages situés sur le littoral ou à la campagne, l’Eau Chaude Sanitaire constitue le premier poste, devant les équipements de restauration.

Les actions correctives ont reposé aussi bien le respect de nouvelles consignes de réglages (brider la climatisation par exemple, réajuster les valeurs des thermostats). Que sur des renouvellements d’équipements choisis pour leur rendement et leur sobriété énergétique. Chaudière, radiateur, GTC, armoires frigorifiques…  Dernier volet, et non des moindres, un plan de formation des salariés.

De ce premier bilan d’étape, il découle que trois postes principalement ont généré les économiques les plus importantes. Par ordre décroissant, le chauffage, l’Eau Chaude Sanitaire et les équipements de Restauration.

Le logo et le site internet du réseau

 

Fondée en 1960 sous statut associatif, l’entreprise marseillaise opère aujourd’hui 17 villages vacances en France totalisant 9 500 lits. Dont 12 sites à la montage et 5 sur le littoral.

Son modèle de gouvernance reste innovant dans le secteur du tourisme français. Avec une société anonyme détenue à 99 % par un groupe associatif, Villages Clubs du Soleil , englobant Renouveau Vacances (absorbé en 2014).

Les Villages Clubs du Soleil ont accueilli 120 000 vacanciers en 2019 et réalisé plus de 820 000 nuitées. Son chiffre d’affaires atteignait 70,4 millions d’euros.

Au plus fort de la saison, le réseau emploie 1070. Ce qui correspond à un effectif mensuel moyen de 680 collaborateurs, maîtrisant 30 métiers différents.

Pour en savoir + sur la norme Iso 50 001

A consulter également, la présentation claire et complète de la norme sur le site de l’Afnor

La norme ISO 50001 propose des modalités pratiques visant à réduire la consommation d’énergie par la mise en œuvre d’un système de management de l’énergie. Elle formalise donc un management de cette démarche mais ne garantit pas elle-même des résultats de réduction.

ISO 50001 définit un cadre d’exigences pour que les organismes puissent :

  • Élaborer une politique pour une utilisation plus efficace de l’énergie
  • Fixer des cibles et des objectifs pour mettre en œuvre cette politique
  • S’appuyer sur des données pour mieux comprendre les problèmes liés à la consommation d’énergie et prendre des décisions pour y remédier
  • Mesurer les résultats
  • Examiner l’efficacité de la politique, et
  • Améliorer en continu le management de l’énergie.

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