Les hôtels n’ont pas encore retrouvé leur niveau d’avant-crise, les résidences de tourisme si !

Au quatrième trimestre 2021, la fréquentation des hébergements touristiques collectifs, avec près de 58 millions de nuitées, a fait un bond en avant de 156 % par rapport à 2020 selon l’Insee. Mais elle est restée inférieure de 8,6 % à leur niveau d’avant-crise. Cette moyenne masque la performance positive des résidences de tourisme et des villages vacances, en hausse de + 2,9 % par rapport à 2019. Alors que les hôtels demeurent en recul de 12,4 %, en raison de leur plus forte dépendance aux clientèles non résidentes, quasi absentes de France entre octobre et décembre 2021.

Au quatrième trimestre 2021, la fréquentation des hébergements touristiques collectifs, avec près de 58 millions de nuitées, a fait un bond en avant de 156 % par rapport à 2020 selon l'Insee. Mais elle est restée inférieure de 8,6 % à son niveau d’avant-crise. Cette moyenne masque la performance positive des résidences de tourisme et des villages vacances, en hausse de + 2,9 % par rapport à 2019. Alors que les hôtels demeurent en recul de 12,4 %, en raison de leur plus forte dépendance aux clientèles non résidentes, quasi absentes de France entre octobre et décembre 2021.

Le marché parisien a été marqué en septembre par l'ouverture du sublime hôtel Cheval Blanc (LVMH). Un " havre confidentiel " de 72 chambres et suites cachées au coeur de la Samaritaine rénovée. Ici, une vue de sa piscine de 33 m, dans le cadre ultra chic du Spa Dior. Avec une mosaïque créée par Michael Mayer et les photos en trompe l'oeil de l'artiste Oyoram. Photo : Matthieu Salvaing pour Christian Dior Parfums.

Répartition des volumes de nuitées dans les hébergements collectifs touristiques
(hors campings – 4 ème TRIMESTRE 2021)

Les nuitées passées par la clientèle résidant en France se rapprochent progressivement de leur niveau de 2019, avec un écart réduit à -3 %. Elles l’ont même nettement dépassé sur le littoral (+8,9 %). Et plus encore dans les massifs de ski (+17,8 %). Mais la chute de 33 % des volumes achetés par les non-résidents, qui représentent encore 1 nuitée sur 4, a entraîné de nouveau un recul important de la fréquentation.

Les non-résidents ont également délaissé les résidences de tourisme et villages vacances. Mais ils ne représentent que 12 % de leurs nuitées. Du coup, grâce à une forte hausse de la fréquentation des clientèles domestiques (+10,8%), ces modes d’hébergement ont dépassé leurs performances de 2019.

  • Données définitives jusqu’en novembre 2021, provisoires pour décembre 2021
  • Lecture : dans les hôtels du littoral, le nombre de nuitées résidentes est supérieur de 8,9 % à celui de 2019.
  • Champ : France entière pour les hôtels, France métropolitaine pour les AHCT. Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT)
Le haut de gamme profite du regain de clientèle résidente mais…

Le retour de la clientèle résidente profite en premier lieu aux hôtels classés 4 ou 5 étoiles. Le nombre de nuitées des résidents dans cette catégorie augmente de 650 000, soit +9,0 % par rapport au dernier trimestre 2019.

Mais la fréquentation des touristes non résidents baisse fortement (2, 1 millions de nuitées en moins). Elle  reste très en deçà de son niveau d’avant-crise (−33,8 %). Au total la fréquentation dans les 4 et 5 étoiles reste de 11 % inférieure au niveau du quatrième trimestre 2019.

La baisse est un peu moins marquée dans les 3 étoiles (−6,9 %). Ils perdent cependant plus de 1,2 millions de nuitées sur la période. Ce qui s’explique par la forte proportion (35,8 %) de nuitées achetées par des non-résidents. Or ces nuitées reculent de 26,9 %.

…. Contrairement aux non classés et au 1 et 2 étoiles qui perdent des clients sur les deux tableaux

Les hôtels classés 1 ou 2 étoiles ont perdu 1, 6 millions de nuitées. Ce qui correspond à un recul de 16 % par rapport au niveau d’avant-crise. Quant aux non classés, ils comptabilisent 1,5 million de nuitées en moins, soit −25,2 % par rapport à 2019. Dans les deux cas, la baisse résulte tout à la fois de la lourde chute de la fréquentation des non-résidents et du recul prononcé de la fréquentation de la clientèle résidente.

En Île-de-France, la fréquentation hôtelière n’a toujours pas retrouvé, loin s’en faut, son niveau d’avant-crise (−21,1 %). Un constat observé pour la clientèle résidente (-9,2 %). Et plus encore pour la non-résidente (- 32,4 %).  Dans les hôtels urbains de province, la baisse de la fréquentation est moins marquée (−10,5 %).

Sur le littoral, la baisse de fréquentation par rapport au dernier trimestre 2019 (−2,0 % pour les nuitées) est beaucoup moins forte qu’en Île-de-France, la hausse des nuitées résidentes (+8,9 %) contrebalançant en partie la chute des nuitées non résidentes (−37,1 %).

Source : Insee.

Les nuitées hôtelières n’ont pas encoré retrouvé leur niveau d’avant-crise…

Ces nuitées affichent un rebond spectaculaire par rapport au quatrième trimestre 2020. Mais environ 5 millions de nuitées manquaient encore à l’appel par rapport à 2020.

  • (1) : données définitives jusqu’en novembre 2021, provisoires pour décembre 2021
  • (2) : En 2019, l’information sur les nuitées en provenance des Pays-Bas et des États-Unis n’était pas disponible dans les DOM. L’évolution 2019/2021 des nuitées de ces deux pays est ici calculée pour la seule France métropolitaine
  • Champ : France entière, y compris DOM Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT)

… Contrairement aux autres hébergements collectifs, portés par la clientèle nationale

 

Dans les résidences de tourisme et les villages vacances, la fréquentation au quatrième trimestre 2021 est légèrement supérieure à celle du dernier trimestre 2019. Le retour de la clientèle est particulièrement marqué dans les établissements situés sur le littoral et dans les massifs de ski.

Les nuitées non résidentes ont de nouveau plongé au 4ème trimestre 2021

L’hémorragie touche tous les pays, à l’exception de la Belgique. Elle est encore plus forte pour les Britanniques et les Etats-Uniens.

  • Données définitives jusqu’en novembre 2021, provisoires pour décembre 2021
  • (2) : En 2019, l’information sur les nuitées en provenance des Pays-Bas et des États-Unis n’était pas disponible dans les DOM.
  • L’évolution 2019/2021 des nuitées de ces deux pays est ici calculée pour la seule France métropolitaine
  • Champ : France entière, y compris DOM Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT)

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