Lancement du Contrat d’Engagement Jeune, un rôle central attendu des entreprises

Dernier volet du plan « 1 jeune 1 solution » et ultime engagement social d’Emmanuel Macron, le Contrat d’Engagement Jeune (CEJ) s’adresse aux jeunes de moins de 26 ans sans formation ni emploi depuis plusieurs mois. En contrepartie de leur implication, Pôle Emploi et les Missions locales leur proposent un accompagnement intensif sur 6 à 12 mois pour construire leur projet professionnel, découvrir des métiers, se former et trouver un emploi durable. Les entreprises, sont invitées à leur proposer une immersion de quelques heures ou semaines ou à prévoir un mentorat.

Dernier volet du plan « 1 jeune 1 solution » et ultime engagement social d'Emmanuel Macron, le Contrat d'Engagement Jeune (CEJ) s'adresse aux jeunes de moins de 26 ans sans formation ni emploi depuis plusieurs mois. En contrepartie de leur implication, Pôle Emploi et les Missions locales leur proposent un accompagnement intensif sur 6 à 12 mois pour construire leur projet professionnel, découvrir des métiers, se former et trouver un emploi durable. Les entreprises sont invitées à leur proposer une immersion de 15 à 20 heures par semaine ou à prévoir un mentorat.

Un visuel de la campagne de communication du ministère du Travail lancé le 1er mars sur des plateformes de streaming, les réseaux sociaux, les abribus... Le choix de la symbolique "cuisine" est délibéré. L'Hébergement Restauration est l'un des deux secteurs qui attirent le plus de jeunes à la sortie de leur formation. Y compris ceux qui ont décroché en cours de route et n'ont pas obtenu de diplôme final.

Remettre au moins 400 000 jeunes de moins de 26 ans (ou de 30 ans s’ils sont handicapés) dans le circuit de la formation et de l’emploi d’ici fin 2022. En leur donnant les clefs d’un avenir professionnel. C’est l’objectif affiché du Contrat d’Engagement Jeune (CEJ) déployé depuis le 1er mars.

Dans ces 400 000 « décrocheurs », on trouve les 300 000 bénéficiaires de la garantie jeune (lancé en 2013) remplacé par le CEJ. Un dispositif plus musclé, doté d’une allocation mais aussi plus exigeant. Ces 300 000 basculent donc en principe dans le CEJ. Les 100 000 contrats restants seront répartis entre les jeunes sans emploi ni formation qui en feront la demande.

Ce CEJ est l’ultime volet du plan « 1 jeune, 1 solution ». Doté de 9 milliards de financement, il aurait bénéficié, selon le gouvernement, à plus de 2 millions de jeunes. La spécificité du CEJ, qui va mobiliser au moins 500 millions supplémentaires, c’est de s’adresser exclusivement aux jeunes « décrocheurs ». Aux « Neet », comme l’Insee, lui-même, les appelle. Le dispositif sera pérennisé. Le dispositif pourrait monter à 500 000 bénéficiaires en 2023.

Pour que cela fonctionne, il faudra que les entreprises s’engagent elles aussi. 15 à 20 heures par mois à consacrer à un jeune volontaire, cela doit pouvoir se trouver. C’est aussi l’opportunité pour elles d’identifier de nouveaux talents, dans une période de fortes tensions de recrutement. Et si la mayonnaise prend, de proposer une formation. L’employeurs pourra alors bénéficier d’aides à l’apprentissage et au recrutement.

(1) Neets : Not in Education, Employment or Training

Emmanuel Macron (novembre 2021)

« Ces jeunes vont pouvoir bénéficier de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine pour découvrir un métier, se former, trouver un apprentissage ou un emploi. »

Le Contrat d’Engagement Jeune, les grandes lignes

Un parcours entièrement personnalisé qui peut durer de 6 à 12 mois* pour les jeunes en fonction de leur profil, avec l’objectif de les aider à définir leur projet professionnel et à trouver un emploi.

Quand un jeune signe son contrat, il bénéficie de :

1. Un accompagnement par un conseiller dédié qui le suit tout au long de son parcours et jusqu’à ce qu’il accède à un emploi durable
2. Un programme intensif de 15 à 20 heures par semaine composé de différents types d’activités
3. Une allocation pouvant aller jusqu’à 500 euros par mois en fonction de ses ressources et sous condition de respecter ses engagements.

Son contenu concret

  • Un diagnostic initial approfondi permettant de mieux comprendre la situation du jeune, ses motivations et compétences, ses difficultés d’accès à l’emploi durable et ses souhaits en matière d’emploi
  • Un parcours intensif et personnalisé pouvant durer jusqu’à 12 mois (prolongeable jusqu’à 18 mois pour les jeunes les plus éloignés de l’emploi), avec au minimum 15 à 20 heures d’activités par semaine tout au long du parcours, comprenant des actions individuelles, collectives et en autonomie encadrée
  • La possibilité de bénéficier de l’ensemble de l’offre de services de Pôle emploi et des Missions Locales ainsi que d’actions structurantes durant le parcours : par exemple formation, dispositif d’accompagnement intensif (EPIDE, École de la 2e Chance…), volontariat en service civique ou période de mise en situation en milieu professionnel
  • Un suivi par un conseiller référent dédié, jalonné de points réguliers
  • Le versement d’une allocation pouvant aller jusqu’à 500 € par mois en fonction de l’âge du bénéficiaire, de ses ressources ou celles de son foyer et à la condition du respect des engagements de son contrat
  • La mise à disposition d’une application numérique pour faciliter la relation entre le jeune et son conseille

(source : ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion)

Les rôles attendus des entreprises

Dans la lignée du plan « 1 jeune, 1 solution », les entreprises joueront un rôle essentiel dans le Contrat d’Engagement Jeune. Le réseau « les entreprises s’engagent » sera mobilisé dans ce cadre.  Il rassemble plus de 30 000 entreprises de toute la France désirant s’engager pour la jeunesse.

Elles pourront accueillir un jeune bénéficiaire en immersion professionnelle quelques jours ou quelques semaines pour lui faire découvrir leurs métiers et l’aider dans la construction de son projet professionnel, et ce sans aucun coût.

Elles pourront également se saisir des formations préalables à l’embauche (préparation opérationnelle à l’emploi ou action de formation préalable au recrutement) pour former ces jeunes
en leur sein et les recruter à l’issue, toujours sans que cela n’occasionne de coût pour l’employeur. Cela permettrait ainsi aux entreprises de répondre à leurs besoins de recrutement.

Enfin, les entreprises pourront aussi proposer à leurs collaborateurs de mentorer un jeune accompagné en Contrat d’Engagement Jeune quelques heures par mois, afin de le conseiller dans son orientation professionnelle et de lui apporter les contacts dont il pourrait avoir besoin.

(source : ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion)

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