Hausse de la fréquentation et baisse de prix au rendez-vous de l'été 2017

Après un début d’année prometteur, la France a enregistré cet été de « belles performances » touristiques, rattrapant les mauvais résultats de l’été précédent dus aux attentats mais sa compétitivité reste affectée par les très bons scores de l’Espagne ou du Portugal, selon des estimations de professionnels français.

« Le bilan de la saison d’été va être positif, avec un bon mois d’août et un mois de septembre qui fait état d’un bon niveau de réservations. Et le très gros porteur est la ville de Paris », se réjouit auprès de l’AFP Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme.

Selon des chiffres du cabinet spécialisé MKG, pour juillet et août, Paris a enregistré un RevPar (revenu par chambre disponible) en hausse de 5,2%, à 117,70 euros. Plus globalement, l’Ile-de-France a vu son RevPar grimper de 9,4%.

Sur l’ensemble de l’Hexagone, le RevPar est en hausse de 3,7% sur les mois de juillet et août.
Les très touristiques régions Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA)-Languedoc et la façade Atlantique ont constaté pour juillet et août des RevPar en hausse respectivement de 1,1% et 0,4%.

« Notre chiffre d’affaires est en hausse de 7% par rapport à l’été dernier, c’est donc bien mais il est certain que nous ne sommes pas au niveau où nous étions en 2012 », déclare à l’AFP François Delahaye, directeur général du Plaza Athénée.

Du côté des plateformes de location, les chiffres sont encore meilleurs. « C’est une très belle saison d’été : on totalise 5 millions d’arrivées voyageurs en France, soit une augmentation de 40% », sur un an, affirme Emmanuel Marill, directeur France de Airbnb.

Il note aussi le retour des Asiatiques : la clientèle japonaise est en hausse de 60%, la clientèle coréenne en progression de 20% et la clientèle chinoise en augmentation de 35%.

« L’hôtellerie française signe un bel été mais les pays voisins européens sont devant nous, il ne faut pas s’endormir », souligne à l’AFP Roland Héguy, président de l’Umih, principale organisation professionnelle du secteur.

Selon MKG, quand la France enregistre une hausse de 3,7% de RevPar pour l’été, l’Espagne enregistre une hausse de 6,1% et le Portugal une hausse de 5,6%. Concernant les prix moyens, l’Espagne enregistre une hausse de 6,5% et le Portugal une hausse de 9%, quand la France enregistre une baisse de 1,8%.

Les premières données disponibles sur le mois de juillet révèlent une hausse quasi générale de la fréquentation, y compris en province, mais une relative baisse des prix par chambre louée, les RevPar étant eux en hausse.

Après deux années difficiles sous le joug sécuritaire, Paris et la région Ile de France se refont une belle santé et tirent les résultats du pays vers le haut.

A l’échelle du pays, les résultats sont restés plus modérés : malgré une progression +3,7 points du taux d’occupation, le RevPAR (Revenu par chambre disponible) a crû de seulement +1,9% comparativement à 2016, du fait d’une baisse de -3,1% des prix moyens. Cette tendance concerne en particulier la catégorie haut de gamme.

Certaines grandes métropoles souffrent de la comparaison avec l’Euro 2016 (qui s’achevait le 10 juillet) qui avait contribué à booster les performances à Marseille, Lyon, Lille et Bordeaux. En Province, le RevPAR de juillet a légèrement fléchi (-0,9%), du fait d’une faible progression du taux d’occupation (+1,9 points) et des prix moyens en baisse de -3,4%.

Là aussi, le segment haut de gamme est le plus touché par la chute des prix moyens (-8,4%) qui vient impacter l’évolution du RevPAR (-4,0%) et particulièrement sur la Côte d’Azur, pénalisée par les conflits géopolitiques au Moyen Orient. Fortement affaiblie par les attentats du 14 juillet 2016, la ville de Nice a tout de même pu s’appuyer sur le retour de sa clientèle cette année (TO : +3,4 points) qui permet au RevPAR de repartir à la hausse (+3,7%).

Paris signe de son côté une belle performance (RevPAR en hausse de +4,9%), marquée par un retour de sa clientèle, en particulier internationale (TO : +7,4 points) et qui compense le nouveau recul des prix moyens (-4,4%). A noter, les performances des hôteliers d’Ile de France hors Paris, qui voient leur RevPAR croître de +9,5% grâce à un taux d’occupation en rebond de 7,4 points et en dépit de prix moyens en repli de -1,3%. Que ce soit Paris ou la région, cette dynamique haussière concerne en particulier les établissements économiques et milieu de gamme.

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Après un début d'année prometteur, la France a enregistré cet été de "belles performances" touristiques, rattrapant les mauvais résultats de l'été précédent dus aux attentats mais sa compétitivité reste affectée par les très bons scores de l'Espagne ou du Portugal, selon des estimations de professionnels français.

"Le bilan de la saison d'été va être positif, avec un bon mois d'août et un mois de septembre qui fait état d'un bon niveau de réservations. Et le très gros porteur est la ville de Paris", se réjouit auprès de l'AFP Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme.

Selon des chiffres du cabinet spécialisé MKG, pour juillet et août, Paris a enregistré un RevPar (revenu par chambre disponible) en hausse de 5,2%, à 117,70 euros. Plus globalement, l'Ile-de-France a vu son RevPar grimper de 9,4%.

Sur l'ensemble de l'Hexagone, le RevPar est en hausse de 3,7% sur les mois de juillet et août. Les très touristiques régions Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA)-Languedoc et la façade Atlantique ont constaté pour juillet et août des RevPar en hausse respectivement de 1,1% et 0,4%.

"Notre chiffre d'affaires est en hausse de 7% par rapport à l'été dernier, c'est donc bien mais il est certain que nous ne sommes pas au niveau où nous étions en 2012", déclare à l'AFP François Delahaye, directeur général du Plaza Athénée.

Du côté des plateformes de location, les chiffres sont encore meilleurs. "C'est une très belle saison d'été : on totalise 5 millions d'arrivées voyageurs en France, soit une augmentation de 40%", sur un an, affirme Emmanuel Marill, directeur France de Airbnb.

Il note aussi le retour des Asiatiques : la clientèle japonaise est en hausse de 60%, la clientèle coréenne en progression de 20% et la clientèle chinoise en augmentation de 35%.

"L'hôtellerie française signe un bel été mais les pays voisins européens sont devant nous, il ne faut pas s'endormir", souligne à l'AFP Roland Héguy, président de l'Umih, principale organisation professionnelle du secteur.

Selon MKG, quand la France enregistre une hausse de 3,7% de RevPar pour l'été, l'Espagne enregistre une hausse de 6,1% et le Portugal une hausse de 5,6%. Concernant les prix moyens, l'Espagne enregistre une hausse de 6,5% et le Portugal une hausse de 9%, quand la France enregistre une baisse de 1,8%. Les premières données disponibles sur le mois de juillet révèlent une hausse quasi générale de la fréquentation, y compris en province, mais une relative baisse des prix par chambre louée, les RevPar étant eux en hausse.

Après deux années difficiles sous le joug sécuritaire, Paris et la région Ile de France se refont une belle santé et tirent les résultats du pays vers le haut.

A l’échelle du pays, les résultats sont restés plus modérés : malgré une progression +3,7 points du taux d’occupation, le RevPAR (Revenu par chambre disponible) a crû de seulement +1,9% comparativement à 2016, du fait d’une baisse de -3,1% des prix moyens. Cette tendance concerne en particulier la catégorie haut de gamme.

Certaines grandes métropoles souffrent de la comparaison avec l’Euro 2016 (qui s’achevait le 10 juillet) qui avait contribué à booster les performances à Marseille, Lyon, Lille et Bordeaux. En Province, le RevPAR de juillet a légèrement fléchi (-0,9%), du fait d’une faible progression du taux d’occupation (+1,9 points) et des prix moyens en baisse de -3,4%.

Là aussi, le segment haut de gamme est le plus touché par la chute des prix moyens (-8,4%) qui vient impacter l’évolution du RevPAR (-4,0%) et particulièrement sur la Côte d’Azur, pénalisée par les conflits géopolitiques au Moyen Orient. Fortement affaiblie par les attentats du 14 juillet 2016, la ville de Nice a tout de même pu s’appuyer sur le retour de sa clientèle cette année (TO : +3,4 points) qui permet au RevPAR de repartir à la hausse (+3,7%).

Paris signe de son côté une belle performance (RevPAR en hausse de +4,9%), marquée par un retour de sa clientèle, en particulier internationale (TO : +7,4 points) et qui compense le nouveau recul des prix moyens (-4,4%). A noter, les performances des hôteliers d’Ile de France hors Paris, qui voient leur RevPAR croître de +9,5% grâce à un taux d’occupation en rebond de 7,4 points et en dépit de prix moyens en repli de -1,3%. Que ce soit Paris ou la région, cette dynamique haussière concerne en particulier les établissements économiques et milieu de gamme.

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Les chiffres de juillet de l’observatoire UMIH – Okalala
Le cumul de l’activité de janvier à juillet 2017

3,3 millions de nuitées hôtelières supplémentaires sur Paris – Ile de France au 1er semestre 2017


 
 
 
 
 
 
 
en millions – sources : Insee,  DGE, CRT Paris-Ile de France
Le tourisme à Paris et en Ile-de-France a battu un record de fréquentation au premier semestre 2017, qui a largement profité aux hébergements touristiques collectifs.
De janvier à juin, les hôteliers franciliens ont accueilli 16,4 millions de touristes, la plus haute fréquentation depuis 10 ans, en progression de 10,2 % par rapport à l’an dernier, indique le bilan semestriel du Comité régional du tourisme (CRT) Paris-Ile-de-France publié le22 août.
Cela représente 1,5 million de touristes et 3,3 millions de nuitées en plus par rapport à la même période de 2016. Les progressions sont importantes aussi bien au niveau de la clientèle internationale (+14,9 %) que française (+6,4 %).
Ces bonnes nouvelles interviennent après une année 2016 particulièrement morose, dans le sillage des attentats à Paris et Nice, mais aussi d’un printemps marqué par d’importants mouvements sociaux et une météo désastreuse. Le premier semestre avait alors enregistré une « baisse sans précédent » et l’année s’était clôturée sur une perte de 1,5 million de touristes pour la région.
Le début 2017 a notamment bénéficié d’un report de certains séjours non effectués l’an dernier, mais surtout d’un regain de popularité de la destination francilienne, alimenté par un vaste plan de communication de 8 millions d’euros lancé par le gouvernement, la région et la ville de Paris.
Au global, depuis janvier, « la consommation touristique s’élève à 10,1 milliards d’euros, soit un gain de 1,1 milliard d’euros pour les professionnels du tourisme franciliens », note le CRT.
« Le travail que nous avons mené a porté ses fruits. (…) Si on se projette à fin 2017, il est probable que nous battions le record de recettes de 2015 (21 milliards d’euros), a estimé Frédéric Valletoux, président du CRT Paris-Ile-de-France lors d’une conférence de presse.
La fréquentation devrait elle se situer entre 32 et 34 millions, là aussi un record, a-t-il ajouté.
Les clientèles asiatiques, qui avaient boudé la France l’an dernier, font leur grand retour, notamment les Japonais et les Chinois, mais aussi les Américains qui restent la nationalité la plus représentée parmi les touristes parisiens au premier semestre. Seule la Grande-Bretagne affiche un recul (-1,7 %), « sans doute lié aux incertitudes entourant le Brexit », estime le CRT.
Malgré tout, « il ne faut pas se laisser griser par l’euphorie », a tempéré M. Valletoux. En effet, malgré des « signaux au vert » et un contexte porteur à la suite de la probable organisation des jeux Olympiques par Paris en 2024, « tout cela reste fragile », explique le responsable. « Les évènement tragiques de Barcelone nous obligent à demeurer prudent », souligne-t-il.
« Il est encore trop tôt pour savoir si cela aura un impact sur les autres capitales européennes. Mais il faut garder à l’esprit que l’industrie touristique reste très volatile et fortement réactive aux évènements extérieurs. Elle peut monter très haut, mais aussi redescendre très bas très rapidement », ajoute le président du CRT.
En outre, Paris et l’Ile-de-France doivent également « travailler à une montée en puissance de l’offre touristique », notamment en résorbant quelques « petites faiblesses que sont la qualité de l’accueil, la pratique des langues étrangères ou bien la petite délinquance ».
Ainsi, si Paris et l’Ile-de-France restent la métropole européenne la plus attractive pour la fréquentation, la région espère notamment améliorer encore la durée des séjours des touristes (actuellement de 3 nuits en moyenne) et le panier moyen de leurs dépenses (120 euros par jour).
 

Observatoire_UMIH_072017
 
 
 

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