Selon le dernier classement annuel établi par ICCA (International Congress and Convention Association), la France rétrograde de la 6 ème à 7 ème place mondiale pour la tenue de congrès internationaux, après en avoir perdu déjà 2 en 2024. en raison de l'organisation des Jeux Olympiques d'été qui ont mobilisé de nombreux équipements, à commencer par le Palais des Congrès de Paris. Notre pays, toutefois, a enregistré l'an dernier 44 congrès supplémentaires (476 vs 432). Paris, par ailleurs, remonte à la deuxième place mondiale, avec 174 congrès internationaux organisés.
Les critères restrictifs de la base de données ICCA
Les événements entrant dans sa base de données sont des rencontres d’associations internationales qui répondent aux critères suivants :
- Être organisé de manière régulière (les événements ponctuels ne sont pas inclus)
- Tourner entre au moins 3 pays différents
- Attirer au moins 50 participants
Par conséquent, le classement ICCA (International Congress and Convention Association) traduit avant tout la taille et le rayonnement international des congrès organisés sur une destination. Il ne reflète pas l’ensemble de l’activité de congrès.
Ainsi, l’ICCA créditait Paris de 156 grands congrès internationaux sur 2024 (vs 156 en 2023). Alors que la CCI Paris-Ile-de-France recensait au total 589 congrès (vs 646 en 2023) pour près de 690 000 de congressistes dont 99 000 congressistes internationaux (vs plus de 241 000 en 2023).
Paris remonte sur le podium mondial
2024 avait figure d’exception pour la capitale française, reléguée à la 6 ème place pour cause de JO… D’une année à l’autre, Paris restait toujours sur le podium de l’ICCA. Elle était même à la première place en 2023, avec 156 congrès et 3 ème en 2022 avec 134 événements.
En organisant 50 congrès supplémentaires (selon les critères de l’ICCA !), soit une progression de +40 %, Paris remonte à la deuxième place. Et repasse devant Barcelone, Prague, Vienne et Singapour
Barcelone et Vienne rétrogradent à la 3ème et 4ème place. La capitale autrichienne, leader mondial l’an dernier, perd 5 congrès (154 vs 159). Quand Lisbonne en gagne 35 (188 vs 153).
Cependant, la capitale française est loin d’avoir retrouvé son volume de l’année 2019, qui atteignait 237 événements nationaux. En 2016, elle faisait également mieux avec 196 événéments organisés.
Sa progression annuelle de +40 est plus de quatre fois supérieure d’ailleurs à celle de la hausse cumulée (+9 %) du TOP 20 des capitales de congrès ICCA (2 589 vs 2 375).
Paris a fait donc mieux que rattraper son retard, très largement causé par l’indisponibilité de ses infrastructures durant les Jeux Olympiques de Paris 2024 et leur préparation. Le Palais des Congrès de Paris avait ainsi hébergé le Centre Principal de Presse Olympique (MPC) mis à la disposition de 6 000 médias internationaux accrédités.
En revanche, Lisbonne conforte son leadership mondial, ; C’est la preuve que la relative petite taille de la ville (567 000 habitants) ne constitue pas un handicap compétitif.
Elle possède en revanche des infrastructures modernes, en premier lieu Le Lisbon Congress Centre, et une offre hôtelière attractive, affichant des tarifs tendanciellement bien inférieurs à ceux de Paris et d’autres capitales européennes.
Lyon et Marseille-Aix dans le Top 100 mondial
A noter que parmi les 200 premières villes du TOP 1 000 mondial des villes de congrès, figurent 7 autres villes françaises.
A commencer par Lyon, classé à la 34 ème place avec 34 congrès (vs 37 en 2024). Marseille-Aix à la 95 ème place avec 29 congrès (vs 24 en 2024). Viennent ensuite Lille (126 ème, 21 congrès vs 17 en 2024), Nantes et Nice (141 ème, 19 congrès vs 18 et 21 en 2024), Toulouse (151 ème, 18 congrès vs 33 en 2024) et Strasbourg (184 ème, 15 congrès vs 21 en 2024).
L’évolution 2025-2024 pour ces métropoles régionales a été donc moins marquante que pour Paris, avec une tendance même plutôt baissière, aux seules exceptions de Marseille-Aix, Lille et Nantes.
Source : ICCA (extrait de son ranking 2025)
Traitement graphique et enrichissement des données : HR-infos
- Les valeurs en vert correspondent à des chiffres en progression par rapport à ceux de l’année 2024
- Les valeurs en rouge correspondent à des chiffres en recul par rapport à ceux de l’année 2024
- Les autres valeurs correspondent à des chiffres stables par rapport à ceux de l’année 2024
L’Europe domine toujours le classement de tête
Malgré le gain de 44 congrès en 1 an (9 % de plus), la France rétrograde de la sixième à la septième place. Sa première devancière, le Japon, a engrangé dans la même période 63 congrès supplémentaires.
Notre pays est encore loin d’avoir retrouvé ses 595 congrès de 2019.
Dans ce Top 20, on retrouve 13 pays européens (en incluant le Royaume-Uni) ayant organisé environ 62 % des congrès ( 4 724 sr 7694). Sur l’ensemble des quelque 12 438 congrès éligibles ICCA en 2025 (vs 11 000 en 2024), la totalité des pays européens organisateurs en ont rassemblé 53 % (vs 56 % en 2024).
La part du marché mondial détenue par les pays européens s’érode légèrement face aux pays de la zone Asie – Pacifique, organisateurs de 22 % des congrès contre 18 % 1 an plus tôt.

Source : ICCA (extrait de son ranking 2025)
Traitement graphique et enrichissement des données : HR-infos
- Les valeurs en vert correspondent à des chiffres en progression par rapport à ceux de l’année 2024
- Les valeurs en rouge correspondent à des chiffres en recul par rapport à ceux de l’année 2024
- Les autres valeurs correspondent à des chiffres stables par rapport à ceux de l’année 2024




