Brune Poirson presse les plateformes d’aller rapidement vers le zéro déchet et de dire comment !

La secrétaire d’État à la Transition écologique a réuni les plateformes de livraison de repas pour les enjoindre d’engager rapidement une stratégie zéro déchet, afin qu’elles respectent les lois qui vont bannir le jetable à partir de 2021 et qu’elles intègrent le zéro déchet dans leur business model. D’ici octobre, elles devront expliquer comment elles comptent réduire, recycler ou réutiliser leurs emballages.

La secrétaire d'État à la Transition écologique a réuni les plateformes de livraison de repas pour les enjoindre d'engager rapidement une stratégie zéro déchet, afin qu'elles respectent les lois qui vont bannir le jetable à partir de 2021 et qu'elles intègrent le zéro déchet dans leur business model. D'ici octobre, elles devront expliquer comment elles comptent réduire, recycler ou réutiliser leurs emballages.

Photo : Atstock Productions, Adobe Stock

Deliveroo, Uber Eats, Just Eat. Mais aussi Sushi Shop, FoodChéri, Pop Chef, Frichti, Nestor, Stuart… La plupart des grands opérateurs de la livraison de repas avait répondu à la convocation de la secrétaire d’Etat ce 1 er juillet. Un marché en pleine croissance, qui représente l’équivalent de 200 millions de repas par an. Mais qui continue d’utiliser, quasi exclusivement, des emballages jetables.

Brune Poirson a rappelé aux plateformes le calendrier de la loi anti-gaspillage. Avec une première échéance qui se rapproche à grand pas. C’est en effet au 1er janvier 2021 que tomberont les premières interdictions. Pour les assiettes, couverts, gobelets et pailles en plastique à usage unique. Et pour les boîtes en polystyrène expansé (type de boite de kebab) également.

La ministre demande donc à ces entreprises de lui transmettre d’ici début octobre leurs stratégies pour atteindre le zéro déchet. Autrement dit, leur plan d’action décrivant leurs mesures de réduction, de réutilisation et de recyclage des conditionnements.

Des systèmes de gestion des emballages présentés

Selon les témoignages recueillis par l’AFP, les opérateurs semblent prêts à prioriser le réemploi. « Je suis content de la direction que ça prend » , a déclaré Lucas Graffan, cofondateur de GreenGo. « Ça met un petit coup de pression » aux acteurs du secteur, a-t-il estimé. « Ce qui était fascinant, c’est que tout le monde autour de la table était d’accord » , a commenté le cofondateur de l’application Pop Chef François Defitte.

Il fut d’ailleurs beaucoup question de consigne des emballages justement lors de cette réunion. « C’est une piste sérieuse que nous allons étudier » a rapporté le président de Sushi Shop Christopher Jones. Présentes à cette réunion, des startups ont présenté leur système de gestion des emballages. Comme GreenGo, avec son système de consigne à destination des entreprises et restaurants.

Rendez-vous en octobre pour la présentation de ces stratégies zéro déchet. « La livraison de repas un secteur économique en pleine expansion, observe la ministre. il faut donc dès aujourd’hui inscrire dans la pérennité et dans la durabilité de leur business model les questions de lutte contre la pollution plastique».

Plusieurs mesures de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire vont bannir la pollution plastique. Notamment avec :

>>> L’adoption du premier décret qui fixe des objectifs de réduction, réemploi, recyclage (3R) des emballages plastiques à usage unique pour tous les secteurs pour la période 2021- 2025.

>>> L’interdiction au 1er janvier 2021 des boîtes en polystyrène expansé (type de boite de kebab), des assiettes, couverts, gobelets et pailles en plastique à usage unique.

>>> L’entrée en vigueur en 2022 de la standardisation des emballages alimentaires réemployables pour la restauration (gobelets, assiettes, couverts, etc.).

>>> ll est aussi prévu d’interdire aux fast-foods d’utiliser de la vaisselle jetable pour les repas et boissons consommés sur place à compter du 1er janvier 2023.

Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire

« Avec 200 millions d’euros de repas livrés rien qu’en 2018, si nous n’engageons pas ce secteur résolument dans la transition écologique, alors nous allons très vite crouler sous leurs déchets plastiques dont un grand nombre ne sont pas recyclables.

De nouveaux modèles existent comme la consigne. Il est temps de passer du tout jetable au tout réutilisable. Ils ont maintenant trois mois pour y travailler. »

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