Alors que l'ensemble de l'Indice Insee des Prix à la Consommation a augmenté de 1 % sur le seul mois de mars, pour grimper à +1,7 % sur 12 mois, celui des services de Restauration et d'Hébergement est resté étal en mars à 0§ et à +2,2 % sur 12 mois, par le jeu des pondérations entre postes de consommation, le recul des prix de l'Hébergement (-0,8 % sur 1 mois, +2,3 % sur 12 mois), hôtels exceptés (+2,3 %) compensant une hausse inhabituelle des Cantines (+0,4 % et +2,4 %), la Restauration rapide se maintenant par ailleurs sur une forte tendance haussière (+3,8 % sur 1 an).
Une relative stabilité, en attendant le pire…?
La très forte hausse sur mars de l’indice des prix à la consommation (IPC) (+ 1 % sur un mois, après +0,6 % en février) s’explique par celle des prix de l’énergie (+8,9 % après +0,3 %), portée par les produits pétroliers (+17,1 % après +1,8 %).
Sur un an, les prix à la consommation augmentent de 1,7 % en mars 2026, après +0,9 % en février.
Cette hausse de l’inflation s’explique en grande partie par la montée rapide des prix de l’énergie (+7,4 % après ‑2,9 %), provoquée par celle des produits pétroliers.
Les prix des services accélèrent légèrement (+1,7 % après +1,6 %). À l’inverse, les prix de l’alimentation décélèrent sur un an (+1,8 % après +2,0 %). Et ceux des produits manufacturés baissent plus fortement (‑0,5 % après ‑0,2 %).
La flambée des prix de l’énergie ne semble donc pas avoir impacté les prix des services de la branche. D’autant que les prix des produits alimentaires n’ont pratiquement pas bougé
Les prix des « autres services » ralentissent légèrement sur un an (+2,1 % après +2,2 %) à l’image de ceux des services d’hébergement (+0,3 % après +1,1 %), des services culturels (+3,3 % après +4,5 %), des assurances (+3,4 % après +4,1 %), des autres services relatifs au matériel de transport personnel (+2,2 % après +2,9 %) et de la protection sociale (services de garde d’enfants, maisons de retraite pour personnes âgées et foyers pour handicapés, aides à domicile ; +2,0 % après +2,2 %). Les prix de la restauration augmentent au même rythme qu’en février (+2,6 %)
et des services d’hébergement (+1,1 % après +2,0 %). À l’inverse les prix de la restauration accélèrent légèrement sur un an (+2,6 % après +2,5 %), comme ceux des services concernant l’entretien, les réparations et la sécurité du logement (+2,2 % après +2,1 %) et des services récréatifs (+1,2 % après +1,1 %).
Source : Insee
Traitement graphique : HR-infos
Service complet, Service limité, une nouvelle segmentation de la Restauration
L’Insee a procédé à une révision générale de la classification des fonctions de consommation des ménages. Classification qui sert notamment à l’établissement de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC).
Le changement principal opéré par l’Institut au sein de la division « Services de restauration et d’hébergement » (précédemment appelée Restaurants et Hôtels) se situe dans l’instauration de deux sous-classes : « Restaurants, cafés…, services complet » et « Restaurants, cafés…, service limité », recouvrant deux grands types d’établissements classés auparavant en « Restaurants, cafés et établissements de danse », d’une part, et « Service de restauration rapide et à emporter », d’autre part.
Dans la sous-classe « Service complet », on retrouve les « Services de restauration fournis par des restaurants, des cafés et des établissements de restauration similaires offrant un service complet consistant en un service de serveur à des clients individuels assis à des tables, avec ou sans animation.».
Cette sous-classe inclue dans le détail quatre postes de consommation : « Repas traditionnel dans un restaurant », « Cafés et autres boissons chaudes consommés dans les cafés » ,« Boissons alcoolisées consommées dans les cafés » et « Boissons fraîches non alcoolisées consommées dans les cafés»
Dans la sous-classe « Servics limité », on retrouvera « les Services de restauration fournis par des établissements à service limité et en libre-service (i.e., sans service de serveur et avec ou sans places assises) »
Cette sous-classe inclue dans le détail deux postes de consommation : « Repas en libre service » et « Service de restauration rapide et à emporter »
La classe Cantine a également été rebaptisée « Cantines, cafétérias et réfectoires ». Elle comprend désormais deux sous-classes : « Cantines et cafétérias des universités, écoles et jardins d’enfants » et « Autres cantines, cafétérias et réfectoires ». Cette dernière sous-classe recouvre essentiellement la restauration du travail, la restauration des patients hospitalisés et les mess militaires. Alors que la première sous-classe recouvre la restauration scolaire et universitaire.
Le glissement annuel des prix des services de restauration et d’hébergement depuis janvier 1991
Indice des prix Insee Services de restauration et d’hébergement – mars 2026
Le glissement annuel des prix des services de restaurants et débits de boissons depuis janvier 1991
Indice des prix Insee Restauration et débits de boissons – mars 2026
Le glissement annuel des prix des services d’hébergement depuis janvier 1991
Indice des prix Insee Services d’hébergement – mars 2026
Le glissement annuel des prix des services d’hôtels – motels – auberges depuis janvier 1991
La pondération de la Restauration et de l’Hébergement
IL’INSEE actualise ses pondérations en fonction de l’évolution de la consommation de chaque poste de son indice. Or, la part de la consommation des ménages consacré aux services de Restauration et d’hébergement n’a jamais été aussi importante qu’en 2025.
En se basant sur les comptes nationaux trimestriels sortis le 31 janvier 2026, le regroupement a connu entre 2024 et 2025 une augmentation de +3,4 % en valeur qui se décompose en un effet volume de +0,9% et un effet prix de +2,5%. Les dépenses de consommation des ménages en prix courants ont atteint 136,4 milliards d’euros sur 12 mois. (vs 131,9 Md€ en 2024).
Du coup, la nouvelle pondération du regroupement « Restauration et Hébergement », qui succède à l’ancien « Restaurant et Hôtel » atteint son plus haut niveau historique. : 988 points en 2026 contre 961 points en 2025, qui était déjà un plafond.
Les services de Restauration passent de 764 à 784 points, du fait d’une revalorisation des postes Restaurants, cafés (+ 16 points, soit 690 points) et Cantines (+4 points, soit 94 points).
Mais la plus grande évolution tient à la répartition des 690 points du poste Restaurants, cafés entre la Restaurants à service complet (428 points) et la Restauration à service limité (262 points).
Côté Hébergement, la pondération gagne 3 points. Les 15 points supplémentaires gagnés par les Hôtels (105 vs 90), qui en avaient perdu 12 en 2025 (90 vs 102) et les 2 points gagnés centres de vacances (95 vs 93), contrebalancent les 10 points perdus par les autres services d’hébergement (auberges et foyers logements pour les travailleurs, wagons-lits, frais de site web et d’agence de voyages pour la recherche d’un hébergement…)






