Une majorité de patrons de CHR se disent en bonne santé, malgré des troubles…

Selon une étude de l’Ifop pour la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur auprès d’un échantillon de 1 000 dirigeants de TPE, PME et ETI de différents secteurs d’activité, 85 % des décideurs des CHR interrogés se disent en bonne santé. Les trois quart confient toutefois connaître au moins un trouble de santé physique et psychologique. En premier lieu, une sensation d’épuisement et de fatigue persistante, des tensions musculaires et des perte de sommeil. Mais, en comparaison de leurs confrères des autres secteurs, ils n’apparaissent pas les plus fréquemment affectés.

Selon une étude de l’Ifop pour la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur auprès d’un échantillon de 1 000 dirigeants de TPE, PME et ETI de différents secteurs d'activité, 85 % des décideurs des CHR interrogés se disent en bonne santé. Les trois quart confient toutefois connaître au moins un trouble de santé physique et psychologique. En premier lieu, une sensation d'épuisement et de fatigue persistante, des tensions musculaires et des perte de sommeil. Mais, en comparaison de leurs confrères des autres secteurs, ils n'apparaissent pas les plus fréquemment affectés.

Compter sur sa famille et ses proches, compter aussi sur ses collaborateurs, avoir une entreprise qui se développe, déconnecter régulièrement des outils numériques, pratiquer régulièrement une activité physique... Peu de dirigeants arrivent à agir sur tous ces leviers pour se préserver mentalement. Image : © Raymond Orton -Adobe Stock. Créée en utilisant des outils d'IA.

Rien d’alarmant à première vue ! 85 % de dirigeants de CHR qui se déclarent dans un bon état de santé général, c’est un pourcentage plutôt rassurant. Taux qui est un peu inférieur à la moyenne inter sectorielle (88 %). Mais nettement supérieur à celui de  leurs confrères du Transport (79 %), plus d’1 sur 5 dans se secteur se disant dans un mauvais état de santé.

Pourtant, 75 % de ces mêmes décideurs de CHR confient avoir connu un trouble de santé récent. C’est toutefois 10 points de moins que la moyenne inter sectorielle (85 %). A contrario, les patrons du secteur de la Construction en sont, de très loin, les plus affectés (93 %).

Des nuages sur l’état de santé psychologique 

Sur l’état de santé psychologique des dirigeants de CHR, les résultats sont à la fois rassurants et inquiétants.

Rassurants dans la mesure où ils sont 78 % à dire que leur état psy est bon. Versus 76 % pour la moyenne inter sectorielle. Et 66 % seulement pour celle du Transport.

Inquiètant tout de même quand plus d’1 dirigeant de CHR sur 5 (22 %) déclare ne pas être un bon état de santé psychologique «  actuellement ». Et même 47 % à dire qu’il n’est « pas bon actuellement et dans le passé ».

Les dirigeants de CHR sont un peu moins nombreux à connaître des troubles anxieux, mais tout de même 37 % (43 % en moyenne inter sectorielle). Et un pourcentage plus élevé encore ressent de l’épuisement et une fatigue persistante (56 % vs. 50 % en moyenne inter sectorielles).

Dans ce secteur, les dirigeants sont plus fréquents à affirmer que leur entreprise se développe bien (78 % vs. 73 % en moyenne inter sectorielle). En parallèle, ils sont plus rares à avoir une activité physique régulière (58 % vs. 67 % en moyenne ) et à se déconnecter des outils numériques (38 % vs. 53 % en moyenne, soit -15 pts, écart le plus élevé). Compliqué pour un hôtelier de se déconnecter du digital, dont dépend la majeure partie de ses réservations.

Des difficultés dans le quotidien oui, mais souvent moins présentes que dans la majorité des autres secteurs 

85 % des patrons du secteur (vs. 90 % en moyenne) rencontrent au moins une difficulté dans leur quotidien. Si la charge administrative et réglementaire est exprimée en majorité, elle est pour autant moins présente dans le secteur CHR qu’à échelle globale (53 % vs. 64 % en moyenne).

La surcharge de travail (48 % vs. 55 % en moyenne), le climat anxiogène et le manque de visibilité (29 % vs. 40 % en moyenne) ainsi que le sentiment de solitude face aux décisions lourdes (22 % vs. 30 % en moyenne) sont elles aussi moins éprouvées.

Limites de l’étude 

Nous ne disposons pas malheureusement de données CHR sur les années antérieures pour mesurer les évolutions.

On espèrerait une grande étude détaillée sur ce secteur d’activité, l’un des plus importants de l’économie française. Celle-ci se limitant à un échantillon d’environ 70 interrogés. Car rien ne prouve que les résultats seraient  identiques ou même proches entre dirigeants de cafés, dirigeants d’hôtels et dirigeants de restaurants.

(Etude par enquête téléphonique réalisée de la mi février à début mars auprès de 1 000 dirigeants d’entreprises d’au moins 1 salarié, en majorité TPE et PME, dont 7 % exerçant dans un CHR).

Détail des résultats du baromètre par grand secteur d’activité

Des résultats tendanciellement moins inquiétants chez les dirigeants de CHR mais préocccupants quand même !

Comparaison n’est pas raison. Le pourcentage de dirigeants de CHR affectés par un ou plusieurs maux apparait assez élevé. Même s’il est, globalement, inférieur à ceux des autres secteurs.

Trois maux sont particulièrement fréquents. Plus d’1 patron sur 2 de CHR (56 %) déclare souffrir d’épuisement, de fatigue persistante. 49 % souffrent également de troubles du sommeil. Et 47 % de tensions musculaires.

                                                                                                                                                                                                                                

Une cohorte de difficultés vécues au quotidien 

Dans ces domaines aussi, les dirigeants de CHR semblent, en apparence, moins mal lotis que ceux des autres secteurs. Surtout, en comparaison par exemple de leurs collègues de l’Agriculture, de la Santé et Action sociale et du Transport.

Malgré tout, leurs difficultés sont réelles. Près d’1 sur 2 pâtit d’une surcharge de travail.  51 % de l’incertitude quand à l’avenir de leur activté et de l’instabilité économique liée à un contexte sur lequel ils n’ont pas de prise.

A noter que plus d’1 sur 10 (11%) fait état de conflits avec leur associés, actionnaires ou partenaires. C’est le plus fort taux relevé parmi les 10 grands secteurs étudiés.

Un soutien familial et amical indispensable mais un déficit d’activités physiques 

Pour se préserver une bonne santé morale, les dirigeants, à une très large majorité inter sectorielle, savent pouvoir compter sur le soutien de leur famille et de leurs proches.

Autre déterminant clef pour leur équilibre psychologique, le constat pour 75 % des CHR interrogés que leur entreprise se développe bien.

L’activité physique régulière constitue, on le sait, un levier éprouvé de prévention. Mais force est de constater que 58 % seulement des patrons de CHR interrogés déclare en pratiquer une. Pourcentage le plus bas enregistré parmi les dix grands secteurs scrutés. Ce qui ne surprend guère, au regard du temps quotidien qu’ils consacrent à leur travail.

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