75 % des Français ne partiraient pas en vacances cet été (sondage OpinionWay/Flag Systèmes)

La crise sanitaire impacte fortement, pour l’instant, les projets estivaux des Français. 31 % des 1085 personnes interrogées par OpinionWay prévoient d’annuler ou de reporter leurs vacances. Tandis que 44 % n’envisagent pas de partir. Réalisée les 16 et 17 mai, cette enquête montre sans doute des Français encore dans l’expectative.

La crise sanitaire impacte fortement leurs projets estivaux. 31 % des 1085 Français interrogés prévoient d'annuler ou de reporter leurs vacances. Tandis que 44 % n'envisagent pas actuellement de partir. Réalisée les 16 et 17 mai, cette enquête montre des Français restant encore dans l'expectative.

16 % des Français interrogés prévoient de partir dans la région PACA. Une vue aérienne de Port-Grimaud dans le Var. Photo : Prosign - Adobe Stock.

Inquiétant ? Ou à relativiser ? Les deux ! Une grande majorité des Français n’ont toujours pas inscrit les vacances d’été à leur ordre du jour.  Du moins si l’on en croit l’enquête réalisée à la mi mai par Opinion Way pour Flag Systèmes, éditeur de logiciels pour la filière Tourisme. L’institut a interrogé 1 085 personnes âgées de 18 ans et +, constituant un échantillon représentatif de la population française.

75 % ont déclaré qu’ils ne partiront pas en vacances cet été ! C’est considérable. Pourquoi sont-ils aussi nombreux à ne pas partir ? Beaucoup plus qu’habituellement à la même époque, entre 45 et 50 % selon les années. C’est en raison de la décision de 31 % d’entre eux de changer leur plan. D’annuler leurs vacances (16 %). Ou de les décaler à plus tard (15 %).  A l’inverse, 24 % seulement des interrogés maintiennent leur projet de vacances. Même ceux appartenant aux catégories CSP + , les plus enclines à partir en juillet-août, ne sont que 36 % à villégiaturer cet été.

On peut aussi considérer le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. En triturant un peu les résultats. En  considérant que 44% de ceux qui avaient prévu de partir cet été maintiennent tout de même leurs vacances. Sauf que ces 44 % se recrutent pas sur l’ensemble de l’échantillon. Mais sur les 55 % qui avaient prévu initialement de partir. Au total donc, ce sont seulement 24 % des Français qui conservent un projet de vacances.

Côté budget en revanche, la crise sanitaire n’a pas remis en cause les projections faites avant le confinement. Les interrogés évaluent leur budget estival à 806 euros par personne en moyenne, contre 805 initialement. Moyenne qui grimpe à 1064 euros chez les inactifs et 1242 euros chez les Franciliens.

Sur les choix de destinations, on note une répartition assez équilibrée entre les régions. PACA (16 % des choix) devance d’une courte tête Auvergne Rhône-Alpes (15%), Occitanie et Bretagne (14 %).  Les Franciliens montrent une préférence pour la région Provence Alpes Côte d’Azur (21 %), suivie de l’Auvergne-Rhône-Alpes (18 %) et de la Corse (14%). Tandis que la Bretagne et l’Occitanie (17 % chacune) conquièrent le coeur des Provinciaux, en devançant PACA (14%).

Logements priorisés : chez des amis ou dans la famille, louer un meublé ou partir en camping

Quel mode d’hébergement choisiront-ils ? 37 % optent pour un logement chez des amis ou dans la famille. Mais 69 % citent également au moins un hébergement marchand. Avec 33 % de déclarants, la location d’un appartement ou d’une villa devance largement les campings (19 %) et les hôtels (15 %). Et plus encore les chambres d’hôte (6 % seulement). Les classes aisées privilégient surtout ces meublés touristiques (36 %). Tandis que les CSP –  préfèrent le camping (29 %).  Les hôtels sont cités par 18 % des CSP +, 13 % des CSP –  et 14 % des inactifs.

Au vu des résultats de ce sondage, il faut se garder de conclusions hâtives. A l’évidence, la crise sanitaire dissuade pour l’instant une partie des Français de partir cet été. Mais rien ne prouve que la photographie sera identique à la mi-juin. Elle pourrait révéler alors une proportion plus élevée de vacanciers. Quand chacun d’entre eux aura su à quoi s’en tenir sur la liberté de ses mouvements en France. Et sur le niveau de sécurité sanitaire pérenne atteint. Dans ce sens, les annonces gouvernementales prévues fin mai sur la phase 2 du déconfinement pourraient inciter les indécis à s’échapper enfin ! En vacances !

Philip Ferrere, directeur général de Flag Systèmes, reste optimiste

« Avant de lancer ce sondage, nous nous attendions à des intentions plus pessimistes. Si on compte ceux qui n’ont rien encore planifié et qui partiront tout de même, on peut s’attendre à ce qu’une majorité de Français partent en vacances cet été. Par ailleurs, on constate que les Français font preuve de résilience en matière de tourisme. Les restrictions du gouvernement vont naturellement accroître la demande d’hébergement en France. Et c’est une très bonne nouvelle pour la profession.

Centrales de réservations, comités d’entreprise, hébergeurs, toute la chaîne doit très rapidement s’adapter à une demande qui va fortement augmenter les jours à venir, notamment via Internet.

Néanmoins, le secteur doit rester prudent, certains paramètres que nous ne maîtrisons pas demeurent bel et bien présents. Le plan d’aide du gouvernement pour relancer le tourisme en France est donc très attendu. Nous sommes confiants et commençons à entrevoir la lumière au bout du tunnel. “»

A propos de Flag Systèmes

Flag Systèmes, filiale du groupe DL Software, est un éditeur de logiciels à destination des acteurs du tourisme : hébergeurs, hôtels, campings, résidences, tour-opérateurs, réceptifs, parcs de loisirs, comités d’entreprise, centrales de réservation et pure player. L’entreprise accompagne les professionnels du tourisme dans leurs stratégies de développement technologique en leur proposant une expertise métier transverse de l’industrie et des solutions afin de renforcer leur positionnement sur le marché.

Les principaux résultats

L’impact patent de la crise sanitaire sur les projets de vacances

Un budget vacances sanctuarisé !

PACA, AURA, Occitanie, Bretagne… Cinq régions se détachent dans les choix

Les hébergements marchands, additionnés ensemble, restent encore majoritaires

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