L’hôtellerie française dépasse pour la première fois les 220 millions de nuitées annuelles

Plus de 220,2 millions de nuitées ont été enregistrés en 2025 dans les hôtels de France, selon les statistiques trimestrielles de l’Insee agrégées par HR-infos. Sous réserve de confirmation des chiffres du quatrième trimestre qui viennent de paraître (lire notre article), la fréquentation hôtelière 2025 dépasserait le précédent plafond historique atteint en 2019 de 219,3 millions de nuitées. Cette hausse s’explique essentiellement par un plus grand nombre d’arrivées internationales dans les établissements, qui excèdent le recul de celles des résidents.

Plus de 220,2 millions de nuitées ont été enregistrés en 2025 dans les hôtels de France, selon les statistiques trimestrielles de l'Insee agrégées par HR-infos. Sous réserve de confirmation des chiffres du quatrième trimestre qui viennent de paraître (lire notre article), la fréquentation hôtelière 2025 dépasserait le précédent plafond historique atteint en 2019 de 219,3 millions de nuitées. Cette hausse s'explique essentiellement par un plus grand nombre d'arrivées internationales dans les établissements, qui excèdent le recul de celles des résidents.

Officiellement ouvert en février 2026, mais accessible fin 2025, le Salvia, au 16 rue Cujas (Paris 5 ème), proche du Jardin du Luxembourg et du Panthéon, résulte de la réunion de trois hôtels (Cujas Sorbonne, 3 Collèges et Design Sorbonne) en une seule adresse qui vise les 4 étoiles. Il offre 39 chambres et suites. En photo, une chambre "Supérieure" qui réussit dans 13 m2 à intégrer une literie de 160 x 190. Le Salvia fait partie du groupe Hôtels Paris Rive Gauche (famille Bréthous-Mancelli), qui compte 7 boutique-hôtels.

Le niveau d’avant-crise enfin dépassé

Six exercices auront donc été nécessaires à l’hôtellerie française pour retrouver et même dépasser son niveau de l’année 2019, avant la crise sanitaire. En franchissant au passage pour la première fois le seuil des 220 millions de nuitées à l’issue de l’année 2025. 220,198 millions exactement. Chiffre toutefois transitoire, en raison des données encore provisoires pour le mois de décembre.

Ce résultat que l’on peut qualifier d’historique s’explique essentiellement par la forte progression du nombre d’arrivées de clients internationaux dans l’intervalle (+9,2%)  : près de 41 millions. C’est 3,4 millions de plus qu’en 2019.

Malheureusement, l’évolution du nombre de clients résidents a, elle, suivi une courbe inverse. Car dans la même période, l’hôtellerie française a perdu près de 2,2 millions d’arrivées résidentes.  (85,687 millions vs 83,693).

Heureusement, ces 2,2 millions de nuitées domestiques perdues entre 2019 et 2025 ont donc été plus que compensées par les 3,4 millions de nuitées internationales gagnées.

Arrivées et nuitées domestiques toujours en recul par rapport à 2019

La quantification par nuitées, critère choisi par l’Insee pour mesurer la fréquentation, conduit aux mêmes conclusions. L’augmentation du nombre des nuitées réservées par les Internationaux (83,5 millions de nuitées) par rapport à 2019 (+8,3%, soit 6,4 millions de nuitées en plus) explique à elle seule cette hausse de la fréquentation.

Mais là encore, le nombre de nuitées résidentes a fléchi, passant de 142,157 millions en 2019 à 136,701 en 2025 (5,5 millions de nuitées en moins).. Du coup, mécaniquement, la proportion de nuitées internationales se hisse au pourcentage historique de 37,9 %. C’est de 2,7 points de plus qu’en 2019.

Cerner les causes de ce déclin de la clientèle domestique dans l’hôtellerie française demanderait un article complet. L’une des explications, mais pas la seule, tient certainement à la diminution constante depuis 2019 des nuitées hôtelières pour motifs d’affaires.

Quant à la durée du séjour, elle n’est pas encore officiellement établie pour 2025. Depuis 2019, elle atteignait 2,1 jours en moyenne annuelle chez les non résidents, à l’exception d’une légère inflexion en 2024 (2 jours)  et probablement aussi en 2025 (2 jours également).
Chez les résidents, elle restait constante à 1,7 jour. Si l’on se base sur le ratio nuitées/arrivées en 2025, la moyenne générale devrait rester à 1,8 jour.

Record historique également pour les Autres Hébergements Touristiques Collectifs (AHCT)

La fréquentation en 2025 enregistre aussi un nouveau plafond dans les Autres Hébergements Touristiques collectifs (AHCT), conduits par les résidences de tourisme. Elle atteint 97,634 millions de nuitées. Soit près de 705 000 nuitées supplémentaires par rapport à celles de 2019 (96,929 millions). On peut estimer à environ 80 % la part de nuitées des résidences de tourisme.

Comme dans l’hôtellerie, cette progression globale des nuitées dans les AHTC provient exclusivement des internationaux. Ces non-résidents ont totalisé près 20,8 millions de nuitées contre 17,9 millions en 2019. Ils pesaient l’an dernier 21,3 % du total des nuitées contre 18,5 % sept ans plus tôt. A l’inverse, la clientèle résidente a vu ses nuitées reculer de 79 millions à près de 77,5 millions entre 2019 et 2025.

Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) regroupent les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs.

Les résidences de tourisme et villages de vacances représentent plus de 90 % de l’ensemble des AHCT.

Au 4 ème trimestre, une fréquentation en hausse
dans toutes les gammes hôtelières classées

Au quatrième trimestre 2025, la fréquentation hôtelière atteint 48,7 millions de nuitées, soit près de 1 million de nuitées de plus qu’au quatrième trimestre 2024.

Sur un an, la fréquentation de la clientèle non résidente s’accroît de 7,3 % (soit plus de 1,2 million de nuitées supplémentaires), et même de 11% dans les 4 et 5 étoiles (+ de 1,1 million de nuitées supplémentaires). Fait sans précédent, la clientèle internationale pesait d’octobre à décembre 2025 près d’une nuitée sur deux (47,5 %)

A contrario, la fréquentation de la clientèle résidente diminue de 0,6 % (soit 200 000 nuitées de moins). Son recul est concentré toutefois sur les hôtels non classés (-21,1 %) et sur les hôtels classés 1 et 2 étoiles (-2,4 %). A l’inverse, cette clientèle résidente augmente dans les 3 étoiles (+2,2 %) et plus encore dans les 4 et 5 étoiles (+4,2%).

Seule la fréquentation des hôtels non classés diminue (-22 %), du fait de la désaffection des clientèles résidente comme non résidente.
L’autre explication, selon HR-infos, tient aussi à la diminution de parc. Début 2026, la France ne comptait plus que 3 509 hôtels non classés, soit près de 400 en moins que début 2025.

A contrario, dans toutes les catégories classées, la fréquentation augmente. Et d’autant plus fortement que la gamme est élevée (+0,5 % dans les hôtels classés 1 ou 2 étoiles, +3,7 % dans ceux classés 3 étoiles et +7,3 % dans ceux classés 4 ou 5 étoiles).

La fréquentation est quasi stable dans les massifs de montagne (+0,2 %). Mais elle augmente nettement sur le littoral (+1,7 %) et en dehors de ces territoires (+2,4 %). La fréquentation augmente surtout dans l’urbain dense (+3,2 %), la croissance est plus modeste dans les communes rurales (+0,3 %).

Une hausse de la fréquentation majoritairement portée par les Internationaux

    Données définitives jusqu’en novembre 2025, provisoires pour décembre 2025.

  • Lecture : Dans les hôtels des massifs de montagne, le nombre de nuitées de non résidents est en hausse de 12 % par rapport  celui du quatrième trimestre 2024.
  • Champ : France pour les hôtels
  • Source : Insee, enquêtes de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Nouveau recul du tourisme d’affaires hôtelier 

Le tourisme d’affaires dans les hôtels diminue fortement au quatrième trimestre 2025 (‑9,7 % par rapport à la même période de 2024, soit 1,7 million de nuitées hôtelières en moins sur un total de 16,2 millions. Ce qui confirme la tendance baissière observée depuis la crise sanitaire.

Ce recul concerne encore davantage les communes urbaines de densité intermédiaire (-13,1%) que les communes urbaines les plus denses (-8,2%). Le recul touche aussi les communes en zone rurale (-9,8 %)

La hausse de la fréquentation des autres hébergements collectifs de tourisme
est portée uniquement par la clientèle non résidente

Au quatrième trimestre 2025, la fréquentation dans les autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) de France métropolitaine s’établit à 16,9 millions de nuitées. Elle augmente de 2,6 % par rapport à son niveau du quatrième trimestre 2024, soit 450 000 nuitées supplémentaires. Cette hausse est portée uniquement par la clientèle non résidente (+13,6 %), tandis que la fréquentation des résidents est stable.

La fréquentation augmente à la fois dans les résidences de tourisme (+2,8 % pour 13,6 millions de nuitées) et dans les autres types d’hébergements (+2,0 % pour 3,3 millions de nuitées).

La fréquentation augmente dans les massifs de montagne (+7,6 %) et hors littoral et montagne (+2,9 %), mais diminue sur le littoral (-3,1 %). Les nuitées sont en hausse dans le rural (+8,0 %) et dans l’urbain dense (+2,1 %), mais elles baissent dans l’urbain intermédiaire (-4,5 %).

  • Données définitives jusqu’en novembre 2025, provisoires pour décembre 2025.
  • Lecture : Dans les résidences de tourisme, le nombre de nuitées résidentes est supérier de 0,5 % par à celui du quatrième trimestre 2024.
  • Champ : France métropolitaine pour les AHCT.
  • Source : Insee, enquêtes de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.

 

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