L’Hébergement Restauration est le secteur du Privé qui a créé le plus d’emplois en 2025

Avec un solde de 13 800 postes, dont 11 400 pour la Restauration et 2 400 pour l’Hébergement, selon les dernières statistiques publiées de l’Urssaf, la branche a continué de créer des emplois salariés l’an dernier, à un rythme toutefois plus ralenti que lors des quatre exercices précédents. Cette performance n’en reste pas moins remarquable. C’est, en effet, dans ce secteur de l’H&R qu’il s’est créé le plus d’emplois salariés en 2025. Alors même que l’ensemble du secteur privé a vu ses effectifs reculer l’an dernier de 51 000 postes, ceci pour la première fois depuis 2020.

Avec un solde de 13 800 postes, dont 11 400 pour la Restauration et 2 400 pour l'Hébergement, selon les dernières statistiques publiées de l'Urssaf, la branche a continué de créer des emplois salariés l'an dernier, à un rythme toutefois plus ralenti que lors des quatre exercices précédents. Cette performance n'en reste pas moins remarquable. C'est, en effet, dans ce secteur de l'H&R qu'il s'est créé le plus d'emplois salariés en 2025. Alors même que l'ensemble du secteur privé a vu ses effectifs reculer l'an dernier de 51 000 postes, ceci pour la première fois depuis 2020.

L'apprentissage rencontre encore le succès dans la branche. Selon le ministère du Travail,10 % des 846 000 contrats signés dans le secteur privé en 2025 l'ont été dans la branche. C'est 1 point de plus par rapport à 2024, le seul secteur dont la part est en hausse. Mais c'est aussi celui qui enregistrait le plus de ruptures de contrat lors des dernières années étudiées, avec 51 % de rupture en cours de contrat sur l'année 2022. Photo : PFPH Lab - Adobe Stock (avec le concours de l'IA).

Un volume de créations qui tend progressivement à décroître

Il est rare que les effectifs progressent systématiquement d’un trimestre à l’autre. Même dans les années les plus prolifiques, l’effectif peut légèrement reculer au cours d’un trimestre, le plus souvent le premier ou le quatrième. Ce fut le cas en 2021, 2023 et 2024

Mais en 2025, les effectifs du secteur de l’Hébergement-Restauration ont reculé sur deux trimestres consécutifs, le troisième (-0,2 %, en glissement trimestriel) et le quatrième (-0,1 %, idem)

Toutefois, les évolutions diffèrent au quatrième dans les deux pôles de la branche. Ainsi, dans l’Hébergement, les effectifs marquent à nouveau un net ralentissement : – 0,8 % après – 0,6 % le trimestre précédent. Alors que dans la Restauration, les effectifs augmentent de 0,1 % après une baisse de 0,1 % au troisième trimestre.

Sur un an, malgré ces deux reculs trimestriels, les effectifs globaux s’accroissent de 0,8 % dans l’Hébergement (2 400 postes) et de 1,1 % dans la Restauration (11 400 postes). Ceci en raison d’un fort volume de créations au deuxième trimestre (+ 1 %, 15 600 postes). Davantage cette fois dans l’Hébergement (+2,8 %,) que dans la Restauration (+0,5%).

Force est de constater que le rythme de créations tend à baisser ces deux dernières années. En moyenne annuelle, la progression des effectifs (corrigée des variations saisonnières) a atteint 1,3 % en 2025, contre 1,7 % en 2024, 2,8% en 2023. Et +8,6 % en 2022.

Les créations d’entreprises en soutien de l’emploi salarié

Toujours très soutenues, les créations d’entreprises dans la branche ont dépassé les 47 300 unités légales, selon l’Observatoire de la création d’entreprise créé par BpiFrance.

Ces créations se répartissent entre plus de 38 000 en Restauration et environ 9 300 pour l’Hébergement, en hausse dans les deux secteurs par rapport à 2024. Les micro-entreprises représentent près de 48 % des créations en Restauration. Et près de 36 % dans l’Hébergement.

La restauration rapide, à elle seule, représente près de 50 % des créations en Restauration. En septembre, sur les 2 910 créations en Restauration recensées par Bpi (à 48,4 % par des micro-entrepreneurs), 1 424 étaient déclarées sous le code APE Restauration rapide.

Au départ de leur création, ces entreprises génèrent peu d’emplois salariés. Environ 6 % des créations (données 2023) se font avec avec au moins un salarié (9,2 % hors micro-entrepreneurs). Dans ce cas, elles ont en moyenne 2,5 salariés. Leur contribution à de nouveaux emplois salariés est donc positive.

Un recours à l’intérim toujours limité

L’intérim ne fait toujours pas recette dans la branche. Selon les données de la Dares, les effectifs intérimaires s’élevaient à 15  800 au cours du quatrième trimestre 2025, en baisse de 1,3 % par rapport au troisième trimestre, mais en hausse de 3,6 % (600 postes intérimaires) par rapport au même trimestre de 2024.

Quant au taux de recours de 1,2 % (15 800 sur 1,366 millions de salariés), il reste l’un des plus faibles parmi l’ensemble des secteurs privés, la moyenne inter sectorielle se situant à 2,6 %.

Près de 373 500 contrats d’intérim ont été conclus pour une durée moyenne de 0,7 semaine (0,64 semaine au trimestre précédent). Une durée là encore très inférieure à la moyenne inter sectorielle, qui se situe à 1,9 semaine. Avec des pics à plus de 5 semaines dans le secteur des services financiers.

Effectifs CVS : en Données Corrigées des Variations Saisonnières.
GA : Glissement annuel des effectifs salariés GT : Glissement trimestriel des effectifs salariés.
SourceUrssaf Dares (effectifs intérimaires) – traitement HR-infos
Précisions :
En effectifs bruts, la branche comptait 1,310 million de salariés fin décembre. En effectifs bruts moyens, elle en comptait 1,314 million. Pour l’Urssaf, l’indicateur le plus signifiant reste les données Corrigées des Variations Saisonnières (1,366 million).

La masse salariale a atteint 8,575 milliards d’euros au 4ème trimestre 2025

La masse salariale du secteur, progresse de 0,5 % au 4ème trimestre 2025 et de 2,6 % sur un an. Elle augmente dans l’Hébergement plus faiblement sur 1 T et plus fortement sur 12 mois : +0,3 % sur le 4T 2025 et +4 % sur un an, à 2,242 milliards d’euros. A l’inverse de la Restauration ( (+0,6 % sur le 4T 2025 et +2,5% sur un an, à 6,334 milliards d’euros).

Le Salaire Moyen par Tête (SMPT), de 2 092 euros, augmente au quatrième trimestre 2025 de 0,5 % et de 1,2 % sur un an.

Il augmente plus fortement dans l’Hébergement (+1,8 % sur 1 an, à 2 486 euros) que dans la Restauration (+1 %, à 1 980 euros). L’écart se creuse légèrement entre les deux secteurs, passant ainsi à 25,5 %. Au détriment de la Restauration.

La Prime de Partage de la Valeur remonte à 79,4 millions d’euros 

Elle avait chûté à 22,3 millions d’euros au troisième trimestre 2025. Elle remonte très nettement. On sait, historiquement, que c’est au 4 ème trimestre de l’année civile que le montant versé de la PPV est le plus élevé.

Au quatrième trimestre 2025, la Restauration a versé 46 milllions de Prime de Partage de la Valeur (dite prime « Macron »). L’Hébergement en a versé pour 33,4 millions d’euros.

La masse salariale, hors PPV, progresse de +2,6 % sur 1 an. Mais en lui incluant la PPV, elle ne progresse plus que de +2,4 %.

Sur ce trimestre, 8,8 % des entreprises de la branche (17 480 sur 197 815) ont versé cette PPV à un total de 148 283 salariés. Son montant moyen atteint 536 euros (vs 565 euros au 3T 2025 pour seulement 39 740 salariés).

Cette Prime avait même atteint 92,9 millions d’euros au 4 T 2024 et mieux encore 99,2 M€ au 4T 2023. 10 % des entreprises de la branche en avaient fait bénéficier à près de 132 000 salariés en 2024. Avec un montant moyen de PPV distribué de 703,7 euros (674 euros en 2024).

Au total, sur les quatre trimestres de 2025, la PPV a représenté 160,2 millions d’euros (vs 165,6 M€ en 2024), versés à 252 900 salariés (240 000 en 2024) par plus de 33 900 établissements, soit environ 17 % des 198 000 établissements et 18 % de ses salariés, pour un montant moyen de 718 euros.

Le montant global de la PPV est moins élevé qu’en 2024 (165,6 M€ pour 240 000 salariés et qu’en 2023 (171,9 M€ pour 272 500 salariés). En revanche, le montant moyen versé par salarié est plus élevé : 718 € à comparer à 674 € en 2024 et 612 € en 2023.

Effectifs CVS : en Données Corrigées des Variations Saisonnières.
GA : Gain annuel de la masse salariale  GT : Glissement trimestriel de la masse salariale.
SourceUrssaf Dares (effectifs intérimaires) – traitement HR-infos

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