La fréquentation des hébergements collectifs supérieure à son niveau d’avant-crise

Après dix trimestres consécutifs de recul, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques a pour le première fois dépassé son niveau de 2019, selon l’Insee. Avec 209 millions de nuitées enregistrées de juillet à septembre 2022, elle a excédé de 3,2 % celle relevée sur la même période de 2019. La fréquentation est même nettement supérieure dans les campings (+6,2 %), alors qu’elle ne progresse que de 1,3 % dans les hôtels, en raison du recul de la clientèle non-résidente (-1,7 %). Elle reste globalement en baisse (-1,2%) dans les résidences de tourisme.

Après dix trimestres consécutifs de recul, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques a pour le première fois dépassé son niveau de 2019, selon l'Insee. Avec 209 millions de nuitées enregistrées de juillet à septembre 2022, elle a excédé de 3,2 % celle relevée sur la même période de 2019. La fréquentation est même nettement supérieure dans les campings (+6,2 %), alors qu'elle ne progresse que de 1,3 % dans les hôtels, en raison du recul de la clientèle non-résidente (-1,7 %). Elle reste globalement en baisse (-1,2%) dans les résidences de tourisme.

Au sein de l'hôtel Madame Rêve, 5 étoiles ouvert à l'automne 2021, une chambre Deluxe de 29m2, avec vue sur l'église Saint-Eustache et le Centre Pompidou. Un segment qui a performé durant l'été, contrairement aux 1 et 2 étoiles et aux non classés. Photo DR.

Une première depuis la crise sanitaire ! La fréquentation hôtelière passe enfin dans le vert. Du moins globalement, mais pas encore pleinement. Dans le vert pour la fréquentation générée par la clientèle résidente. Encore dans le rouge pour la non-résidente, malgré des signes marquants de regain.

En terme d’occupation, les taux enregistrés en juillet 2022 (70,3%) et août 2022 (70,4 %) ont dépassé de plus d’1 point ceux relevés en juillet (69,4 %) et août 2019 (69,2 %). En revanche, le TO de septembre 2022 (70,4 %) reste légèrement inférieur à celui de septembre 2019 (70,7%).

Le nombre de nuitées hôtelières de la clientèle résidant en France a dépassé de 3,2 % au troisième trimestre 2022 celui du troisième trimestre 2019. Cette hausse représente près de 1,4 million de nuitées supplémentaires sur un total de 70,6 millions. Les résidents tirent le marché hôtelier depuis le troisième trimestre 2021.

A l’inverse, le nombre de nuitées de la clientèle non résidente se situe toujours en deçà de son niveau d’avant la crise . Mais de -1,7 % seulement. Soit une baisse d’un demi-million de nuitées par rapport à 2019, avec 26,2 millions de nuitées. Pourtant, dans la période, la majorité des clientèles internationales ont fait leur retour. Mais elles n’ont pas suffi à compenser l’absence des Britanniques, des Asiatiques et des Etats-Uniens. Selon l’Insee, la clientèle européenne a bien « dynamisé » la fréquentation hôtelière. Les nuitées des touristes allemands augmentent de 10,3 % par rapport à 2019. Ceux de Belgique de 5,8 %. Et même de 40,8 % pour les  Pays-Bas.

Un constat à nuancer selon les gammes et les clientèles

Les progressions les plus fortes se repèrent avant tout dans les hôtels classés 4 et 5 étoiles. Le haut de gamme enregistre, en effet, une hausse de 8,2 % de ses nuitées par rapport à 2019, pour un total de 20,3 millions. Elle culmine même à 19,5 % pour les résidents. Selon l’Insee, ces établissements auraient bénéficié de séjours de résidents familiers jusque là des vacances à l’étranger et qui ont préféré à l’été 2022 le tourisme domestique.

Cette belle progression du haut de gamme s’est vue entravée toutefois par le léger recul des non-résidents (-1,3 %) qui représentent dans ces établissements près d’une nuitée sur deux.

Les classés trois étoiles, qui pèsent à eux seuls près de 28 millions de nuitées sur le troisième trimestre 2022, ce qui en font le plus important segment hôtelier, ont augmenté leur volume de 3,9 %. C’est deux fois moins que les 4 et 5 étoiles. Mais contrairement à eux, ils ont progressé aussi bien sur les non-résidents (1,8 %) que sur les résidents (5,2 %). Sachant toutefois que les non-résidents ne représentaient que 36 % de leur fréquentation.

A contrario, la fréquentation continue de diminuer dans les hôtels classés 1 et 2 étoiles (-7,9 %) et non classés (-5,3 %). Phénomène inquiétant, ces gammes perdent sur les deux tableaux. Le segment Economique (14,1 millions de nuitées) continue de perdre des nuitées résidentes (-7,7 %) et non-résidentes (-7,2%). Tout comme les non-classés (8,4 millions de nuitées soit moins de 12 % du volume total hôtelier), mais dans une mesure un peu moindre (respectivement – 4,8 % et – 6,7 %).

L’Ile-de-France symboliquement à +0,1 %

Tous les grands espaces géographiques ont renoué avec la croissance. Mais celle-ci reste symbolique dans le cas de la première destination française (+0,1 %), totalisant 19,2 millions de nuitées hôtelières. Mais la région Capital avait subi une hémorragie, perdant pratiquement 70 % de ses volumes au troisième trimestre 2020 par rapport à la même période de 2019.

Avec près de 16 millions de nuitées, les hôtels du littoral ont stimulé leur fréquentation (+2,7 % par rapport à 2019). Elle retrouve également son niveau de 2019 dans l’espace urbain, que ce soit en Île-de-France ou en province.

La fréquentation de la clientèle résidente est soutenue dans les départements d’outre-mer (+9,6 % par rapport au troisième trimestre 2019) et dans les massifs de ski (+7,4 %), faisant plus que compenser le repli parfois prononcé de la fréquentation de la clientèle non résidente.

Le tourisme d’affaires, moins important en période estivale, reste convalescent. La crise sanitaire l’a sans doute profondément reconfiguré.  Les nuitées d’affaires restent ainsi en retrait de 3,2 % au troisième trimestre 2022 par rapport à la même période en 2019. Cette baisse reste particulièrement sensible en Île-de-France (-13,8 %, soit 1,1 million de nuitées d’affaires en moins).

 

La progression des hôtels reste inférieure
à celle du marché global des hébergements collectifs

 

  • * données définitives jusqu’en août 2022, provisoires pour septembre 2022
  • Lecture : au troisième trimestre 2022, le nombre de nuitées hôtelières est supérieur de 1,3 % à celui du troisième trimestre 2019
  • Champ : France entière. Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT)
1 an auparavant, la fréquentation hôtelières accusait encore un retard de 10 millions de nuitées

  • * données définitives jusqu’en août 2022, provisoires pour septembre 2022
  • Lecture : au troisième trimestre 2022, le nombre de nuitées hôtelières est supérieur de 1,3 % à celui du troisième trimestre 2019
  • Champ : France entière. Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT)

Les campings sur performent les hôtels,
en progressant en nuitées résidentes Et non résidentes

Les campings français dépassent au troisième trimestre 2022 de 6,2 % leur niveau de fréquentation d’avant-crise. Ils ont engrangé 102 millions de nuitées entre juillet et septembre 2022. Ils bénéficient surtout d’une forte hausse de fréquentation des touristes résidents (+8,1 %), et dans une moindre mesure d’un tourisme non résident plus présent qu’en 2019 (+1,5 %).

Avec près de 59 millions de nuitées dans les campings, le littoral reste la principale destination dans ce type d’hébergement. Et la fréquentation des résidents comme des non résidents y est en forte hausse. Les campings plus éloignés des côtes profitent également d’un retour soutenu de la clientèle résidente.

  • * données définitives jusqu’en août 2022, provisoires pour septembre 2022
  • Lecture : au troisième trimestre 2022, le nombre de nuitées non-résidentes est supérieur de 1,5 % à celui du troisième trimestre 2019
  • Champ : France entière. Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT)

 

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