Après avoir déjà décroché cette année la 3ème étoile Michelin, Michaël Arnoult, le cuisinier savoyard du restaurant Les Morainières, à Jongieux, en Savoie, s’est vu décerner le titre de Chef de l'Année. lors de la 40ᵉ édition des Trophées Le Chef, dont la soirée de gala se tenait le 21 septembre au Parc des Princes à Paris. Chaque année, depuis 1987, plus de 3 000 établissements référencés au Guide Michelin France élisent, à bulletin secret et sous contrôle d’huissier, leurs pairs les plus inspirants, tous emblématiques de la gastronomie française.
Pour cette édition anniversaire, Michaël Arnoult rejoint ainsi un palmarès initié en 1987 avec Joël Robuchon et qui rassemble, depuis quatre décennies, les figures majeures de la gastronomie française.
Pour la très grande majorité des lauréats, le trophée du Chef de l’année revient à celui qui a décroché la troisième étoile la même année. Comme en 2025 avec Hugo Roellinger et 2024 avec Jérôme Banctel.
Mais ce n’est pas systématiquement le cas. Ainsi en 1996, Alain Passard (L’Arpège) décroche le Graal. Pourtant ses pairs décident d’attribuer le trophée Le Chef à Alain Dutournier (Le Carré des Feuillants, 2 étoiles).
En 1999, Michel Bras (Laguiole) décroche l’étoile suprême. Mais c’est Dominique Bouchet à la tête du restaurant Ambassadeurs, de l’Hôtel de Crillon (2 étoiles) qui a la faveur des chefs distingués eux-mêmes par le Michelin.
Autre millésime frappant, le 2003. Le Guide Michelin couronne les chefs de deux tables d’hôtels de luxe. Philippe Legendre au restaurant Le Cinq (Hôtel George V à Paris). Et Alain Ducasse au Louis XV à Monaco qui récupère sa 3 ème étoile perdue en 2001 (il l’avait déjà perdu en 1997 pour la regagner l’année suivante). Pourtant, aux trophées Le Chef, les votes se portent sur Jean-Paul Jeunet, 2 étoiles à Arbois.
Ou encore en 2006. Thierry Marx, qui officiait alors à Cordeillan-Bages, titulaire de 2 étoiles Michelin et adepte à l’époque de laa cuisine moléculaire, était élu chef de l’Année. Pourtant, Olivier Roellinger obtenait sa troisième étoile Michelin pour sa Maison de Bricourt à Cancale.
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Originaire du Val de Loire, Michaël Arnoult se forme à l’école hôtelière de Montargis avant de construire son expérience entre la France et l’Angleterre. En 2001, il rejoint Emmanuel Renaut au Flocons de Sel à Megève, où il évolue
jusqu’au poste de second de cuisine.
En 2005, avec son épouse Ingrid, il s’installe à Jongieux, en Savoie, et reprend Les Morainières. Au coeur des vignobles savoyards, le couple façonne une maison liée à son territoire, où Michaël Arnoult développe une cuisine précise et personnelle, nourrie par les produits et les paysages qui l’entourent.
Récompensé d’une première étoile puis d’une deuxième, Michaël Arnoult décroche une troisième étoile en 2026, consacrant ainsi, plus de vingt ans de travail et une cuisine d’auteur sincère et exigeante.
Le palmarès 2026
Pâtissier de l’Année
Maxence BARBOT, Le Bristol ***, Paris (75)

Sommelier de l’Année
Bastien DEBONO, Restaurant Yoann Conte **, Veyrier du Lac (74)

Prix du Service
Olivier BIKAO, Le Meurice **, Paris (75)

Prix de la Transmission
Alain PASSARD, L’Arpège ***, Paris (75)

Photos : Charles Yves
Les Trophées Le Chef : 40 ans de reconnaissance par les pairs
Créés en 1987 par le magazine professionnel Le Chef, les Trophées Le Chef reposent depuis leur origine sur un principe singulier : permettre aux professionnels de distinguer eux-mêmes leurs pairs. Les chefs référencés au Guide Michelin France élisent, à bulletin
secret et anonyme sous contrôle d’huissier, les personnalités ayant marqué leur profession au cours de l’année écoulée.
Quarante ans après leur création, les Trophées Le Chef continuent ainsi de mettre en lumière celles et ceux qui font évoluer la gastronomie française et ses métiers.
Les 40 lauréats des Trophées Le Chef (2026 – 1987)
- 2026 : Michaël Arnoult (Les Morainières à Jongieux)
- 2025 : Hugo Roellinger (Le Coquillage à Saint-Méloir-des-Ondes)
- 2024 : Jérôme Banctel (Le Gabriel – La Réserve à Paris)
- 2023 : Alexandre Couillon (La Marine à Noirmoutier)
- 2022 : Dimitri Droisneau (La Villa Madie à Cassis)
- 2021 : Alexandre Mazzia (AM par Alexandre Mazzia à Marseille)
- 2020 : Glenn Viel (L’Oustau de Baumanière aux Baux-de-Provence)
- 2019 : Mauro Colagreco (Le Mirazur à Menton) — Premier chef étranger sacré
- 2018 : Christophe Bacquié (Hôtel du Castellet au Castellet)
- 2017 : Nicolas Sale (Le Ritz à Paris)
- 2016 : Christian Le Squer (Le Cinq – Hôtel George V à Paris)
- 2015 : René et Maxime Meilleur (La Bouitte à Saint-Martin-de-Belleville)
- 2014 : Arnaud Lallement (L’Assiette Champenoise à Tinqueux)
- 2013 : Arnaud Donckele (La Résidence de la Pinède à Saint-Tropez)
- 2012 : Emmanuel Renaut (Flocons de Sel à Megève)
- 2011 : Jean-François Piège (Thoumieux à Paris)
- 2010 : Gilles Goujon (L’Auberge du Vieux Puits à Fontjoncouse)
- 2009 : Éric Frechon (Épicure – Le Bristol à Paris)
- 2008 : Yannick Alléno (Le Meurice à Paris)
- 2007 : Anne-Sophie Pic (Maison Pic à Valence) — Première et unique femme sacrée
- 2006 : Thierry Marx (Château Cordeillan-Bages à Pauillac)
- 2005 : Olivier Roellinger (Les Maisons de Bricourt à Cancale)
- 2004 : Régis Marcon (Régis et Jacques Marcon à Saint-Bonnet-le-Froid)
- 2003 : Jean-Paul Jeunet (Restaurant Jean-Paul Jeunet à Arbois)
- 2001 : Guy Martin (Le Grand Véfour à Paris)
- 2000 : Alain Ducasse (Le Louis XV à Monaco / Alain Ducasse au Plaza Athénée) — Seul chef sacré deux fois
- 1999 : Dominique Bouchet (Les Ambassadeurs – Hôtel de Crillon à Paris)
- 1998 : Jacques et Laurent Pourcel (Le Jardin des Sens à Montpellier)
- 1997 : Jacques Chibois (La Bastide Saint-Antoine à Grasse)
- 1996 : Alain Dutournier (Carré des Feuillants à Paris)
- 1995 : Marc Veyrat (L’Auberge de l’Éridan à Veyrier-du-Lac)
- 1994 : Antoine Westermann (Le Buerehiesel à Strasbourg)
- 1993 : Pierre Gagnaire (Restaurant Pierre Gagnaire à Saint-Étienne)
- 1992 : Michel Bras (Restaurant Bras à Laguiole)
- 1991 : Bernard Loiseau (La Côte d’Or à Saulieu)
- 1990 : Alain Ducasse (Le Louis XV à Monaco)
- 1989 : Émile Jung (Le Crocodile à Strasbourg)
- 1988 : Marc Meneau (L’Espérance à Saint-Père-sous-Vézelay)
- 1987 : Joël Robuchon (Jamin à Paris)


