De janvier à mars 2026, en France, selon l'Insee, la fréquentation en hébergements collectifs touristiques hors campings n'a augmenté que par une hausse des nuitées dans les hôtels 3, 4 et 5 étoiles. Celle des autres types d'hébergements collectifs, dont les résidences de tourisme, a reculé (‑1,7 %), alors que celles-ci avaient progressé de 2,6 % au quatrième trimestre 2025. Sur un an, la fréquentation de la clientèle non résidente augmente (+4,4 %), celle de la résidente diminue légèrement (-0,4 %). Le tourisme d’affaires recule sans discontinuer depuis la crise sanitaire.
Une fréquentation portée par les clientèles résidentes et non résidentes
Au premier trimestre 2026, la fréquentation hôtelière atteint 43,1 millions de nuitées, son meilleur score depuis la crise sanitaire, soit 1 million de nuitées de plus qu’au premier trimestre 2025.
Le premier trimestre est traditionnellement celui qui génère le moins de nuitées. Le pic étant systématiquement enregisté au troisième trimestre, celui de l’été 2022 (70,6 milllions de nuitées) n’ayant pas encore été dépassé.
Sur un an, la fréquentation de la clientèle résidente s’accroît de 2,3 % (soit 600 000 nuitées supplémentaires). Et celle de la clientèle non résidente augmente de 2,9 % (soit 400 000 nuitées de plus).
La fréquentation des hôtels non classés diminue fortement (-14,1 % – 2,9 millions de nuitées), en raison de la désaffection des clientèles résidente comme non résidente. Sur le même trimestre de l’année 2024, les nuitées des non classés se chiffraient à 4,2 milllions de nuitées, en baisse déjà de -3,8 %. En 2022, elles approchaient même les 4,2 millions de nuitées.
Dans les hôtels classés 1 ou 2 étoiles, elle diminue plus modérément (‑1,4 %), du seul fait de la clientèle résidente. En revanche, elle augmente nettement dans les hôtels classés 3 étoiles (+4,9 %) et 4 ou 5 étoiles (+5,9 %), portée à la fois par les clientèles résidente et non résidente.
La fréquentation hôtelière augmente moins sur le littoral (+1,5 %) et dans les massifs de montagne (+1,8 %) que dans les autres types de territoires (+2,9 %). Elle croît dans les communes rurales (+2,8 %) et plus fortement dans l’urbain intermédiaire (+10,6 %), tandis qu’elle recule dans l’urbain dense (-1,2 %).
Précisons que ces évolutions de la fréquentation ne sont pas calculées à périmètre constant d’établissement. Ainsi, le nouveau recul enregistré par les hôtels non classés tient avant tout (mais pas uniquement, comme en témoigne leur taux d’occupation moins élevé) (*) l’érosion continue de son parc. Alors qu’il comptait 4 572 hôtels pour 84 221 chambres en 2016, ils n’en comptabilisaient plus que 3 509 pour 67 798 en chambres en 2026.
A l’inverse, les 4 et 5 étoiles dont les adresses ont augmenté respectivement de 54 % et 65 % depuis 2016 enregistrent les plus fortes progressions de fréquentation
(*) En 2024, leur taux d’occupation était estimé à 49,4 % contre 67 % en moyenne pour les hôtels classés et même 67 % (TO le plus haut) chez les 4 étoiles.

- Données définitives jusqu’en février 2026, provisoires pour mars 2026.
- Lecture : Dans les hôtels du littoral, le nombre de nuitées résidentes est inférieur de 0,4 % à celui du premier trimestre 2025.
- Champ : France pour les hôtels, France métropolitaine pour les AHCT.
- Source : Insee, enquêtes de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Une baisse de la fréquentation dans les AHCT imputée à un recul de la clientèle résidente
Au premier trimestre 2026, la fréquentation dans les autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) de France métropolitaine s’établit à 22,4 millions de nuitées. Elle diminue de 1,7 % par rapport à son niveau du premier trimestre 2025, soit 400 000 nuitées de moins.
La fréquentation se réduit à la fois dans les résidences de tourisme (‑1,0 %) et dans les autres types d’hébergements (‑4,4 %). Cette baisse provient uniquement de la clientèle résidente (‑4,8 %). À l’inverse, la fréquentation des non résidents augmente fortement (+8,5 %).
La fréquentation diminue dans les massifs de montagne (‑2,9 %) et sur le littoral (-3,3 %), mais elle augmente légèrement hors littoral et montagne (+0,4 %). Les nuitées sont en baisse dans le rural (‑1,0 %) et plus fortement dans l’urbain dense (‑8,8 %), tandis qu’elles augmentent dans l’urbain intermédiaire (+9,7 %).

- Données définitives jusqu’en février 2026, provisoires pour mars 2026. À partir des résultats du premier trimestre 2026, ce tableau intègre les nuitées pour motifs d’affaires dans les hôtels et AHCT, au lieu des seules nuitées dans les hôtels.
- Lecture : Dans les hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme des communes rurales, le nombre de nuitées pour motif d’affaires est inférieur de 0,3 % à celui du premier trimestre 2025.
- Champ : France pour les hôtels, France métropolitaine pour les AHCT.
- Source : Insee, enquêtes de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Le tourisme d’affaires de nouveau à la peine
Le tourisme d’affaires dans les hôtels et AHCT diminue au premier trimestre 2026 (‑2,9 % par rapport à la même période de 2025, soit près de 600 000 nuitées en moins), confirmant la tendance baissière observée depuis la crise sanitaire. Ce recul concerne principalement l’urbain dense.





