2018 devrait amplifier le retour de la croissance hôtelière

Selon le cabinet In Extenso Conseil Tourisme Culture Hôtellerie, « sauf accident, tous les indicateurs sont dans le vert pour que 2018 vienne conforter cette tendance de croissance et qu’elle soit un bon cru pour l’hôtellerie, y compris sur Paris, où les prix moyens vont continuer leur remontée », a assuré à l’AFP Olivier Petit, associé tourisme, culture et hôtellerie d’In Extenso TCH.

En 2018, le secteur hôtelier, notamment à Paris et sur la Côte d’Azur, devrait bénéficier de la bonne dynamique économique générale et du renforcement de l’attractivité de la destination France. Le regain d’activité touristique de l’hôtellerie parisienne devrait en effet se poursuivre ; les grands événements, tels que les Gay Games, la Ryder Cup ou encore le congrès de l’European Respiratory Society, devraient permettre à la capitale de se maintenir sur le devant de la scène touristique en 2018.

A plus long terme, la perspective des Jeux Olympiques de 2024 va également contribuer à dynamiser l’image de la destination. En régions, la croissance devrait se maintenir mais elle sera probablement moins soutenue. 2018 étant une année paire, donc moins favorable à l’activité des congrès, conventions et voyages d’affaires.

Si l’année 2018 se place sous des auspices favorables, il n’en reste pas moins que le secteur est confronté au défi de se réinventer. « Le consommateur touristique est plus averti, plus expérimenté qu’autrefois, et est donc plus exigeant, plus difficile à surprendre, analyse Joanne Dreyfus, Associée Tourisme, Hôtellerie et Loisir chez Deloitte. Disposant de plus en plus d’un foyer suréquipé technologiquement, il s’attend à retrouver a minima la plupart de ces équipements dans sa chambre d’hôtel. Pour le séduire, il faut donc mettre l’accent sur d’autres aspects et repenser les offres.»

«Le marketing et la communication valorisent ainsi volontiers ce qui était autrefois considéré comme des périphériques du produit hôtelier : le restaurant, le bar, le lobby qui devient un espace de vie évolutif au long de la journée, le spa Nous assistons à une ébullition créative, pour réinventer un produit hôtelier que nous pensions, à un moment, relativement figé dans des structures assez codifiées.» conclut Joanne Dreyfus. (d’après communiqué de presse In Extenso TCH)

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Selon le cabinet In Extenso Conseil Tourisme Culture Hôtellerie, "sauf accident, tous les indicateurs sont dans le vert pour que 2018 vienne conforter cette tendance de croissance et qu'elle soit un bon cru pour l'hôtellerie, y compris sur Paris, où les prix moyens vont continuer leur remontée", a assuré à l'AFP Olivier Petit, associé tourisme, culture et hôtellerie d'In Extenso TCH.

En 2018, le secteur hôtelier, notamment à Paris et sur la Côte d’Azur, devrait bénéficier de la bonne dynamique économique générale et du renforcement de l’attractivité de la destination France. Le regain d’activité touristique de l’hôtellerie parisienne devrait en effet se poursuivre ; les grands événements, tels que les Gay Games, la Ryder Cup ou encore le congrès de l'European Respiratory Society, devraient permettre à la capitale de se maintenir sur le devant de la scène touristique en 2018.

A plus long terme, la perspective des Jeux Olympiques de 2024 va également contribuer à dynamiser l'image de la destination. En régions, la croissance devrait se maintenir mais elle sera probablement moins soutenue. 2018 étant une année paire, donc moins favorable à l’activité des congrès, conventions et voyages d’affaires.

Si l'année 2018 se place sous des auspices favorables, il n'en reste pas moins que le secteur est confronté au défi de se réinventer. « Le consommateur touristique est plus averti, plus expérimenté qu’autrefois, et est donc plus exigeant, plus difficile à surprendre, analyse Joanne Dreyfus, Associée Tourisme, Hôtellerie et Loisir chez Deloitte. Disposant de plus en plus d’un foyer suréquipé technologiquement, il s’attend à retrouver a minima la plupart de ces équipements dans sa chambre d’hôtel. Pour le séduire, il faut donc mettre l’accent sur d’autres aspects et repenser les offres.»

«Le marketing et la communication valorisent ainsi volontiers ce qui était autrefois considéré comme des périphériques du produit hôtelier : le restaurant, le bar, le lobby qui devient un espace de vie évolutif au long de la journée, le spa Nous assistons à une ébullition créative, pour réinventer un produit hôtelier que nous pensions, à un moment, relativement figé dans des structures assez codifiées.» conclut Joanne Dreyfus. (d'après communiqué de presse In Extenso TCH) "
L'une des 12 chambres de l'Yndo Hôtel, 5 étoiles à Bordeaux. L'agglomération où les RevPAR ont le plus fortement progressé en 2017 et sur l'ensemble des gammes, selon In Extenso TCH (tableau ci-dessous).
Le bilan 2017 selon le cabinet In Extenso Conseil TCH

Définitions
TO = Taux d’Occupation
RMC ou Prix moyen = Recette Moyenne par Chambre louée
RevPAR = Revenu moyen par chambre disponible
Source  : In Extenso Conseil TCH
Les montants des RMC et RevPAR sont indiqués hors taxes

Résultats cumulés en France

Fin 2017, l’industrie hôtelière, toutes gammes confondues, enregistre une hausse de fréquentation de près de 4% par rapport à 2016. Le prix moyen reste stable par rapport à l’année dernière mais dans un contexte de reprise cette prudence des hôteliers est compréhensible. Le retour de la clientèle étrangère, la reprise économique sur les segments loisirs et business, et une année impaire favorable aux congrès ont dynamisé les taux d’occupation en 2017.
Les TO sont en hausse sur l’ensemble des segments par rapport à 2016, de 2% sur l’hôtellerie Super-économique à près de 5% sur le Milieu de gamme. Les chiffres d’affaires hébergement sont en progression sur toutes les zones géographiques et sur l’ensemble des catégories. Seule exception pour l’hôtellerie Super-économique azuréenne, qui connaît une baisse de près de 5% par rapport à 2016 et un retrait de 13% depuis 2013.

Evolution annuelle des indicateurs par grande zone géographique

L’hôtellerie parisienne connaît une progression de 8% de son taux d’occupation et une légère hausse (1%) du prix moyen. Grâce à la reprise de la fréquentation, le chiffre d’affaires hébergement est en croissance de 9% par rapport à l’année dernière. Toutefois, il reste en repli par rapport à 2013, notamment sur les segments Haut de gamme (-7%) et Luxe (jusqu’à -20%). En effet, les exercices 2015 et 2016 avaient été compliqués pour l’ensemble des établissements hôteliers en région parisienne, du fait de l’importante chute d’activité consécutive aux attentats.

Evolution des RevPAR par grande zone géographique et par gamme

Malgré un début 2017 difficile, la Côte d’Azur termine l’année sur une tendance favorable. En effet, le taux d’occupation de l’hôtellerie azuréenne, toutes catégories confondues, enregistre une augmentation de près de 3% par rapport à 2016 et une légère hausse de 1% par rapport à 2013. Les prix moyens pratiqués affichent un léger retrait de presque 1% par rapport à l’année précédente, mais en croissance d’environ 4% depuis 2013. Le chiffre d’affaires hébergement est quant à lui en croissance par rapport à 2016 et 2013, respectivement de l’ordre de 2% et 5%. La situation est cependant hétérogène entre les destinations azuréennes. Nice a ainsi pu capitaliser sur la complémentarité de ces segments de clientèles loisirs et business. A l’inverse, Cannes a été pénalisée par le poids de la saison estivale et par les conséquences des tensions au Moyen-Orient.

Résultats cumulés des grandes agglomérations par gamme

En régions, le chiffre d’affaires hébergement progresse d’un peu plus de 2% par rapport à 2016 et d’environ 6% depuis 2013. Il est en croissance sur l’ensemble des catégories, de l’ordre de 1% (Economique) à 3% (Haut de gamme) par rapport à l’année dernière. Le prix moyen sur les catégories Economique à Haut de gamme est en léger recul (moins de 1%), s’expliquant en partie par la tenue de la Coupe d’Europe de football en 2016, qui avait dynamisé les prix moyens et le chiffre d’affaires hébergement des professionnels du secteur. Ces dernières années, l’occupation a augmenté de presque 4% et la recette moyenne par chambre louée de 2%.
« L’hôtellerie en régions, et en particulier dans les grandes agglomérations, continue d’être un véritable moteur pour l’activité hôtelière française, tirant l’ensemble du secteur vers le haut. Les grandes villes restent attractives et contribuent largement à la croissance du parc hôtelier. Ainsi, la capacité d’accueil des dix grandes métropoles a augmenté de 3,8% entre 2013 et fin 2017 et d’ici à 2020, près de 2 600 chambres feront leur entrée sur le marché Haut de gamme et Luxe. » explique Olivier Petit, Associé Tourisme, Culture et Hôtellerie chez In Extenso.

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