Surplombant le Rhône, une suite duplex de 7 mètres sous hauteur de plafond.

L'avant-dernière pièce maîtresse du Grand-Hôtel Dieu, qui vient de fêter son premier anniversaire (cours et jardins publics, boutiques, cafés et restaurant avaient ouvert dès avril 2018), a reçu ses premiers invités et clients le 4 juin, quelques mois avant la Cité de la Gastronomie.

Le nouveau joyau de l'hôtellerie cinq étoiles lyonnaise a dévoilé ses espaces généreux et soyeux décorés par Jean-Philippe Nuel, qu'Intercontinental Hotel Group avait également choisi pour habiller l'Hôtel-Dieu de Marseille. Un architecte qui a fait ici, explique-t-il, le choix d’un luxe "humble" à l'opposée d'un luxe "ostentatoire".

Sur une superficie de plus de 13 000 m2, l'Intercontinental Lyon Hôtel-Dieu offre 114 chambres, 28 suites et duplex dont la Suite Présidentielle, le restaurant Epona (déesse des voyageurs, 100 couverts et 90 en terrasse), un bar de 130 places situé sous le magnifique dôme Soufflot, ainsi qu'un centre de conférences de 1500 m2, L'Académie, qui est composé d'une salle plénière de 426 m² et de 9 salles de banquet et conférence éclairées à la lumière du jour.

Ce qui fait la singularité de l'hôtel, c'est le génie du lieu qu'il occupe. L'ancien Hôtel-Dieu de Lyon, fondé dès le 12 ème siècle, est l'un des plus remarquables monuments historiques de la ville. Nul ne peut détourner son regard de son imposante façade extérieure en pierre de taille blanche, longue de 375 mètres, édifiée le long du quai Jules Courmont, bordant le Rhône, dans le quartier de Bellecour, sur la presqu'île de Lyon.

Le projet global du Grand-Hôtel Dieu (51 500 m2) demeure encore aujourd'hui la plus grande opération privée de reconversion de Monument Historique en France, mobilisant plus de 200 millions d'euros d'investissement.

Parmi, les acteurs clefs du projet, Crédit Agricole Assurances (Predica) qui a acquis le site en 2015 auprès d'Eiffage. Et Eiffage Immobilier et Generim intervenus en qualité de promoteurs associés. L’opération a été confiée aux architectes Albert Constantin et Claire Bertrand (AIA associés) et Didier Repellin, architecte en chef des Monuments historiques. C'est également Eiffage, en offre intégrée, avec ses filiales Eiffage Construction et Eiffage Energie, qui a assuré l’ensemble des travaux de reconversion du Grand Hôtel-Dieu.

Quant à Intercontinental, il avait été désigné en octobre 2010 avec Eiffage, en finale d'un appel d'offres qui les avait confronté à Nexity-Hyatt, le comité de pilotage regroupant les représentants des Hospices Civils de Lyon (toujours propriétaire du foncier), de la ville de Lyon et du Grand Lyon jugeant que leur projet était le le plus respectueux du site.

L'hôtel est dirigé par Madeljin Vervoord, nommée dès 2018 pour suivre la dernière année de travaux et préparer l'ouverture. Ce manager expérimenté reste par ailleurs directrice générale régionale d’InterContinental Hotels & Resorts pour Marseille, Bordeaux et Lyon. Madame Vervoord avait d'ailleurs dirigé pendant six ans et dès son ouverture l’InterContinental Marseille – Hôtel-Dieu.

Madeljin Vervoord a « à coeur de faire de l'Intercontinental Hôtel-Dieu, le le lieu de rendez-vous des Lyonnais », pour y prendre un verre, un déjeuner, un dîner. Mais pour l'hébergement, elle vise d'abord, bien entendu, une clientèle internationale, en premier nord-américaine et asiatique, et majoritairement d'affaires (60 % de l'occupation prévu). Le premier groupe attendu le 17 juin sera composé de 200 Australiens. Le tout premier tarif de chambre est à 295 euros, tandis que la Suite présidentielle de 200 m2, avec ses vues admirables sur le Rhône, le dôme Soufflot et Notre Dame de Fourvière est facturé un minimum de 4000 euros la nuit.

L'hôtel vise un taux de remplissage de 55 % la première année et de 70 % à moyen terme.

Le site internet de l’Intercontinental Hôtel-Dieu de Lyon

Patrick Cescau, le président du groupe InterContinental

« Un site exceptionnel mérite un hôtel d’exception. Le dôme Soufflot à lui seul, suffit à couper le souffle. »

« Partager ce lieu chargé d’Histoire avec tous les Lyonnais »

Chef d’oeuvre dans le chef d’oeuvre, datant de 1764, le Dôme Soufflot (du nom de l’architecte) abrite désormais un vaste salon bar

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