Dix ans après sa création, Foodles poursuit son développement basé sur une stratégie d'innovation qui repense la restauration d'entreprise. La foodtech s'est d'abord faite connaître par son concept de frigos connectés installés en libre-service chez ses clients. Elle a progressivement élargi son offre à des comptoirs sur-mesure (bar à salades, barista...). Pour sécuriser la chaîne logistique de son déploiement sur le territoire, elle se dote d’une nouvelle cuisine de production en Île-de-France, ainsi que d'un hub logistique au sud de Paris et d’un hub régional à Strasbourg.
Foodles n’a certes pas atteint son objectif de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025. Mais dix ans après sa création, la PME évolue encore à vive allure. Une allure à deux chiffres…
L’entreprise fait état d’une progression de 20 % de son chiffre d’affaires l’an dernier, pour atteindre 75 millions d’euros. Ceci grâce à la fois à une fidélisation de sa clientèle et plus encore à des conquêtes de nouveaux clients.
Sa croissance avait même encore été plus élevée lors de ses quatre exercices précédents : + 40 % en 2024, + 74 % en 2023, + 89 % en 2022. Et même + 115 % en 2021.
Une progression assez remarquable et atypique. Foodles évolue, en effet, sur un marché de la restauration du travail stable voire en recul. Sa progression annuelle en valeur ne serait plus que de 1 à 2 %, au rythme de l’inflation. Le télétravail, la concurrence de la consommation hors domicile, la baisse de fréquentation des sites, ont érodé son activité, loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant Covid (-12 %).
Malgré tout, ce marché de 4,6 milliards d’euros et 446 millions de repas (chiffres Foodservice Vision) suscite toujours les appétits de start-up offrant des modèles innovants et moins coûteux en investissement et en fonctionnement pour les entreprises elles-mêmes, y compris de petite taille.
C’est le cas de Foodless qui a disrupté ce marché, avec une offre initiale de frigos connectés (brevetés origine France Garantie) dans lesquels des produits frais sont chargés quotidiennement, que le consommateur réchauffera si besoin au micro-ondes. Chaque frigo ayant une capacité théorique de 50 couverts/jour.
Sur 2025, la foodtech fait état de plus de 150 lancements et de 180 frigos connectés installés. Plus de 600 clients l’ont désormais référencée, essentiellement en France. Avec quelques têtes de pont en Belgique et à Londres.
Et parmi son parc, plus de 60 sites clients ont choisi son nouveau cheval de bataille commercial depuis 3 ans : un modèle « hybride » comprenant toujours ses frigos connectés mais également un comptoir de service.
2 millions d’euros investis dans la production et la logistique
Ce développement sur l’ensemble du territoire français a conduit Foodles à investir dans trois nouvelles implantations.
1 million d’euros, la moitié de son enveloppe cette année, est dédié à une cuisine de 1 000 m2 située à Eaubonne (Val-d’Oise). Ce nouveau site, complémentaire de celui de Gennevilliers, permettra d’augmenter ses capacités de production, avec un potentiel allant jusqu’à 10 000 repas par jour.
Cette cuisine centralisée produira pour la France entière 100 % de l’offre de comptoirs : Bar à Salade, Plats Chauds, Snacking et Urban Food. Plus largement, elle permettra à Foodles d’internaliser d’avantage sa production, aujourd’hui encore assez largement externalisée chez des traiteurs. En dépit du rachat en 2024, du traiteur Le Val d’Evre en mesure de préparer jusqu’à 15 000 repas/jour.
Par ailleurs, Foodles ouvrira également un nouveau hub logistique à Morangis (Essonne). D’une surface totale de 1 300 m², dont 350 m² de bureaux, sa mise en service débutera par des activités de livraison. Puis progressivement, elle intégrera réception et préparation.
À terme, le hub essonnien pourra livrer jusqu’à 300 clients par jour. A court terme, environ 130 clients quotidiens dans le sud de la Seine-et-Marne, des Yvelines, de l’Essonne et du Val-de-Marne, avec une navette dédiée vers le Loiret. Le hub disposera d’une flotte de 12 à 14 véhicules, avec une trajectoire d’évolution vers l’électrique, soutenue par l’installation de bornes de recharge.
L’autre hub logistique verra le jour à Strasbourg pour couvrir le Grand Est. D’une superficie totale de 368 m², incluant un showroom avec frigo de démonstration, il desservira les zones de Strasbourg, Nancy, Mulhouse et Sarreguemines, et possiblement Metz.L’activité montera en charge en deux vagues, pour internaliser progressivement une vingtaine de clients et une trentaine de frigos, représentant environ 600 articles vendus par jour.
Cette implantation répond à une demande croissante des clients de la région Grand Est et permettra de déployer de nouveaux services, comme le click & collect ou des prestations annexes (pain, corbeilles de fruits).
Une offre plus étoffée de comptoirs
2026 marque une nouvelle étape d’accélération de cette offre, avec des comptoirs remodelés et élargis.
Ainsi l’offre de comptoir Bar à Salade intègrera des ingrédients chauds. Tandis que les comptoirs chauds déploieront aussi désormais des entrées.
Un Coffee Shop est également développé, avec boissons chaudes et froides, associées à des produits salés et sucrés, snacking.
Clément Bonhomme, cofondateur de Foodles (à gauche)

« Notre ambition est claire : bâtir un modèle national solide, capable d’allier plaisir, impact et performance opérationnelle. »
Michaël Ormancey, cofondateur de Foodles (à droite)
« Ces nouvelles implantations sont des investissements structurants pour accompagner durablement notre croissance et renforcer la proximité avec nos clients. »
Une entreprise soutenue par des fonds et un acteur historique du secteur de la Restauration
Pour avoir les moyens de ses ambitions, Foodles a levé, depuis sa création fin 2014, 55 millions d’euros. Dont 9 millions en 2019 auprès des investisseurs historiques Creadev, DN Capital, et Adelie. Et 31 millions d’euros en 2021 auprès de InfraVia Growth, Bpifrance (fonds Large Venture).
Le groupe Elior avait également soutenu Foodles dès 2017 avec un investissement de 2 millions d’euros.
180 frigos installés en 2025



