Encore 1ère destination mondiale, la France augmente plus ses recettes (+9%) que ses visiteurs (+2 %)

Serge Papin, ministre de tutelle, a dressé le 19 février, avec Atout France, un premier bilan du tourisme en France pour 2025. Avec 102 millions d’arrivées internationales, le pays enregistre, comme en 2024, une croissance de 2 % de ses visiteurs. Les recettes sont estimées à 77,5 milliards d’euros, soit 9 % de plus en un an, contre 12 % en 2024, année olympique. La dépense moyenne par visiteur progresse pour sa part de 7 %, à 760 euros par séjour. Confirmant la visée de 100 milliards d’euros de recettes touristiques en 2030, le ministre assigne quatre priorités d’action.

Serge Papin, ministre de tutelle, a dressé le 19 février, avec Atout France, un premier bilan du tourisme en France pour 2025. Avec 102 millions d'arrivées internationales, le pays enregistre, comme en 2024, une croissance de 2 % de ses visiteurs. Les recettes sont estimées à 77,5 milliards d’euros, soit 9 % de plus en un an, contre 12 % en 2024, année olympique. La dépense moyenne par visiteur progresse pour sa part de 7 %, à 760 euros par séjour. Confirmant la visée de 100 milliards d’euros de recettes touristiques en 2030, le ministre assigne quatre priorités d’action.

L'objectif de 100 milliards de recettes touristiques internationales en 2030 passe par le développement de nouvelles filières, selon Serge Papin, comme l'oenotourisme. Photo : Carlo Prearo - Adobe Stock.

Chiffres clefs en images 

Les 102 millions d’arrivées internationales, estimation Atout France, (vs 100 millions en 2024) ont pesé 743 millions de nuitées en hébergement marchand et non marchand (+ 2% par rapport à 2024), dont 76% émanant des clientèles européennes.

Dans les hébergements marchands, la croissance des nuitées internationales est de +7,5 % par rapport à 2024. Soit 261,2 millions de nuitées. Elles représentent 31 % des nuitées totales en hébergement marchand (850 millions).

Les clientèles européennes (Italie, Espagne, Belgique, Pays-Bas) ont confirmé leur importance (+5 % de nuitées). Et l’Allemagne, en tête avec la Belgique (14,6 millions d’arrivées), devant le Royaume-Uni (13,1 millions) a été très dynamique (+9%).

Les clientèles nord-américaines ont connu une forte progression (supérieure à 10% pour les Etats-Unis, 5,5 milllions d’entrées). Celles en provenance d’Asie restent toujours en retrait par rapport à la période pré-Covid. Mais leur retour est amorcé.

Les quatre régions du Sud concentrent 51 % des nuitées marchandes. Paris et l’Ile-de-France pèsent pour leur part 17 %.

La location touristique premier mode d’hébergement marchand 

Les Français ont passé  835 millions de nuitées dans l’hébergement marchand et non marchand. La France reste la destination privilégiée des Français. Même s’ils ont passé d’avantage de nuitées à l’étrange, avec hausse de 4 % (248 millions de nuitées), en privilégiant les destinations méditerranéennes.

Dans les hébergements marchands, le nombre de nuitées des Français progresse de +3% portées par la location touristique (+6,6 %) et l’hôtellerie de plein air (+4%).

La location est le premier mode d’hébergement marchand des Français et des Internationaux (18 % des nuitées). Entre 2025 et 2019, la location touristique sur les plateformes a progressé de 82 %, contre 5 % pour les hébergements touristiques collectifs (hôtels, campings…)

L’Espagne toujours à la première place mondiale pour les dépenses de ses visiteurs internationaux

 

Les recettes touristiques internationales en France s’établissent à un niveau record de 77,5 milliards d’euros. Elles enregistrent une progression de 9% en un an (12 % en 2024) et de + 26 % par rapport à 2019.

L’Espagne, sur ce point, fait toujours la course en tête, avec 135 milliards d’euros de recettes internationales pour 97 millions de touristes. La dépense par tête y atteint 1 300 euros en moyenne pour une durée moyenne de séjour de 7 jours.

En France, elle s’élève à 760 euros par visiteur international (+7 % par rapport à 2024) pour une durée moyenne de séjour de 5 jours. L’écart de recettes entre les deux pays reste important mais tendrait à se stabiliser (- 34 % pour la France en 2025, vs -36 % en 2024).

Le solde de la balance des paiements est positif, à 20,1 milliards d’euros. La consommation touristique intérieure, en croissance depuis plusieurs années, atteint 222 milliards d’euros en 2025.

* Estimation : Atout France. Sources : Eurostat, INSEE, DGE, Banque de France, TBIT – France Tourisme Observation, Atout France

Verbatim (extraits du discours de Serge Papin)

Quatre priorités pour atteindre 100 milliards d’euros de recettes à l’horizon 2030

 1 – Diversifier nos filières 

« Développer le tourisme de savoir-faire, le tourisme mémoriel, l’oenotourisme, l’agritourisme.  Où que l’on aille, notre pays compte partout des pépites touristiques.

Chaque coin de France – même le moins connu – est instagrammable. C’est ce tourisme de proximité, ancré dans les territoires, connecté aux producteurs, aux artisans, à nos racines que nous pouvons encore davantage développer. »

2 – Simplifier des aspects de la réglementation, supprimer des obstacles qui empêchent de gagner plus

« Un décret publié récemment va ainsi permettre à l’hôtellerie de plein air de gagner 66 M€ de chiffre d’affaires supplémentaire par an, en définissant les tentes de campings comme des lieux pouvant être dotés d’un plancher et raccordés à l’eau et l’électricité. Ce qui va aider à déployer de nouvelles offres de logement pour des touristes en quête de nature. Une mesure simple. Concrète. Efficace.

Un autre décret, à paraître, assouplit les règles d’acompte en locations saisonnières en portant de 6 à 12 mois le délai avant lequel il peut être exigé. Ce qui permet de corriger une distorsion entre professionnels et plateformes.

Là encore : une mesure simple, concrète, efficace. Parfois, la compétitivité tient à un détail réglementaire. À nous de retirer ces cailloux dans notre chaussure. »

3 – Recruter 

« La Semaine des métiers du tourisme nous l’a rappelé : ces métiers sont encore trop méconnus. Et pourtant, ils offrent des ascensions sociales extraordinaires, des carrières internationales, des trajectoires entrepreneuriales puissantes.

Le tourisme est un ascenseur social qui fonctionne encore. À nous de le faire savoir.  »

4 –  Faire du tourisme durable l’avantage compétitif majeur de la France

«La France a tout pour être la destination durable de référence mondiale. Nos paysages, nos terroirs, nos savoir-faire, notre capacité d’innovation.

Le tourisme durable n’est pas une contrainte. C’est une opportunité stratégique. Les clientèles internationales et nationales l’attendent. Soyons en avance. »

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