Elior a confirmé étudier une séparation de ses activités de restauration de concession. Celle-ci représente 28 % du chiffre d'affaires de son exercice 2017-2018 (1,832 Md€) et 36,3 % de son Ebita retraité (105 M€). La marge des activités de concession (5,7%) est plus importante que celles de restauration collective et services (3,9 %). En photo, la cafétéria de l'aire autoroutière d'Alcacer do Sal, près de Lisbonne, Portugal.

Elior, troisième groupe européen de restauration sous contrat, a annoncé mardi 4 décembre, prévoir un ralentissement de sa croissance organique sur l’exercice 2018-19, présenté comme une année de stabilisation, en partie à cause de sa sortie de contrats non rentables en Italie.

Elior Group a annoncé pour l'exercice 2017-2018 une croissance de son chiffre d’affaires de 4,2 %, à 6,694 milliards d'euros, dont 3 % de croissance organique. Le groupe a déclaré par ailleurs un taux de marge d'Ebita retraité de 4,3 % (correspondant à 285 millions d'euros), contre 5,3 % en 2016-2017 (342 millions d'euros).

Le groupe avait lancé plusieurs avertissements sur résultats au cours de l’exercice écoulé. Ils avaient provoqué une forte baisse du cours de son action. Depuis le 1er janvier 2018, l'action Elior a perdu 30,52 % de sa valeur.

Le groupe prévoit pour le nouvel exercice une croissance organique supérieure à 1%, contre +3% réalisés sur l’exercice 2017-18, ainsi qu’une stabilisation de sa marge d’Ebita ajusté, après une baisse d’un point de pourcentage à 4,3% sur l’exercice écoulé.

Ces annonces de prévisions sont sans doute à l'origine d'une nouvelle forte baisse de l'action le 4 décembre. Celle-ci a perdu 8,68 %, à 11,790 euros.

Elior avait déjà confirmé le 13 novembre que ses résultats financiers préliminaires annuels étaient en ligne avec ses objectifs, et annoncé envisager de scinder sa filiale Areas, numéro trois mondial de la restauration de concession, afin de doper sa croissance.

Au cours d’une conférence téléphonique le 4 décembre, le directeur général Philippe Guillemot d'Elior Group a déclaré qu’une décision sur Areas serait prise dans le courant du premier semestre 2019. « Une éventuelle séparation du reste du Groupe permettrait de donner des marges de manœuvres plus importantes à chacun de nos métiers et de créer davantage de valeur », a-t-il déclaré.

Le groupe examinerait deux scénarios principaux. Soit une scission de l'activité, les actionnaires d’Elior se retrouvant alors détenteurs des nouvelles actions Areas, elles-même cotées. Soit une vente du pôle, probablement à un fonds d'investissement.

La présentation plus détaillée des ses résultats 2017-2018

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