Umih : vers la sortie de crise

Revers pour André Daguin. Victoire judiciaire et morale pour Christine Pujol. Mais probable défaite politique à venir si elle devait se représenter à la présidence de l’Umih, face à Roland Héguy qui fait figure de grand favori.

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Le Tribunal de grande instance de Paris a confirmé Christine Pujol dans ses fonctions de présidente, en déboutant l’Umih, représentée par André Daguin, de sa demande d’expulsion du siège et en rendant caduque l’élection le 15 mars du tandem Héguy-Becam, il a également nommé un administrateur judiciaire comme mandataire ad hoc de l’Umih pour une durée maximum de six mois. Maître Pascal Hotte sera chargé de convoquer une assemblée générale extraordinaire, dans des conditions régulières cette fois, en vue d’organiser l’élection d’un nouveau président et vice-président. Sauf rebondissement judiciaire et en dépit des très fortes tensions actuelles entre Christine Pujol et les présidents de branche de l’Umih, une sortie de crise semble enfin poindre à la tête de la première organisation professionnelle de l’hôtellerie restauration. Le point du dossier et les réactions de Christine Pujol et Roland Héguy.

Interviews : Solenne Le Hen
Photo de Roland Héguy : Thierry Samuel

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LE FIL INFO

L’épreuve de force se poursuit. A coup de recours et de communiqués interposés.

Roland Heguy et Hervé Becam, présentés comme « présidents confédéraux », les cinq présidents de branches (Laurent Duc, Thierry Gregoire, Laurent Lutse, Philippe Villalon et Bertrand Lecourt) et les deux présidents des structures associées (Jacques Barre pour le GNC et Gérard Plomion pour le SNRPO) avaient demandé par référé que l’administrateur judiciaire (désigné par le TGI le 19 mars 2010) soit doté des pleins pouvoirs de gestion et d’administration de l’Umih. Le juge des référés a mis le jugement en délibéré le 1er avril.

Le 25 mars, ces élus faisaient savoir par un communiqué qu’ils renouvelaient leur demande, en regrettant cette « date éloignée », compte tenu d’une « urgence absolue ». Les signataires évoquent une « situation de désordre et de vacance de pouvoir (« ?) extrêmement préjudiciable à l’Umih, à ses adhérents et à ses salariés ». (Source : communiqué du jeudi 25 mars 2010 des président de branche et des structures associées de l’Umih, ).

{{Le communiqué du 25 mars}}

Les mêmes présidents de branches et des structures associées à l’Umih, cités plus hauts, font état dans un communiqué d’un mouvement de grève lancé par les salariés de l’organisation jusqu’au 1er avril, un mouvement qu’ils soutiennent et qui constituent selon eux « un véritable acte de salut public ». Ils annoncent dans le même communiqué la création d’un fonds de soutien aux salariés de l’Umih et l’organisation d’une manifestation de soutien, le 30 mars, devant le siège de l’Umih, avec la participation d’élus départementaux. (Source : communiqué du vendredi 26 mars des présidents de l’Umih).

{{Le communiqué du 26 mars}}

Le mercredi 31 mars, c’est autour de Christine Pujol de réagir. Elle annonce dans un communiqué qu’elle prend la décision de sécuriser le personnel et les locaux du siège en fermant les bureaux.

La présidente confédérale relate la manifestation de la veille, en indiquant qu’elle regroupait « une partie du personnel », « environ 10 présidents départementaux », « quelques délégués départementaux » et les 5 présidents de branche.

Faisant état de « menaces » lancées à son égard, de « dégradations importantes et coûteuses », Chrstine Pujol précise qu’un huissier mandaté sur les lieux a procédé aux constats et annonce qu’une plainte a été déposée le mardi 30 mars.

{{Le communiqué du 31 mars}}

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