TVA : décision à l'Ecofin de mars 2009

Nicolas s’explique avec Angela mais lui « garde toute sa confiance » !

La France n’a pas obtenu gain de cause au Conseil européen, faute d’un accord des 27 chefs d’Etat et de gouvernement. L’Allemagne a refusé d’autoriser, dans le cadre du plan de relance économique, l’application des taux réduits aux secteurs à forte intensité de main d’oeuvre, en particulier la restauration. Seul accord du sommet de Bruxelles sur le sujet : les 27 demandent au conseil Ecofin des ministres des Finances de « régler cette question » d’ici mars 2009. Rudes nouvelles négociations en perspective !

Extrait des conclusions de la Présidence du Conseil européen

« En ce qui concerne l’action relevant de l’Union européenne, le Conseil européen soutient en particulier:
la possibilité, pour les Etats membres qui le désirent, d’appliquer des taux de TVA réduits dans certains secteurs: le Conseil européen demande au Conseil ECOFIN de régler cette question avant le mois de mars 2009. »

Conclusions de la présidence du Conseil européen de Bruxelles des 11 et 12 décembre 2008

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Propos du Président de la République

Extrait de sa conférence de presse

« On a trouvé cet accord, et je me suis assuré après de la chancelière allemande – et je lui fais toute ma confiance – que c’est dans état d’esprit constructif qu’elle donnera instruction à son ministre des Finances d’aborder ce sujet. »


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Ce n’est que notre avis (mais on le partage !)

Au boulot !

« J’en ai rêvé, Sarkozy l’a pas encore fait ! ». La déception est donc grande et légitime chez les restaurateurs français. Car le volontarisme politique ne suffit pas. Surtout dans le cadre d’un sommet européen aussi chargé en dossiers stratégiques, plus prioritaires que les taux réduits de TVA.

La France va donc devoir retravailler son dossier sur le fond. Rechercher les bons arguments, offrir de vraies garanties à ses partenaires. Et adopter la bonne approche, sans arrogance, en ne braquant personne. Accepter le débat de fond qu’ils nous réclament.

Nicolas Sarkozy a donc eu raison de ménager Angela Merkel. Il serait maladroit, et indécent, de faire de la chancelière allemande un bouc d’émissaire.

C’est aux négociateurs français maintenant de démontrer au grand argentier d’Outre-Rhin Peer Steinbrück, que la France saura créer de l’activité avec le taux réduit sans faire exploser son déficit budgétaire.

Leur tâche sera rude, évidemment. Et ils disposent d’à peine deux mois. Quant au Président de la République, personne ne lui forcera la main pour la remettre dans le cambouis. Ce combat, c’est le sien. La victoire ou l’échec, aussi. Raison de plus pour vraiment bien préparer cette nouvelle et, peut-être, dernière partie…

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Texte : Jean-François Vuillerme
Photo : Conseil de l’Union européenne

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