Quels développements pour la restauration française demain ?

Réinvestir la restauration du soir : un axe prioritaire de croissance, selon Gira.

Le cabinet Gira Foodservice vient de dévoiler son scénario 2012 pour la restauration française lors du colloque « Premières Visions » organisées par le Leaders club. Pour Rémi Vilaine, son directeur général, la crise conjoncturelle que vit la restauration sera un « accélérateur d’évolution ». Ces évolutions, qui sont autant de réponses pertinentes aux mutations en cours chez les consommateurs, s’esquissent déjà dans la restauration rapide moderne et nomade et dans les formules thématiques. Elles engagent aussi l’institution « Café » à se repenser. Et invitent une belle endormie, la restauration du soir, à se réveiller, décoiffante et créatrice d’émotions.

2008 : un marché de 72 milliards d’euros …

… Qui fournit 8,9 milliards de prestations/repas

– dont 49 % en repas, 37 % en snacks, 14 % en petit déjeuner
– près de 150 prestations hors domicile par Français
3 repas par semaine / 12 par mois
17 % des repas principaux
– 5 % des petits déjeuners

Les mutations en cours chez les consommateurs

Ils mangent
-*de moins en moins chers
-*de plus en plus fonctionnels
-*de plus en plus vite
-*de mieux en mieux
(Chaque mutation est détaillée dans l’étude)

{{Recommandée ! La synthèse de l’étude à télécharger }}

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5 perspectives clefs pour 2012

1 – développement de la restauration rapide moderne
Ses nouveaux axes « food » : bio, good, fast-premium, pasta, liquid, ethnic.

2 – encore du potentiel pour la restauration à thèmes
Trois conditions toutefois : éviter la standardisation à outrance et les concepts bricolés ; se positionner d’avantage sur la dimension loisirs, et faire preuve de créativité conceptuelle.

3 – Regain possible des cafés
Un déclin qui n’est pas inéluctable, surtout pour ceux bien situés en centre-ville. Mais leur offre devra se renouveler et associer fonctionnalité et convivialité.

4 – Enfin un dîner de bon !
Surinvestie le jour, la restauration est sous investie le soir, au grand dam des consommateurs qui aspirent au plaisir du dépaysement culinaire et culturel, de l’inédit, de la surprise, du récréatif. Du potentiel donc pour les établissements en phase avec cette demande de loisir plaisir à part entière.

5 – déclin inéluctable de la restauration traditionnelle
Sa disparition n’est pas pour autant programmée. Mais elle pèsera moins, en volume comme en valeur de repas, face à des nouvelles formes de restauration plus prisées par les nouvelles clientèles.

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Question à Rémi Vilaine, DG de Gira Foodservice

« La restauration du soir reste trop traditionnelle »

Vous évoquez le « retard » de la restauration française. Lequel ?
« Le problème de la France est surtout lié à la restauration du soir qui reste globalement très faible.

C’est une restauration qui reste trop classique, trop traditionnelle et qui n’est pas créatrice de surprise, d’émotion, qui manque de convivialité et de sens du service et qui est globalement trop structurée sur des typologies de repas tradi.

Il n’y a pas ou peu de différence d’offre entre le midi et le soir alors que la demande est fondamentalement différente et où la sortie au restaurant devrait s’inscrire comme une activité de loisirs à part entière : expérience culinaire et d’ambiance, découverte, partage, exotisme,… »

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QUELQUE PLANCHES DE PRÉSENTATION

Trois pôles de consommation

CVA signifie circuits de vente alternatifs

Comparaison européenne des taux de prise

L’évolution des tickets moyens

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Pour en savoir plus sur …

Texte : d’après étude Gira Foodservice
Photo : Léon de Bruxelles

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