Les normes handicapés ne passent pas

Autre énorme chantier en vue pour les HCR, comme pour tous les établissements recevant du public, l’aménagement des installations pour les clients à mobilité réduite. A 3 ans et demi de l’échéance, les »

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Autre énorme chantier en vue pour les HCR, comme pour tous les établissements recevant du public, l’aménagement des installations pour les clients à mobilité réduite. A 3 ans et demi de l’échéance, les syndicats d’hôteliers s’insurgent contre ces règles qu’ils jugent trop contraignantes et espèrent pouvoir renégocier avec le gouvernement. De leur côté, les associations de défense des droits des handicapés refusent toute remise en cause d’une loi adoptée il y a 6 ans (2005) après des années de préparation.

Textes et document à connaître

une présentation du cadre réglementaire issu de la loi du 11 février 2005 (source ministérielle)
une publication référence d’Atout France sur Tourisme et Handicap
-*comment adapter et optimiser son offre pour satisfaire à une demande potentielle importante

{{Guide officiel indispensable : « Cafés, hôtels, restaurants et discothèques : réussir l’accessibilité »}}

Les symboles type des déficiences-handicaps


De gauche à droite
Déficience motrice (personnes en fauteuil roulant ou mal marchantes). Déficience visuelle (aveugles, malvoyants). Déficience auditive (sourds, malvoyants). Déficience mentale-psychique.

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Ce n’est que notre avis (mais on le partage !)

Il est urgent de ne plus attendre

A 3 ans et demi de la date butoir d’exécution (1er janvier 2015), Il est urgent pour tous les exploitants d’engager une réflexion-action sur l’accessibilité. Première démarche incontournable : commander à un cabinet qualifié un diagnostic de leur établissement. Une mission qui a trois vocations.
D’abord, bien entendu, photographier l’existant en repérant les non conformités et en les hiérarchisant par degré d’urgence. Ensuite, faire des préconisations d’aménagements et d’équipements, en les chiffrant. Enfin, et cela est moins dit, isoler dans les non conformités celles qui peuvent faire l’objet de dérogations exceptionnelles. Car la loi les autorise à certaines conditions (impossibilité technique, déséquilibre financier).
Que les syndicats veulent atténuer l’impact financier des normes accessibilité est chose normale, légitime même, s’il s’agit de demander à l’Etat de modifier ou préciser certains termes de « la lettre de la loi » de 2005. En particulier, sur la question centrale des dérogations, accordées ou refusées par les préfets après avis des Commissions Consultatives Départementales de Sécurité et d’Accessibilité (CCDSA).
Mais envisager de négocier au-delà, en donnant le sentiment de remettre en question « l’esprit et l’objectif de la loi » (à savoir l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées), serait contre-productif, surtout en terme d’image. L’Etat, en tout cas, ne semble pas prêt à négocier sur le fond. D’autant qu’il doit composer avec d’autres groupes de pression : les associations représentant les personnes handicapées.
Ce qui est en jeu, c’est que demain, les handicapés, quel que soit leur handicap, soient davantage accueillis dans les HCR qu’ils ne le sont aujourd’hui, faute de pouvoir l’être dans des conditions compatibles avec leurs déficiences.
Là encore, ce sera l’offre qui créera la demande. Ne l’oublions pas, la France, seule, compte plus de 5 millions de personnes handicapées, dont 2 millions à mobilité réduite. L’accessibilité est donc aussi un enjeu économique important, qui justifie d’investir dans la modernisation et l’adaptation du parc.
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«Le regard de…»

Antoine Chereau


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Reportage : Solenne Le Hen
Le regard de …: Antoine Chéreau
Avis : Jean-François Vuillerme

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