Le film-docu "La République de la malbouffe" fait ciné-débats

A la tête de cinq restaurants à Paris, Xavier Denamur se fait pourtant le chantre de l’opposition à la baisse de la TVA dans un documentaire qu’il a produit et inspiré, « La République de la malbouffe », »

A la tête de cinq restaurants à Paris, Xavier Denamur se fait pourtant le chantre de l'opposition à la baisse de la TVA dans un documentaire qu'il a produit et inspiré, "La République de la malbouffe","

Le 1er juillet 2009, premier jour de la TVA à 5,5 %, Xavier Denamur interpellait Christine Lagarde lors de sa tournée dans des restaurants parisiens (ici au Clos Bourguignon), et lui remettait une vitrophanie détournant celle officielle sensée symboliser la baisse des prix, la sienne symbolisant la hausse des profits !

{{Ecouter notre reportage et nos interviews lors d’une séance en avant-première}}

A la tête de cinq restaurants à Paris, Xavier Denamur se fait pourtant le chantre de l’opposition à la baisse de la TVA dans un documentaire qu’il a produit et inspiré, « La République de la malbouffe », sorti le 1er février en DVD avec le mensuel de Rue89 et dans une trentaines de salles de cinémas où des débats sont organisés, souvent en présence du réalisateur Jacques Goldstein ou de Xavier Denamur.
Ce « rest-orateur libre », c’est ainsi qu’il se définit, fondateur des « Vrais Etats Généraux de la Restauration », a rencontré les principaux acteurs de la restauration
, syndicats, lobyistes, cuisiniers ou encore agriculteurs, dans ce film plein de surprises et d’humour.
Le 22 septembre, HR-infos assistait à la projection du film en avant-première lors d’une soirée « Carte blanche » organisée par le site internet Rue89 (dont Xavier Denamur est l’un des actionnaires). Analyse du film et interviews de son producteur et de son réalisateur.
Article mis en ligne le 30 septembre 2011 et actualisé le 2 février 2012.


Ce n’est que notre critique (mais on la partage !)

Partisan, et efficace

Xavier Denamur se paie une tribune dans ce film dont il est le producteur. Ce qu’il ne parvenait pas à dire assez fort depuis quelques années, il l’assène dans un film. Façon Michael Moore de la gastronomie française. Ce pourfendeur de la malbouffe fustige depuis plusieurs années la baisse de la TVA, qu’il qualifie de cadeau fiscal fait aux grands groupes de la restauration, aux dépens des restaurateurs indépendants.
Le film fait souvent sourire, parfois rire. On rit de la mauvaise foi des interlocuteurs, de l’embarras de Christine Lagarde devant le patron d’une grande chaîne de fast-food, des emportements de Jacques Borel, ou encore des intrigues de l’UMIH en pleine négociation du contrat d’avenir. C’est drôle, mais aussi rythmé. Et passionnant, pour qui s’intéresse à la cuisine de la baisse de la TVA.
Malgré tout, la cohérence entre les séquences ne saute pas toujours aux yeux. Xavier Denamur fait le grand écart, essaie de plaire aux initiés mais aussi d’intéresser le grand public. On n’échappe donc pas à quelques séquences désormais incontournables pour tout reportage sur la restauration française : la visite obligée chez un agriculteur, la séquence-test qui nous dégoûte du confit de canard en boite, et la caméra cachée avec commercial gominé aux dents blanches qui vend des plats préparés aux restaurateurs comme il vendrait des voitures.
Tout résumer en un film, c’est un exercice périlleux. Le résultat peut paraître fourre-tout. Mais le message est efficace.
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La bande-annonce de la République de la malbouffe



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Reportage et critique : Solenne Le Hen
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Les lieux et les horaires de projection du film

Le DVD du film vendu avec le mensuel rue89 (5 ?, en kiosque)

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