Faut-il casser les prix pour digérer la crise ?

Depuis quelques semaines, les menus anti-crise fleurissent un peu partout en France. Une manière de faire revenir le client, désormais plus économe, aux tables des restaurateurs. 6,90 ?, 3,90 ? ou encore un sandwich à 1 ? : les prix sont imbattables. La formule marche-t-elle vraiment ? Est-ce véritablement rentable pour les professionnels? Ecoutez notre reportage ainsi que l’avis de Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Restauration.


Rentable, le sandwich à 1 ? ? Les avis sont partagés …
Mais un bon produit d’appel ? Certainement.
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Globalement, les prix baissent-ils ? Pas encore, selon l’Insee.

En février 2009, l’indice des prix dans l’hébergement restauration a fortement augmenté (+ 1,3 %) par rapport à janvier, en raison essentiellement des ajustements tarifaires dans les services d’hébergement.

La hausse est, en revanche, quasi nulle dans la restauration et les cafés (+ 0,1 %) et faible dans les cantines (+0,2 %).

Côté hôtellerie, les hébergements de vacances ont vu leur prix gonfler de 33,7 % sur février et + 4,1 % sur 1 an. L’hôtellerie, pension comprise, affiche pour sa part + 0,5 % sur 1 mois et + 3,3 % sur 1 an.

Au global, l’évolution des prix dans la branche connaît une légère décélération (+2,8 % sur les 12 derniers mois, contre 3 %). Mais il faudra attendre les résultats des 8 premiers mois 2009 (intégrant les ajustements de l’été), pour conclure à un recul de l’inflation, assez élevée dans le secteur.

On mesure donc le levier que constituerait la TVA à 5,5 % dans la restauration à table pour faire baisser les prix. Une baisse qui profiterait aux consommateurs mais aussi aux établissements eux-mêmes, qui pourraient en escompter une augmentation de leurs ventes.
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La hausse des prix fut assez forte en 2008 : + 3 %.


(source du tableau : Insee)

Les services d’hébergement détiennent le record des hausses de prix en 2008 (+3,8 %). Le pic étant atteint par la location de chambres d’hôtel (+ 4,8 %, contre + 2,8 % en 2007)). Le résultat sans doute de l’augmentation des Revpar bien décrite dans les études Coach Omnium et Deloitte.

Côté restauration, la hausse des prix est au même niveau (+ 2,8 %) que l’indice des prix à la consommation de l’ensemble des ménages. Mais la surprise vient sans doute de la forte augmentation des prix des repas en libre service et en restauration rapide (+3,8 %). Elle pourrait traduire une montée en gamme d’une partie du secteur.

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Interview, photo et reportage : Hélène Fily
Commentaires sur les indices de prix : Jean-François Vuillerme
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