Courtepaille armée pour une nouvelle croissance

Ouvert en décembre 2010, le restaurant de Varennes-sur-Seine, près de Montereau (Seine-et-Marne) premier bâtiment type de son nouveau concept orienté vers le développement durable.

Philippe Labbé, président de Courtepaille

Xavier Marin, président de Fondations Capital

Après une décennie 2000-2010 très dynamique, la jeune doyenne des chaînes de restauration-grill (elle n’a que 50 ans et va les fêter dignement avec ses clients) compte maintenir dans les cinq ans à venir un rythme soutenu de développement sur un segment de marché redynamisé par le taux réduit de TVA mais disputé par des concurrents tout aussi aiguisés (dont le numéro 1 Buffalo Grill et le numéro 3 Hippopotamus). Avec un nouvel actionnaire majoritaire, le fonds d’investissement Fondations Capital, qui lui alloue les moyens financiers ad hoc, Courtepaille vient de dévoiler un plan stratégique 2015 raisonnablement ambitieux. Les données clefs sur la feuille de route de l’enseigne. Et les interviews croisées des deux présidents, l’actionnaire, Xavier Marin, et le manager, Philippe Labbé.

Logo, resto, déco… Une nouvelle identité visuelle qui évolue entre nostalgie et modernité

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Les chiffres clefs 2010 de Courtepaille

222 restaurants, 3 700 salariés, 41 000 clients/jour (fréquentation en hausse de 4,4 %)
ticket moyen: 18,70 ? TTC
-* en baisse de 0,80 ? par rapport 2009 (baisse de prix/TVA à 5,5%)
volume d’affaires : 278,7 M? TTC
-* + 5,7 % à périmètre comparable de son CA HT (sur 2009) ; +7,6 % au global
chiffre d’affaires consolidé (*) : 220 M? (+ 7,9 %)
(*) Succursales + redevances des franchisés
Excédent brut d’exploitation (EBE) : près de 28 M? (16,5 % par rapport à 2010)
-* marge : 12,6 % (du CA)

Faits majeurs 2010

8 restaurants ouverts (dont 3 en franchises)
– lancement d’un baromètre qualité permanent
-* questionnaire satisfaction remis avec chaque addition
-* près de 500 000 questionnaires analysés en 2010
-* 91 % : taux de satisfaction client
-* 6500 contacts/an via le service client
marketing digital multi support
-* applications accessibles sur l’iPhone et les smartphones sous Androïd
-* QR codes pour transmettre des infos promotionnelles
-** 20 000 visites/mois sur le site mobile
-** 27 000 téléchargements/mois sur iPhone
-* 550 000 visiteurs/mois sur le site internet (+ 33 % de fréquentation)

L’enseigne revivra-t-elle une nouvelle décade prodigieuse ?

Entre 2000 et 2010, Courtepaille a multiplié son chiffre d’affaires par 2,6, passant de 107,7 à 278,7 M?. Elle a quasiment doublé le nombre de ses restaurants (222 contre 117). Et son effectif est passé dans la période de 1600 à 3700 salariés.
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Lien sur le logo

Pour en savoir plus sur l’acquisition par Fondations Capital

C’est le troisième rachat en LBO (*) de Courtepaille depuis sa sortie d’Accor fin 2000.
Après Barclays Private Equity en 2000 et Ing Parcom en 2005, c’est autour de Fondations Capital (fonds d’investissement indépendant créé en 2007 par deux anciens dirigeants d’Eurazeo) de prendre le contrôle de l’enseigne dont la valeur d’entreprise est passé d’environ 200 M? en 2005 à 245 M? en mars 2011, valeur correspondant à un multiple de 8,7 x l’Ebitda 2010.

Le financement est structuré par un emprunt obligatoire de 160 M? d’une durée de huit ans souscrit par Intermediate Capital Group (ICG). Le capital de Courtepaille est aujourd’hui réparti entre Fondations Capital (près de 60 % des parts), environ 300 actionnaires salariés de l’enseigne (15 %) et Salvepar (holding de capital-risque contrôlé par la Société générale)
(*) LBO leveraged-buy-out : financement d’acquisition par emprunt


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Les objectifs 2011-2015 de Courtepaille

– consacrer environ 100 millions d’euros aux investissements
– constituer un parc de 300 restaurants, surtout solo (avec des incursions en centre ville et commercial)
-* dont 210 succursales (contre 172 aujourd’hui)
-* et 90 franchises (contre 50 actuellement)
-** la proportion de franchisés passerait de 22,5 % à 30 %
hisser l’EBE à une marge se situant entre 13,5 % et 14 % du CA
– la croissance créerait dans la période 1 600 emplois supplémentaires

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Interviews et texte : Jean-François Vuillerme
Légende diaporama : d’après dossier de presse
Photos : Arnauld Duboys Fresney

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