Coup d'envoi à un projet de partenariat global et de long terme entre la première organisation professionnelle des HCR et l'association humanitaire. Le 6 janvier, une délégation de l'UMIH remettait un chèque de 50 000 euros

Autour de Raymonde Fernandez, responsable du centre des Restos du C?ur de la Villette, Thierry Gregoire, président de la fédération nationale des saisonniers de l’UMIH, Roland Héguy, président confédéral de l’UMIH, et Arnaud Fourre, directeur d’UMIH formation, sous le regard de Coluche, le fondateur des Restos.

Reportage sur le coup d’envoi du partenariat

Le témoignage de Roland Héguy

Coup d’envoi à un projet de partenariat global et de long terme entre la première organisation professionnelle des HCR et l’association humanitaire. Le 6 janvier, une délégation de l’UMIH remettait un chèque de 50 000 euros et quelques centaines de galettes des rois au centre des restos du c?ur de la Villette à Paris (19ème). Les deux structures se sont engagées à conclure d’ici la fin de ce premier trimestre une convention fixant les cadres d’interventions et les objectifs. Car si les bonnes volontés semblent manifestes, c’est surtout l’organisation des moyens à l’échelon local qui permettra aux Restos de compter sur les ressources adhérentes de l’Union. Ecoutez les témoignages de Roland Héguy, président confédéral de l’UMIH, Raymonde Fernandez, responsable du centre de la Villette et Bénédicte Brouard, en charge du mécénat d’entreprise au sein des Restos du Coeur.


Ce n’est que notre analyse (mais on la partage !)

Un beau projet qui ne demande qu’à être porté et relayé

Des pros, des HCR, à la rencontre d’autres pros, de l’humanitaire. Avec un souci partagé d’efficacité : « Comment, concrètement et durablement, nous rendre le mieux utile ? », s’interrogeait-on à l’UMIH. Réponses sans doute apportées, en se plaçant à l’écoute des besoins des Restos du Cœur. Ses responsables ont pu clairement les exprimer, en particulier ce jeudi 6 janvier.

Besoins qui grimpent en flèche, malheureusement. D’année en année, l’association accueille toujours plus de bénéficiaires et doit reculer ses limites d’intervention. L’aide alimentaire, bien sûr, son activité historique, et maintenant l’aide à l’hébergement et l’aide à la réinsertion sociale et professionnelle.

C’est donc sur ces trois axes que l’UMIH compte intervenir. En organisant un système de collecte alimentaire. En créant un dispositif de récupération d’équipements de restauration et d’hôtellerie. Et en s’impliquant dans la formation et le retour à l’emploi des bénéficiaires. UMIH Formation pouvant là apporter une contribution utile.

Des déclarations d’intention à l’action, il reste un grand pas que les dirigeants confédéraux de l’UMIH se disent pressés de franchir. Mais dans cette organisation complexe qu’est l’Union des Métiers de l’Industrie Hôtelière, rien ne pourra se faire de conséquent sans l’implication d’une majorité de fédérations départementales.

Rares encore à ce jour sont les organisations patronales à s’investir dans le domaine humanitaire. L’enjeu d’image de marque, pour celles qui s’impliquent, n’est d’ailleurs pas négligeable. Même si, pour elle comme pour les entreprises, cette arrière pensée doit rester secondaire. Le mécénat n’a pas vocation à se payer en retour par de la reconnaissance.

Gageons qu’après avoir communiqué sur ce projet, l’UMIH annoncera d’ici la fin de l’année ses premiers résultats concrets. Rendez-vous est pris d’ici deux mois pour la dernière étape avant le lancement : la signature d’une convention de partenariat. Elle est respectable et sans doute juste, cette idée que les Hôtels Cafés Restaurants, compétents pour soutenir l’action humanitaire, seront encore plus efficaces en s’organisant au niveau de leur branche. Il reste maintenant à la structurer et à mobiliser les bonnes volontés pour qu’elle réussisse.

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Le site internet des Restos du Coeur

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Reportage : Juliette Micheneau

Analyse : Jean-François Vuillerme

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