Dans quelque secondes, le drame pour la sous-chef à quelques jours de son mariage.

« There are really no accidents », « Les accidents, ça n’existe pas ». Sous ce slogan, la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail, en Ontario (Canada), mène une campagne efficace de prévention. Oui, les accidents existent. Mais ils ne sont jamais accidentels…

La fin du film est rude mais réaliste. Ce qu’il décrit dans cette cuisine se produit régulièrement. Les chûtes et les brûlures sont deux des causes les plus fréquentes d’accidents du travail dans l’hôtellerie restauration. Surtout quand l’inattention guette…


Des installations aux normes et ergonomiques + de bonnes conditions de travail + un personnel concentré et formé = trois impératifs pour prévenir les risques.

A la fin de ce film, d’autres films du même genre…

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Des accidents encore trop fréquents

69 accidents avec arrêt pour 1000 salariés dans les cantines de restauration collective. 55 chez les traiteurs, 46 pour les cafés et restaurants. Des indices de fréquence élevés et bien au-dessus de la moyenne française qui est à 39.


Ces données sont préoccupantes et peu contestables . Elles émanent, en effet, des dernières statistiques disponibles (année 2005) établies par la Direction des risques professionnels de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts).

Toujours en cause, les manipulations et les manutentions manuelles, les chûtes et les glissades de plain-pied (respectivement à l’origine de 1 accident sur 3), les couteaux et les chutes avec dénivellatoin (1 accident sur 10 chacun).

Mais des initiatives se multiplient pour inverser la tendance

Début 2007, l’Union des Métiers de l’Industrie et de l’Hôtellerie (Umih) et le Syndicat national des Hôteliers, Restaurateurs, Cafetiers et Traiteurs (Synhorcat) ont signé avec la Cnam une convention qui prévoit un soutien financier pour les établissements intégrant un volet de prévention des risques dans leur projet d’investissement.


Exemples cités par la Cnam: l’installation de sols antidérapants et hygièniques, une ventilation améliorée, un captage des polluants, un éclairage optimal.


Les établissements souhaitant solliciter ces aides ( plus de 42 M?, tout secteur d’activité confondu, en 2006) doivent se rapprocher de leur caisse régionale d’assurance maladie. Et être entièrement non fûmeurs. Pour en savoir plus sur ces aides Dans un prochain article, quelques exemples d’initiatives prises dans le cadre de ces conventions de prévention.


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Utiles aussi, deux guides, pratiques et de qualité

-le Guide sur l’ergonomie dans les hôtels et les restaurants réalisé par le cabinet François Tourisme consultants et l’Umih Aquitaine

– et Le guide de conception des cuisines de restauration collective téléchargeable sur le site

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