Thierry Marx devant sa boulangerie du 51 rue Laborde dans le quartier Saint-Augustin Daumesnil (Paris 8). Son équipe atténue les frontières entre cuisine et boulangerie, elle propose notamment une gamme de sandwiches bread-maki cuisinés sur place. CA annuel : 1,5 millions d'euros, pour 500 clients/jour.

En 2016, il avait investi en nom propre à Paris dans une première «Thierry Marx La Boulangerie ». Une activité qui passionne cet amoureux du pain. Pour la développer et créer un réseau à sa marque, le médiatique chef du Mandarin Oriental fait appel à un jeune fonds de capital développement, FrenchFood Capital, créé officiellement en juillet 2017.

Dirigé par quatre partenaires, parmi lesquels deux fins connaisseurs de la Restauration Hors Domicile, Laurent Plantier (cofondateur d'Alain Ducasse Entreprise) et Dennis Hennequin (ex patron de McDonald's Europe et du groupe Accor), ce fonds français investira dans les futures boulangeries Thierry Marx. Il apportera également un savoir faire opérationnel dans le choix des implantations, leur design, le marketing et la communication de l'enseigne.

Les deux partenaires ont en visée d'ouvrir une vingtaine de boutiques d'ici 2022, principalement à Paris et dans sa petite couronne, succursales ou franchises selon les opportunités. Les deux premières verront le jour d'ici juin 2018, dont une rue du Bac, dont le bail vient d'être signés. Le montant de l'engagement financier de la private equity n'a pas été communiqué.

«Nous croyons fortement au développement en France puis à l’international de cette marque alliant deux composantes majeures du patrimoine gastronomique français : la boulangerie et la cuisine » déclare Perrine Bismuth, associée fondatrice de FrenchFood Capital.

Cette opération est le premier investissement de FrenchFood Capital. La première aussi dans le secteur du capital investissement à associer un chef de cuisine et un fonds, assure son porte-parole.

Le fonds veut être un investisseur pure player dans le food à la française. Un food qui soit innovant, différencié, en phase avec des consommateurs exigeant du bon, du vrai, du sain, du tracé. L'ambition affichée de FFC, c'est de transformer ce french savoir faire en "véritable valeur de marque en France et à l'international."

Pour FrenchFood Capital, Thierry Marx La Boulangerie présente le profil idéal. Avec sa fusion de la cuisine et de la boulangerie, il apporte (in communiqué de presse) "un renouveau sur un marché de la boulangerie artisanale en croissance, en proposant à la fois des produits boulangers de qualité signés par un Meilleur Ouvrier de France et une offre de repas boulangers très différenciante, sur le marché du déjeuner fast-casual."

La vocation cette société française de capital risque est de prendre des participations principalement minoritaires dans des PME et des ETI du secteur alimentaire au sens large du terme : production, distribution, services, enseigne de retail et de restauration…
Son objectif à moyen terme est de de détenir une quinzaine de participations, en investissant entre 1 et 10 millions d’euros par entreprise, avec des tickets moyens compris entre 5 et 7 millions d’euros.
Pour cela, FrenchFood Capital va lever 100 millions d’euros, 70 millions déjà levés au démarrage, et 30 à lever d’ici la fin du premier semestre 2018.
Les premiers investisseurs ayant engagé des fonds chez FFC sont de trois types : des family offices, des entreprises agro-alimentaires (comme le groupe coopératif Even) et des investisseurs institutionnels comme Bpifrance, Crédit Mutuel Arkea, Tikehau et la Banque Populaire Rives de Paris.

Les quatre co-fondateurs de FrenchFood Capital

De gauche à droite, Paul Moutinho (ancien directeur associé chez Naxicap Partner) , Perrine Bismuth (fondatrice de l’agence RSE La Deuxième Maison), Laurent Plantier (confondateur d’Alain Ducasse Entreprise) et Denis Hennequin (ancien patron de McDonald’s Europe et du groupe Accor)

Thierry Marx

« Chez FrenchFood Capital, j’ai trouvé une connaissance approfondie de mon métier. Cela a permis un échange intelligent sur la stratégie de développement d’une enseigne dans laquelle on va retrouver un nom et un savoir-faire. L’équipe m’apporte le financement dont j’ai besoin pour aller vite mais également une compétence forte dans la construction de la marque, l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et la recherche de points de vente. »

 

« Le pain est le premier ingrédient de la cuisine française. Il agrège un ensemble de savoir-faire et de valeurs de respect d’une terre, d’un patrimoine et d’une filière. J’ai voulu rendre la bonne cuisine accessible et nomade en la fusionnant avec le pain. Quoi de mieux que le sandwich ? Un bon sandwich c’est l’alliance de bons ingrédients soigneusement sélectionnés auprès d’artisans rigoureux, de recettes créatives et du pain de qualité. »

 

Thierry Marx prépare son sandwich phare : le bread-maki, versions boeuf et saumon

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