Cet ancien patron de la R&D de McDonald's France est devenu l'un des pionniers de la restauration rapide de qualité et à la française. Il fonde Cojean en 2000 avec Frédéric Maquair et Jean-Philippe Christol. En 2011, il crée sa fondation, à qui, depuis, il verse chaque année 10 % de ses résultats.

Selon le site du quotidien Les Echos, le patron-fondateur et principal actionnaire de l'enseigne de restauration rapide haut de gamme Cojean va céder la direction et le contrôle de son entreprise, 16 ans après l'ouverture de son premier site, un 15 novembre 2001 au 6 rue de Sèze dans le 9e arrondissement de Paris.

Le chef d'entreprise qui était depuis longtemps sollicité par des fonds d'investissement, aurait vendu "l'essentiel de son bloc majoritaire, de l'ordre de 51 %, à "deux actionnaires familiaux français long terme", dont Gerrand Hermès, la société Pléiade qui accompagne Cojean depuis la création de son réseau conservant 49 %. Par ailleurs, à l'issue du processus capitalistique en cours, le personnel de Cojean sera présent dans son tour de table lequel n'aurait pas d'actionnaire majoritaire.

Alain Cojean cède aussi la direction de l'entreprise et occupera la présidence du conseil de surveillance. Le pilotage opérationnelle sera désormais assuré par un directeur général prochainement recruté.

L'entrepreneur dorénavant s'occupera d'une oeuvre qui lui est chère, la fondation Nourrir, Aimer, Donner. Créée en 2011 sous l'égide de la Fondation de France, l'association soutient des projets qui visent à favorise l'accès à l'eau et à la nourriture dans les pays du Sud et cherchent à améliorer l'alimentation des personnes les plus démunies. elle appuie des initiatives contribuant à lutter contre la pauvreté et toute forme d’injustice.

Réputé patron philanthrope, indique les Echos, Alain Cojean a tenu à donner une partie du produit de cession de ses titres, notamment sous forme d'actions, au management de Cojean, à ses directeurs de restaurant, et ses « compagnons » des premiers jours, ainsi qu'à la fondation. Avec les frais financiers, cette part représenterait 50 % du produit perçu.

Alain Cojean avait créé son réseau éponyme après avoir oeuvré chez McDonald's France en tant que directeur de la R&D. ll passe pour avoir été avec son entreprise un pionnier de la restauration rapide de qualité.

Le logo de Cojean

L’enseigne compte aujourd’hui 25 unités à Paris et 2 à Londres. Une ouverture est annoncée fin septembre à Paris, rue de Choiseul, et une autre avant la fin de l’année sur les grands boulevards à la place d’une boutique Orange de 400 m2. 2 autres à Londres.
L’enseigne a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros (selon l’enquête du magazine spécialisé B.R.A Restauration) et un ticket moyen TTC de 13 euros.

La Fondation « Nourrir Aimer Donner », fondée par Alain Cojean

La Fondation Nourrir, Aimer, Donner soutient des actions menées dans les pays en développement pour venir en aide aux communautés les plus démunies. Elle appuie des initiatives contribuant à lutter contre la pauvreté et contre toute forme d’injustice, et soutient notamment des projets améliorant l’accès à l’eau et à la nourriture.

La Fondation Nourrir, Aimer, Donner a été créée en 2011 sous l’égide de la Fondation de France à l’initiative de la société Cojean.

Elle soutient particulièrement les projets qui favorisent l’accès à l’eau et à la nourriture, ou qui garantissent une meilleure nutrition, visant ainsi à subvenir aux besoins primaires et essentiels des populations les plus démunies. Plus largement, elle finance des actions de développement dans les pays du Sud – construction d’écoles, forage de puits, insertion économique – et s’attache aux projets qui luttent contre toute forme de discrimination et d’injustice.

Extrait d’un article du Monde consacré à sa fondation

« (…) L’aventure débute il y a quelques années, quand Alain Cojean part à la découverte de Calcutta, en Inde. Par hasard, il y rencontre un Anglais, David Earp, qui ­recueille des orphelins handicapés physiques, souvent sourds et muets. « Je n’ai jamais vu autant d’amour de ma vie, sinon celui que m’a donné ma mère », se ­souvient-il. Les gamins ne vont pas à l’école et passent le plus clair de leur temps à regarder la télévision. Comment les aider ?

Tandis qu’Alain Cojean boit du thé au lait avec les pensionnaires de David, l’étincelle jaillit. « Et si on créait une biscuiterie ? », lance-t-il. Les Indiens en raffolent. Dans ce pays, plutôt que des fleurs, la coutume est d’offrir ces friandises. C’est ainsi que naît l’atelier Shuktara Cakes, du nom du foyer des ­orphelins, qui fabrique des madeleines, des cakes et des financiers haut de gamme pour les hôtels chics de la ville. Le consul de France donne un coup de pouce au projet en organisant une ­rencontre avec des restaurateurs et des hôteliers de la ville. « Cela fait quatre ans que ça tourne. Les jeunes ne sont plus orphelins d’école et d’emploi », résume ­l’entrepreneur.

Un second atelier – une école de pâtisserie formant des jeunes filles de milieux défavorisés – est construit à Siem Reap, au ­Cambodge, en 2014. La fondation participe également au financement d’écoles maternelles et de cantines au Sri Lanka, elle soutient un centre de nutrition au Togo, un bassin produisant de la spiruline au Laos et une association qui lutte contre la répression des homosexuels au Cameroun.

La fondation œuvre aussi en France : en partenariat avec le SAMU social de Paris, elle a donné plus de 70 000 chaussettes et 18 000 sous-vêtements aux sans-abri de la capitale. Le financement est assuré par l’entreprise Cojean, qui reverse chaque année 10 % de ses bénéfices à la fondation. (…)»

 

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