Photo : Marko Novkov

La restauration commerciale française vit un paradoxe. Elle semble parfois douter d'elle-même, de son avenir et de son attractivité, alors qu'elle ne s'est jamais aussi bien portée. A première vue du moins. N'arrive-t-elle pas à ouvrir des milliers de nouvelles adresses chaque année ? A créer des dizaines de milliers d'emplois, générant ainsi de la richesse pour l'économie française toute entière ? Au point de représenter la moitié des emplois du tourisme en France, de peser le tiers de son chiffre d'affaires et d'occuper une place essentielle dans l'animation des territoires ruraux et urbains.

Pourtant, tous les secteurs de la restauration commerciale ne démontrent pas la même vitalité. Sa croissance est surtout alimentée par la restauration rapide et par la thématique. Et tous ses secteurs, sans exception, souffrent d'une pénurie de candidats, en salle comme en en cuisine, pénurie qui va en s'aggravant.

Si la restauration veut conserver son dynamisme mais également améliorer ses ratios financiers, car nombre de ses maisons restent fragiles, au premier chef les TPE qui constituent 95 % de son tissu, elle doit évidemment relever ce défi de l'emploi, et par concomitance, celui de la question sociale. Rémunération, conditions de travail, management, évolution de carrière... Autant de sujets majeurs sur lesquels la branche ne peut s'exempter de reproches et doit améliorer ses pratiques.

Mais ce ne sont pas les seuls défis qu'elle doit affronter aujourd'hui. Défi de la transformation numérique et des nouvelles technologies en général. Défi de la transition écologique et du développement durable. Et défi de la réglementation sociale et fiscale, plus instable que jamais...

De ces enjeux et de ces risques, l'Umih, première organisation professionnelle de l'Hébergement Restauration, semblait consciente. Raison pour laquelle ses équipes, organisées en groupes de travail thématiques sous la conduite d'Hubert Jan, le président de la branche UMIH Restauration, ont planché depuis début 2018.

Ces premières Assises de Restauration, qui se tiennent le 15 avril à Paris, seront donc l'occasion de restituer les (nombreuses !) propositions de l'Umih, de dévoiler également deux études, l'une sur le rayonnement économique de la restauration commerciale, l'autre sur sa perception par les jeunes. Et l'occasion aussi de débattre entre professionnels. Pour Hubert Jan et l'Umih en effet, ces Assises doivent tout autant être un point de départ qu'un point d'arrivée dans la réflexion et la mobilisation de la profession réunie.

Le programme des Assises, lundi 15 avril 2019

Il est encore possible de s’inscrire auprès : communication@umih.fr 
Lieu : Espace du Centenaire, 189 rue de Bercy – 75012 Paris, Métro Gare de Lyon – Ligne 1,14, RER A

Les débats seront animés par Loïc Ballet, journaliste et animateur de télévision chroniqueur gastronomique (connu pour son « Triporteur » dans l’émission Télématin sur France 2 )

Un poids lourd du Tourisme en France qui pèse 35 % de sa valeur

Sources : Gira – Dares 2017

La Restauration commerciale,  c’est 195 667 établissements, dont 90 % comptent moins de 10 salariés et 836 200 emplois

Un champion de la création d’emploi, à dominante temps partiel toutefois

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