Vue de l'espace aquatique du Sunelia Le Clôs du Rhône, aux Saintes-Maries-de la Mer. Ce camping, géré par la SEMIS, société d'économie mixte des Saintes-Maries-de-la-Mer, a connu en 2019 une belle progression de son activité, avec plus de 1480 nuitées supplémentaires. En l'espace de trois ans, sa clientèle étrangère est passée de 30 à 46 %.

Le recul en 2019 de ses visiteurs internationaux lui a été fatal ! Deuxième destination dans l'Union Européenne, pour le nombre de nuitées passées dans les hébergements touristiques, la France, avec 446 millions de nuitées (contre 469 pour l'Espagne, indéboulonnable numéro 1), est désormais talonnée par l'Allemagne et l'Italie, créditées respectivement de 436 et 433 millions, selon les statistiques d'Eurostat publiées le 24 janvier.

La France pâtit d'un exercice 2019 médiocre. Les nuitées à l'hôtel, en résidence ou en camping, n'y ont progressé que de 0,8 %. Alors qu'elles se sont accrues de 2,4 % dans l'ensemble de l'Union européenne. Et singulièrement de 4 % en Allemagne et de 0,9 % en Italie.

Cette stagnation française tient à la baisse de 3,4 % des nuitées des clientèles non-résidentes. Celle-ci n'est pas suffisamment compensée par la hausse de 2,7 % des nuitées achetées par les résidents. Il conviendra de s'interroger sur les raisons de ce recul.

Parmi les hébergements touristiques français, seuls les campings ont connu une croissance significative de leurs nuitées (+2,9 %), portée surtout par la clientèle internationale : +3,7 % pour les non résidents contre 1,1% pour les résidents.

A l'inverse, les hôtels ont pâti d'un trop fort recul de leurs clientèles internationales (- 6,1 %) pour espérer faire mieux que 0,3 % de hausse. Ils ont pu stabilité leur exercice par un regain de nuitées de résidents (+3,1%).

Ces premières estimations, qui comprennent les nuitées passées pour des séjours d’affaires ou de loisirs, sont extraites d’un article publié par Eurostat, l'organisme de la Commission européenne chargée de l'information statistique à l'échelle communautaire.

La France à la traîne de l’Union européenne

Evolutions des nuitées par pays entre 2018 et 2019 dans les établissements d’hébergement touristique (avec segmentation des Hôtels – Résidences et Villages de vacances – Campings)

 

Le taux de nuitées de non-résidents est l’un des plus bas de l’Union

Le taux français s’élève à environ 30 % contre 62 % pour son concurrent espagnol et 50 % pour son concurrent italien

Extraits du communiqué d’Eurostat

« Premières estimations du tourisme dans l’UE en 2019

En 2019, le nombre de nuitées passées dans des hébergements touristiques dans l’Union européenne (UE) devrait avoir atteint plus de 3,2 milliards, ce qui représente une progression de 2,4% par rapport à 2018.

Depuis 2009, le nombre de nuitées passées dans des établissements d’hébergement touristique dans l’UE est en hausse constante; cette évolution est notamment imputable à l’augmentation des nuitées de non-résidents du pays visité.

En 2019, l’Espagne (469 millions de nuitées, soit +0,5% par rapport à 2018) est restée en tête, devant la France (446 millions, +0,8%), l’Allemagne (436 millions, +4,0%), l’Italie (433 millions, +0,9%) et le Royaume-Uni (375 millions, +5,7%).

Ces premières estimations, qui comprennent les nuitées passées pour des séjours d’affaires ou de loisirs, sont
extraites d’un article publié par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne.

En 2019, le nombre de nuitées passées dans des hébergements touristiques a augmenté dans la quasi-totalité des États-membres, les plus fortes hausses ayant été enregistrées en Slovaquie (+12,6%) et en Lituanie (+10,0%), suivies par les Pays-Bas (+6,8%), le Royaume-Uni (+5,7%) et la Roumanie (+5,6%).

En revanche, des baisses ont été observées en Grèce (-3,0%) et à Malte (-2,7%).

Dans l’UE, le nombre de nuits passées en hébergement touristique par les résidents a augmenté au même rythme entre 2018 et 2019 pour les résidents (+2,4%) que pour les non-résidents (+2,4%).

Presque tous les États membres ont enregistré une augmentation du nombre de nuitées touristiques passées par des résidents, avec les plus fortes hausses en Slovaquie (+15,1%), à Chypre (+13,0%), en Croatie (+10,0%), en Lithuanie (+9,9%) et à Malte (+9,2%).

De même, le nombre de nuitées touristiques passées par des non-résidents a augmenté dans la majeure partie des États-membres, dont les augmentations les plus fortes ont été observées au Royaume-Uni (+19,2%), aux Pays-Bas (+10,6%) en Lituanie (+10,0%) et en Slovaquie (+8,4%).

Dans les États-membres de l’UE, la plus grande part des nuitées passées par les résidents a été enregistrée en Roumanie (83% du nombre total de nuitées), en Allemagne et en Pologne (80% chacun) ainsi qu’en Suède
(75%). En revanche, le pourcentage le plus élevé des nuitées passées par les non-résidents a été observé à Malte (95% du nombre total de nuitées), à Chypre (94%), en Croatie (92%) et au Luxembourg (88%). (…) »

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