Gilles Cibert, le patron du La Pérouse, nous explique sa démarche éco-responsable

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Comment Evea agit

A Nantes, l’hôtel La Pérouse s’est lancé dans une démarche environnementale couronnée fin 2007 par l’éco-label européen. Approche innovante, son directeur, Gilles Cibert, a travaillé avec une agence de conseil spécialisée dans l’éco-conception, Evea, qui l’a aidé en particulier à calculer ses rejets de CO2, sa consommation en eau et en énergie etc. Reportage sur place avec l’hôtelier et explications d’Hubert Vendeville, consultant chez Evea.

Démarche et premiers résultats en images


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Son programme d’action détaillé et ses premiers résultats

L’hôtel a ouvert un site internet pour expliquer son éco-logique !

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L’éco-conception, c’est rentable ?

L’hôtel n’a pas fait d’économies. Mais il a maîtrisé ses coûts de fluides, malgré les hausses de tarifs. Poste par poste, les évolutions sont contrastées.

énergie : la baisse de 5,2% de la consommation en kW par unité de volume (chambres et occupants) est contrebalancée par la hausse de 1,5 % du coût du kWh et le surcoût de 3 % dû à l’achat de 52 % d’électricité provenant de sources renouvelables. Les frais d’abonnement ont, eux, augmenté de 5.4 %.


– le poste alimentation augmente de 2,7%. L’hôtel sert moins de petits déjeuners, d’où, sans tenir compte des volumes, une augmentation de 3,3 %. L’achat de produits de saison a limité l’impact des hausses de produits laitiers et des viennoiseries et pains et des produits bio.

– la facture d’eau augmente de 3,4 % malgré la baisse de volume/occupant

– l’hôtel réduit ses coûts de produits d’entretien (- 8%) et d’accueil (- 7%).

– la blanchisserie est en très légère augmentation. Les actions ont permis de minimiser l’impact de l’augmentation des coûts de ce poste.


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Dès la réception, l’hôtel affiche la couleur !

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Ce n’est que notre avis (mais on le partage !)

Pas vraiment moins cher mais tellement plus satisfaisant !

La Pérouse fait la démonstration qu’un hôtel indépendant, de taille moyenne, peut conduire et réussir un projet de cette ampleur.

Certes, sur un plan strictement économique, les résultats ne sont pas spectaculaires. Peuvent-ils l’être ? L’énergie, à fortiori renouvelable, a un coût durablement inflationniste. Malgré tout, en faisant baisser les consommations, l’éco-logique permet déjà de limiter la hausse.

Plus manifestes pour l’hôtel, une empreinte écologique atténuée (moins de gaz carbone et de déchets rejetés) et une image de marque valorisée. A ces deux motifs réels de satisfaction, on en ajoutera un troisième, plus psychologique : il n’y a pas de mal à faire du bien ! Et au regard de la théorie du papillon, aucune contribution n’est modeste !

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Reportage : Julie Gacon

Avis : JFV
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