La couverture du rapport 2019 de l'Organisation Mondiale du Tourisme (UNWTO) portant sur les faits et chiffres clefs de l'année 2018. 1,5 milliards de touristes ont voyagé à travers le monde (5 % de plus qu'en 2017) et ont dépensé pour leur séjour (voyage inclus) 1 700 milliards de dollars US (+4%). La France a reçu 6,4 % de ces visiteurs internationaux. Leurs dépenses ont représenté environ 3,9 % des recettes touristiques mondiales. En 2010, ses parts de marché atteignaient respectivement 8,1 % des visiteurs et 5,9 % des recettes.

2016 année noire et 2015 année grise s'éloignent ! Le redressement observé en 2017 s'est confirmé en 2018. Pour la deuxième année consécutive, la destination France a réussi à engranger à la fois davantage de visiteurs internationaux (2,5 millions) et davantage de recettes générées par leurs séjours (6,7 milliards de dollars US). Ces chiffres sont extraits du dernier rapport de l'Organisation Mondiale du Tourisme publié en août, établi à partir des statistiques fournies par ses 158 Etats Membres, dont la France.

Des progressions certes significatives : + 2,9 % pour les visiteurs (soit un total de 89,4 millions) et + 6 % pour les recettes (+11,8 % exprimées en dollars), qui se chiffrent à 67,4 milliards de dollars. Mais des gains tout de même moins élevés qu'en 2017 qui atteignaient respectivement +5,1 % pour les visiteurs (86,9 millions) et + 9% pour les recettes (60,7 milliards).

Dernier ratio encourageant, à défaut d'être pleinement satisfaisant : la recette par arrivée internationale. Elle progresse de +7,9 % à 754 dollars. Elle atteignait tout juste 606 dollars en 2010. Pour consolider ses chiffres, tributaires des conversions entre les monnaies et l'Euro, il faudra attendre d'ici début 2020 le bilan définitif publié par les services de Bercy (DGE). Par comparaison, l'Espagne collecte une recette par tête de près de 900 dollars et le Royaume-Uni de 1 429 dollars. Le Luxembourg et sa fiscalité accomodante battant tous les records mondiaux (avec l'Australie) avec 4 900 dollars par arrivée internationale...

La France maintient donc globalement son rang, en réussissant à consolider sa troisième place pour les recettes que lui avaient ravie la Chine et la Thaïlande en 2016. Si l'on regarde ses positions en Europe, dont plusieurs des membres sont ses concurrents frontaux (Espagne et Italie, en particulier), notre pays demeure la première destination européenne tant pour les visiteurs (avec une part de marché de 12,6 % en 2018) que pour les recettes (PDM de 11,8 %). Ses positions s'érodent légèrement, davantage en PDM visiteurs (13 % en 2017 et 15,9 % en 2010) qu'en PDM recettes (11,7 % en 2017 et 13,5 % en 2010).

On ne glosera pas davantage sur ces statistiques qui ont surtout l'intérêt de permettre des comparaisons mondiales, continentales et régionales. On ne sait rien par exemple de la durée de séjour des visiteurs. Une donnée essentielle pour comprendre une faiblesse structurelle de la France, la dépense par arrivée internationale. Qui perdurera aussi longtemps qu'elle restera une destination de transit et donc de très court séjour (une nuitée, selon l'Insee) pour près d'un visiteur international sur cinq.

La France conserve encore sa 1ère place, mais l’écart se resserre avec l’Espagne

 

Elle consolide à nouveau sa troisième place pour les recettes touristiques

 

Source des tableaux : International Tourism Highlights 2019, UNWTO
Les recettes sont exprimées « local currencies, current prices » (devises locales, prix courant)

Le rapport de synthèse publié par l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme)
9789284421152

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