A 7 km de la mer, au coeur d’un site naturel de 15 hectares, ce village club attire une clientèle européenne très sensible à l’environnement.

Certifié déjà Camping Qualité et Clef verte, ce grand camping 4 étoiles (3 000 résidents et 680 emplacements) a poussé plus loin sa démarche environnementale en appliquant les critères de l’Ecolabel européen. Des résultats probants (30 % d’économie d’eau, 50 % de l’électricité produite par énergie renouvelable, déploiement de mobile homes écologiques, tri sélectif …) obtenus par la mobilisation de toute l’entreprise, du directeur aux saisonniers.

QUESTIONS À DANIEL DAMIA, DIRECTEUR

Comment avez-vous intégré l’Ecolabel européen ?

Nous nous sommes orientés, dès 2003, vers le label Clef Verte. Puis nous nous sommes intéressés à à l’Ecolabel il y a 2-3 ans, mais il me paraissait très difficile à obtenir vu le nombre de critères pris en compte. La CCIV m’a proposé une journée de sensibilisation et d’information avec des représentants européens. Du coup, je me suis lancé dans cette démarche de labellisation, avec l’aide d’une stagiaire qui passait 3 jours par semaine à travailler sur le projet. C’est lourd, beaucoup de dossiers à préparer, de documents à répertorier. Ca prend beaucoup de temps.

Quelles conclusions en tirez-vous, maintenant certifié ?

C’est une vraie satisfaction. Cela nous fait avancer dans notre façon d’appréhender le développement durable et de nous poser les bonnes questions. La grande force, c’est aussi la sensibilisation et la formation du personnel que l’on sent encore plus investi. Nous avons 25 salariés permanents et nous culminons à 60 voire 70 personnes en saison.
Il est donc essentiel que cette démarche contribue à renforcer l’esprit et la philosophie de l’entreprise. Lors des entretiens d’embauche, puis lors d’une grande réunion d’information avant d’ouvrir la saison, on définit des missions en lien avec la démarche, que ce soit pour l’animation, les commerces, la restauration… Les équipes doivent aussi jouer un rôle de sensibilisation auprès des clients.

Justement, les clients sont respectueux d’un lieu écolabellisé ?

En fait, chez nous ils ont l’habitude car depuis 2001, nous avons
mis en place notre propre charte environnementale du « vacancier
responsable »
que nous affichons notamment sur les portes des toilettes à hauteur d’assise… Un moment privilégié pour lire et méditer !!! Cette saison, nous allons y rajouter quelques critères « Ecolabel ».
Holiday Green signifie Vacances Vertes. Le domaine est implanté dans une pinède sauvage et les gens viennent dans notre établissement surtout pour cette raison. Dans leur choix de destination, les clients sont donc sensibles à la nature et à l’environnement. Donc, ils s’adaptent assez facilement à nos règles, car je ne parlerai pas de contraintes.

Quels sont vos projets ?

Nous réalisons actuellement un mur végétal qui va nous servir de
mur antibruit car depuis un an, nous avons des problèmes de nuisances sonores avec l’augmentation de la fréquentation sur la route de Bagnols-en-Forêt. 350 m une fois fini : il sera le plus long mur végétal de France !

Votre démarche écologique est-elle rentable ?

Non, et ce n’est pas le but. Peut-être que l’on y arrivera dans quelques temps mais pour le moment il suffit de penser à nos enfants pour se dire que l’enjeu est ailleurs. C’est un état d’esprit (…). Etre une petite goutte qui permet de faire avancer les choses. Avec notre capacité d’accueil de 35 000 personnes par saison, ça fait finalement suffisamment de petites gouttes pour faire un petit ruisseau

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Film fourni par la CCI du Var

Texte et interview : d’après dossier de presse

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Visite sur le site du camping Holiday green

Cliquer sur la photo de la piscine


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