Situé face au port St-Louis, l’hôtel jouit d’une vue imprenable sur la rade de Toulon et les îles voisines.

L’Hôtel La Corniche, à Toulon, un 3 étoiles de 29 chambres membre de Best Western, est l’un des premiers en France (novembre 2008) à avoir obtenu la certification au label écologique européen. L’établissement a engagé une rénovation complète en intégrant ses 37 critères obligatoires et une vingtaine des 47 optionnels. Un projet fédérateur qui a renforcé l’esprit d’équipe, assure sa gérante et directrice Rebecca Suere, et permis de réaliser de substantielles économies d’énergie.

Le 30 mars, sous l’égide de la CCI du Var, Patricia Ricard, présidente de l’Institut océanographique Paul Ricard, remettait son certificat Ecolabel à Rebecca Suere, gérante et directrice de l’hôtel La Corniche, en présence de Jacques Beslin, directeur général délégué d’Afnor certification, et des six autres premiers certifiés hôteliers du Var.

———————————

Questions à Laura Suere


Laura Suere, la fille de Rebecca Suere, a coordonné et porté la démarche. Elle est aujourd’hui consultante en environnement.

Quels ont été les plus gros chantiers pour cette certification ?

Nous avons entrepris de gros travaux de rénovation et nous en avons profité pour répondre aux 37 critères obligatoires du référentiel Ecolabel, ainsi qu’à une vingtaine des 47 critères optionnels, que ce soit pour l’eau, l’énergie, l’environnement, les déchets. Au-delà de ces initiatives, il est surtout important d’y associer des notices clients simples et plutôt visuelles, leur expliquant le sens de cette démarche, la façon pour eux d’y contribuer en les incitant à faire attention. Mais on ne peut pas les obliger …

Je voudrais également insister sur la gestion des déchets car c’était pour nous un point crucial qui a nécessité un énorme engagement de notre personnel, étant donné qu’au début, nous n’avions aucun ramassage de tris sélectifs devant l’hôtel. Le point se trouvait à quelques rues, ce qui obligeait le personnel à transporter les déchets triés par containers. Spontanément, un roulement s’est mis en place : les équipes venaient 10 minutes plus tôt ou partaient 10 minutes plus tard pour assurer cette tâche. C’est là que nous avons réellement mesuré leur implication dans la démarche !

Donc, la réussite d’une telle démarche dépend en partie de l’implication du personnel ?

Certainement. Avant de mettre en place des actions, il faut d’abord sensibiliser, informer et impliquer le personnel dans la démarche. Nous avons organisé plusieurs réunions à ce sujet, puis nous avons mis en place une boîte à idées. C’est ainsi, par exemple, que la gouvernante a suggéré de récupérer l’eau des récupérateurs pour l’arrosage de nos espaces verts …

Que pourriez-vous dire aux entreprises qui s’engagent dans cette démarche ?

Il faut passer le cap. Le dossiers administratif initial est assez lourd, mais c’est « une fois pour toute », ensuite c’est de l’amélioration continue. Ce projet a été un élément très fédérateur pour toutes nos équipes. C’est aussi un élément important de communication, beaucoup plus d’ailleurs que nos résultats ou le niveau de gamme de notre hôtel.

Valoriser notre démarche environnementale est vraiment un critère de différenciation positive. Il ne s’agit pas d’être utopiste mais de faire les choses de façon plus responsable et respectable, ce qui n’est pas incompatible avec la réalité économique et les impératifs de rentabilité d’une entreprise

——————————————–

Film fourni par la CCI du Var

Texte et interview : d’après dossier de presse

—————–

Visite sur le site de l’hôtel La Corniche

Cliquer sur la photo du patio

——————————————-

VOS RÉACTIONS

Laissez votre commentaire