DERNIERE MINUTE (vendredi 19 mars, 18 H) : le TGI de Paris a débouté l'Umih de sa demande d'expulsion, Christine Pujol conserve son poste de présidente, l'AGE de novembre 2009 qui a prononcé sa destitution ayant été convoquée

Déterminée, pugnace, elle a franchi un nouveau pas dans son combat.

L’interview de Christine Pujol

L’interview de Claire Cosson

DERNIERE MINUTE (vendredi 19 mars, 18 H) : le TGI de Paris a débouté l’Umih de sa demande d’expulsion, Christine Pujol conserve son poste de présidente, l’AGE de novembre 2009 qui a prononcé sa destitution ayant été convoquée irrégulièrement (sources Associated Press, nouvelobs.com). Depuis le 9 mars, elle occupe jour et nuit ce qu’elle considère être son bureau de présidente de l’Umih au siège de l’Union à Paris. Une « réintégration » dont la date coïncide avec un jugement du Tribunal de grande instance de Paris. Sa première chambre civile l’a en effet déboutée, pour des raisons de forme, de sa demande de faire annuler la décision de l’assemblée générale extraordinaire qui a prononcé sa destitution en novembre 2009 lors du congrès de l’Umih à Nantes. Quelle est la stratégie de Christine Pujol, alors que le lundi 15 mars se tenaient les élections d’un nouveau président confédéral (Roland Héguy a été élu, la vice-présidence revenant à Hervé Becam), à qui elle dénie par avance toute légitimité ? Quelles initiatives envisage-t-elle alors qu’un jugement en référé pourrait ordonner son expulsion ? Eléments de réponses dans notre interview audio. Ecoutez également Claire Cosson, sa directrice de la communication. Présente à ses côtés, elle raconte les conditions dans lesquelles se déroule cette occupation. (Interviews réalisées le dimanche 14 mars, en milieu de matinée).

FIL INFO

(vendredi 19 mars, 9 H). l’Umih 11 (Aude), l’Umih 44 (Loire-Atlantique) et l’Umih (Maine-et-Loire) annoncent qu’elle vont engager des poursuites judiciaires pour demander de déclarer illégale l’assemblée générale extraordinaire tenue le 29 novembre lors du congrès de Nantes et de considérer comme nulles toutes les décisions et élections qui ont suivies. (sources : Le Figaro citant l’AFP, communiqué Umih 11)

(mardi 16 mars, 18 H 45). Le TGI de Paris saisie d’une demande d’expulsion de Christine Pujol des locaux de l’Umih, ne rendrait sa décision qu’en fin de cette semaine, au plus tôt. Elle était attendue initialement le 16 mars. (Sources : L’Express.fr et France2.fr).

(mardi 16 mars, 17 H 30). Le Tribunal de grande instance de Paris a classé sans suite la plainte pour harcèlement déposée le 12 mars par les avocats de Christine Pujol. (Sources : challenges et France info, d’après source judiciaire).

{{Le texte du communiqué de presse}}

L’annonce de nouvelles actions et une prise de position

Dans un communiqué de presse diffusé ce lundi 15 mars, Christine Pujol annonce le dépôt d’une plainte pour harcèlement et déclare s’apprêter à engager de nouvelles actions afin de faire invalider les élections confédérales prévues ce jour.

Par ailleurs, dans ce même communiqué, elle dénonce «l’élection annoncée d’un candidat acquis à la cause de grands groupes financiers qui veulent faire main basse sur la force de représentativité de l’Umih et de ses 80 000 adhérents».

Christine Pujol conclut en déclarant qu’en tant que présidente de l’Umih, elle entend «continuer à se battre pour les professionnels indépendants», patrons et petits patrons qui mettent chaque jour en jeu l’avenir de leur entreprise et de leur propre patrimoine».

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Ce n’est que notre avis (mais on le partage !)

Délivrance ou chemin de croix ?

Une initiative malvenue, la destitution expresse de Christian Pujol en novembre 2009, 1 an après son élection pour un mandat de 4 ans, est à l’origine de cette incroyable affaire qui, depuis quatre mois, secoue la première organisation professionnelle de l’hôtellerie restauration. Aurait-elle été légale, cette éviction n’en demeurerait pas moins brutale et inélégante. Il est regrettable qu’André Daguin, compte tenu de son expérience et de son autorité morale, n’ait pas empêché une telle manœuvre.

Si affaire il y a, c’est également en raison de la pugnacité de Christine Pujol, mais aussi, avant même, de son incapacité à conserver 1 an après son élection le soutien d’une majorité confortable de présidents départementaux.

Comment l’Umih peut-elle sortir de cette situation qui lui est éminemment préjudiciable ? Par une médiation engagée entre les parties ? Par de nouvelles initiatives statutaires, consensuelles cette fois ? En convoquant en bonne et due forme ses instances de gouvernance ? Par de nouvelles décisions de justice ? Au vu des antagonismes, seule celles-ci semblent en mesure de trancher.

Oui ou non la décision du 24 novembre 2009 était-elle légale au regard des statuts de l’Umih et du droit commun ? Oui ou non Christine Pujol est-elle encore présidente en exercice de l’Umih ? Un nouveau jugement parait inévitable, celui du 9 mars ne semblant pas répondre sur le fond. Celui en référé attendu pour le 16 mars (et finalement reporté de quelques jours) constituera en tout cas une nouvelle étape pour Christine Pujol, de son chemin de croix ou de sa délivrance !

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Interviews : Solenne Le Hen

Avis : Jean-François Vuillerme

Photo : ©Hamilton/REA

Photo prise en septembre 2009 lors du lancement du Fonds de modernisation de la restauration

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